![[DÉBAT] Le Liban est-il à un point de bascule de son histoire ?](https://cdn-images.podbay.fm/eyJ0eXAiOiJKV1QiLCJhbGciOiJIUzI1NiJ9.eyJ1cmwiOiJodHRwczovL2Nkbi5hcnRlcmFkaW8uY29tL3Blcm1hbmVudC9hcnRlcmFkaW8vc2l0ZXMvZGVmYXVsdC9maWxlcy9jb3JuZXJJbWFnZXMvMjMvZTUvMjNlNTUyN2MtMWE5MS00N2UyLWJmM2ItZDk3Mzk2OTBiZjE3LmpwZyIsImZhbGxiYWNrIjoiaHR0cHM6Ly9pczEtc3NsLm16c3RhdGljLmNvbS9pbWFnZS90aHVtYi9Qb2RjYXN0czEyNC92NC82ZS9iZC9jNy82ZWJkYzdjZS1kOTQ1LTQyNjQtZDFiNS0yMmViY2Y4MTgxOGIvbXphXzEwMjgxNTA3NjQwMzI5MTY2OTEuanBnLzYwMHg2MDBiYi5qcGcifQ.swTDt3pbvxFoo_Igxbs-lht0pSvn8uCD3y1Zvo0TokI.jpg?width=200&height=200)
L’émission 28 minutes du 22/06/2026
Le Liban est-il à un point de bascule de son histoire ?
Au Liban, plus de 4 000 personnes ont perdu la vie et plus d'un million ont été forcées de fuir leurs habitations, depuis le début des frappes israéliennes, le 2 mars dernier. Les civils subissent un conflit marqué par des bombardements intenses et des routes régulièrement coupées. La mise en place d’une “zone tampon” couvrant environ 6% du territoire, située au sud Liban, est qualifiée par Israël de “zone de défense” contre le Hezbollah, et par Beyrouth de “zone d’occupation”. Dans le cadre d’un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran, un cessez-le-feu a été conclu, le 19 juin, entre Israël et le Hezbollah, mais les frappes israéliennes continuent sur le sud Liban. La question libanaise sera au cœur des négociations, qui commencent ce lundi 22 juin en Suisse entre les émissaires iraniens et américains.
On en débat avec Danielle Arbid, cinéaste franco-libanaise, Benjamin Petrover, journaliste spécialiste des questions internationales et Karim Emile Bitar, professeur associé à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, spécialiste du Proche-Orient28 minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio.
Enregistrement
22 juin 2026
Présentation
Élisabeth Quin
Production
KM, ARTE Radio
Jun 22
23 min

Fragments d'une passion pas simple et de secrets
Avant de mourir, la mère de Mehdi lui confie une pochette rouge remplie de lettres d'amour. Elles racontent la passion clandestine entre elle, Françoise, et son père Lahoucine. Ils se sont rencontrés à l’hôpital, à Paris, en 1959. Lui est un travailleur immigré marocain, ouvrier chez Citroën, qui vient d’avoir un accident en mobylette. Elle est une Française catholique, mariée et mère de deux enfants, aide-soignante à l’hôpital.
Entre eux débute une relation, d’abord pudique, puis franchement passionnelle, que Françoise raconte au fur et à mesure dans ses lettres à Lahoucine. Une « passion pas simple » entre une femme mariée et un travailleur immigré dans la France conservatrice des années 60, en pleine guerre d’Algérie.
Issu de cette union, Mehdi a hérité du paquet de lettres que son père n’a pas brûlé, que sa mère a toujours conservé. Au début des années 2000, Françoise avait raconté son histoire au micro de son fils. C’est à partir de ces archives personnelles que Mehdi se confronte à cet amour métis et clandestin. Alors, peu à peu, cette enquête sur une rencontre amoureuse se déploie en saga familiale dont un fils, trois sœurs et une mère sont les protagonistes.
Avec délicatesse et sans tabou, il donne une voix à ce parcours exceptionnel, à cette femme dressée contre la morale et toutes les violences. Ses enfants enfin réunis autour de son micro regardent ces violences en face, et dessine le portrait de cette « passion pas simple ».
Avec :
Christine Béjat, Michèle Lhuillerie, Philippe Artières, Myriam Ahoudig, Jalal El Hakmaoui.
Mentions :
- Archives INA de radio ; Actualités ;
- Oreille externe : Silvain Gire.
Bibliographie :
- Archives Personnelles, Philippe Artières et Jean François Laé, Armand Colin, 2011 ;
- Derrière le mythe métisse, Solène Brun, La Découverte, 2024.
Pour aller plus loin :
- Histoire du métissage, Nelly Schmidt, Editions de la Martinière, Paris, 2003 ;
- La double absence, Abdelmalek Sayad, Le Seuil, 1999 ;
- Elise ou la vraie vie, Claire Etcherelli, Les lettres nouvelles, 1967.
Remerciements :
Mes trois sœurs (Christine, Michèle, et Myriam) pour leur participation ; Juliette Guigon pour l'accompagnement lors des doutes et des questionnements ; Silvain Gire pour sa vision ; Ijjou Ahoudig pour son écoute, Annika Erichsen pour sa patience, Philippe Artières pour son regard sur ces lettres, et Jalal El Hakmaoui pour la révélation d'un secret de famille. Et bien sûr l’équipe formidable d’ARTE Radio.
Ce podcast documentaire a obtenu une aide sélective aux auteurs de podcast en 2022 et a été soutenu par une résidence à l'Institut français de Casablanca, dans le cadre du festival Amwaj en juillet 2025.
Entretien, montage et narration
Mehdi Ahoudig
Enregistrements
février 2004-juillet 2025
Lectures
Emmanuelle Lafon
Réalisation
Samuel Hirsch, Mehdi Ahoudig
Musiques originales et mixage
Samuel Hirsch
Oreille externe
Silvain Gire
Illustration
Mehdi Ahoudig (photo d'archives personnelles)
Production
ARTE Radio
Jun 17
1 hr 12 min

Recueil de témoignages centenaires
Quand mon grand-père meurt, j’hérite de son trésor. Une boite remplie de cassettes audio. Le Jardin des voix de Charonne, c’est le nom qu’il avait donné à ce projet quand il l’a commencé il y a plus de 50 ans. Il était médecin généraliste, infiniment attaché à ses patients. Entre les années 1970 et 1985, il a interviewé les plus âgés d’entre eux à l’aide de son magnétophone. Ils sont nés à la fin du 19ème ou au début du 20ème siècle, et racontent leur enfance dans le quartier de Charonne à Paris où mon grand-père a vécu toute sa vie. J’y ai grandi aussi. Je découvre leurs conditions de vie hallucinantes, leur accent parisien oublié. Ils se remémorent Paris comme un village, avec des jardins et des chèvres.
Ils racontent leur enfance et leur quotidien sans eau, sans électricité, sans sécurité sociale. Le linge lavé à la fontaine, l’arracheur de dents. Les parents qui les envoyaient travailler à 12 ans. Les semaines de 70 heures, les bagarres à coup de couteau. ll y a Lucien qui a été le premier de toute l’impasse à se brosser les dents. Marcel, qui a acheté son premier bout de terrain en ramassant des chiffons et des escargots. Berthe qui s’est fait "enceintrer" à 14 ans. Marie-Louise qui a eu la toute première voiture à cheval du quartier. "Quand j’entends parfois vitupérer contre le progrès, conclut Lucien, moi le progrès je lui tire mon chapeau. Parce que quand je vois d’où on vient et où on est, tu parles !". Plus que les vieilles pierres disparues sous le béton, mon grand-père voulait conserver les gens et leurs histoires. Je vous les transmets à mon tour.
Pour aller plus loin
Si le quartier de la Réunion m’était conté, chroniques ordinaires d’un médecin de campagne à Paris, Lionel Longueville.
Remerciements
À Lionel et Nanie, et à tous les habitants du quartier de Charonne. Merci à Thomas Pujol pour la restauration des bandes originales, à Paul Lecat de contribuer à faire vivre ces archives dans le cadre de la recherche, et à ma famille d’avoir soutenu ce projet sur plusieurs générations.
Enregistrements
1970-1985
Entretiens
Lionel Longueville
Montage et narration
Julie Marcelline Pujol
Réalisation et mixage
Samuel Hirsch
Illustration
Oriane Marie
Musiques originales
Samuel Hirsch
Production
ARTE Radio
May 27
25 min

Copains co-parents : un enfant entre amis
Margot et Naïm ont 27 ans lorsqu’ils se rencontrent dans le cadre de leur travail. Très vite, c’est le coup de foudre amical et ils deviennent inséparables. De cette amitié fusionnelle naît une évidence : c’est ensemble qu’ils auront un enfant. Une certitude d’autant plus surprenante qu’ils sont tous les deux en couple et épanouis dans leurs relations amoureuses respectives : Naïm avec Robin et Margot avec Alexis.
Mais les deux amis, en plus de s’aimer très fort, ont la conviction que l’amitié constitue un cadre idéal, stable et serein pour élever un enfant, loin des tumultes de la vie amoureuse. Leurs emplois à responsabilité dans la protection de l’enfance ne sont pas non plus pour rien dans cette décision.
Afin de mener à bien leur “projet bébé” et malgré le scepticisme et les critiques de leur entourage - et des institutions -, ils décident de s’installer ensemble en colocation. Eliott naît 4 ans après leur rencontre. La cohabitation, qui devait durer quelques mois, se transforme peu à peu en une vie de famille quotidienne… Et, 5 ans plus tard, ils habitent toujours ensemble.
Les deux amis devenus co-parents nous ouvrent les portes de leur foyer et partagent leur expérience familiale, leurs hauts, leurs bas et surtout leurs questionnements sur l’avenir. En effet, l’envie d’avoir un deuxième enfant commence à affleurer et avec, le temps des bilans et des dilemmes. Mais entre parties de 7 familles, fête des pères et Belle au bois dormant, on ne fait pas forcement les choses aussi différemment que l’on pensait les faire.
Une famille qui interroge nos modèles et la place que l’on donne à l’amitié dans nos vies, en plus de nous faire regarder autrement ce que le quotidien et la parentalité font au couple. Un exercice d’équilibriste à 5 (avec les conjoints) que Margot et Naïm mènent avec amour, humour et une organisation militaire ! Comme n’importe quelle famille.
Extraits et mentions :
- La Belle au bois dormant, Walt Disney, 1959 ;
- Blanche Neige, Walt Disney, 1937.
Remerciements :
Merci à Margot et Naïm pour leur confiance. Merci aussi au collectif Transmission. J'ai bénéficié d’un an de formation dans le cadre de l’école libre de la narration radiophonique du collectif, de leurs conseils et de leur soutien. Le projet est né dans le cadre de cette formation. Merci en particulier à Taïssia Froidure, Charlie Dupiot et Norah Benarrosh Orsoni, membres du collectif, pour leur accompagnement, Muriel KS.
Enregistrements
2024-2025
Montage
Bertille Sindou-Faurie
Réalisation et mixage
Charlie Marcelet
Illustration
Diane Cartron
May 13
31 min

La maladie d'un père et l'ethnopsychiatrie
Gabrielle a toujours eu peur de devenir folle. Une peur sourde mais bel et bien présente. Car son père est fou. Il y a près de trente ans, un soir, il bascule. Il est interné de force. Le diagnostic tombe rapidement : psychose maniaco-dépressive avec délires mystiques. À chaque crise, il se prend pour Dieu, ou sa descendance. Pendant cinq ans, il enchaîne les allers-retours en hôpitaux psychiatriques. Gabrielle, elle, n’a presque aucun souvenir de cette période. Son cerveau a tout effacé. Car, dans sa famille, on n’en parle pas vraiment. On évoque, on élude, on arrange et puis ça finit par ne plus exister.
Aujourd’hui, Gabrielle décide de mener l’enquête. Elle pose enfin les questions qu’elle n’a jamais osé poser à ses parents. Elle interroge ses proches et regarde l’histoire sous un nouvel angle : celui de l’ethnopsychiatrie. Est-ce que son père, né à Dakar et arrivé en France à 17 ans, aurait pu être soigné autrement ? Est-ce qu’on soigne la folie de la même manière à Paris qu’à Dakar ? Le marabout est-il l’équivalent du psy occidental ? Que provoquent l’exil et le métissage dans une famille ?
Au milieu des questions et hypothèses que son père rejette en bloc, Gabrielle se demande finalement si elle est sur la bonne piste et explore les oublis culturels, les tabous, les silences familiaux.
Remerciements :
Merci à Francine, Thierno, Maguette et Esther Daubisse. Benjamin, Camille, Edie, Florent, Jade, Juliette, Perrine, Tarik, Thomas et Armel.
Enregistrements
2025
Entretien, montage
Gabrielle Niang, Florent Maillet
Narration
Francine, Thierno, Maguette, Esther Daubisse
Réalisation et mixage
Annabelle Brouard
Illustration
Clémence Gouy
Production
ARTE Radio
Apr 14
42 min

Quand les nazis spoliaient les objets du quotidien
Quand l’historienne Sophie Juliard, qui travaille sur le pillage des ateliers d’artistes sous l’Occupation, la contacte, Adrianna Wallis découvre, quatre-vingts ans après les faits, que sa famille a été spoliée. Elle savait que Diane Esmond, sa grand-mère paternelle, était peintre, mais avait presque oublié qu’elle était juive.
Après le départ précipité de celle-ci pour New York, l’appartement parisien qu’elle occupait a été entièrement vidé par l’administration nazie, comme 38 000 autres dans la capitale : les toiles ont disparu, mais aussi le mobilier et jusqu’aux moindres objets du quotidien.
Pour Adrianna, elle-même artiste, ce passé familial refoulé résonne étrangement avec son travail, elle qui n’a cessé, sans trop comprendre pourquoi, d’interroger l’absence, le vide laissé par la disparition d’objets chers.
En tissant enquête intime, archives et les réflexions du physicien Joël Chevrier, Adrianna Wallis remet en mouvement cette histoire longtemps tue et interroge ce qui se transmet, parfois à notre insu, d’une génération à l'autre.
Bibliographie :
- Images d'un pillage, de Sarah Gensburger, Editions Textuel, 2010 ;
- Des camps dans Paris de Jean-Marc Dreyfus et Sarah Gensburger, Fayard, 2003.
Pour aller plus loin :
- La performance 11 petites soucoupes, réalisée en 2024, au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, Paris ;
- Conférence Il restera la gravité en 2025, à l'INHA, Paris ;
- L’exposition d’Adrianna Wallis et Diane Esmond Il restera la gravité, du 5 mai au 16 juin 2026 à la galerie Anne-Laure Buffard, Paris ;
- L’accrochage Itinéraires d’œuvres spoliées – Diane Esmond et Fédor Löwenstein, jusqu'en 2028, au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, Paris.
Remerciements :
Sylvie Harburger, Hélène de Gunzbourg, Andrew Strauss, Joël Chevrier, Sophie Juliard, Sarah Gensburger, Margaux Dumas, les Archives nationales, le Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme, Anne Rousseau, Pascale Samuel, Eloïse Duguay, Marie Bastide, Grégoire Meschia, Fabrice Lorendel, Elise Patton, Léonard Ballesteros, Mila Renno Lehr, Alissa Deleverora, Perrine Kervran, Agathe Chion, Marie Dalcol, Camille Bondon, Sarah Deslande, Mathilde Wallis, Clémence Beraud, et le Centre National des Arts Plastiques.
Enregistrements
mai 2025
Entretien
Adrianna Wallis, Eloïse Duguay
Montage
Adrianna Wallis
Réalisation et mixage
Charlie Marcelet
Illustration
Gloria Avril
Production
ARTE Radio
Mar 27
30 min

Quête intime dans une Ukraine en guerre
Quand j’étais enfant, j’ai grandi avec Sergueï, un garçon venu d’Ukraine dans le cadre d’un programme humanitaire pour les enfants touchés par Tchernobyl. Pendant dix ans, il a passé toutes ses vacances dans ma famille - devenant ainsi mon frère, mon double, mon allié.
En 2004, devenu majeur, Sergueï rentre à Kyiv. On se quitte en se promettant de ne pas s’oublier, mais l'ère numérique étant à ses balbutiements, c'est le silence qui gagne. Plus de lettres, plus de réponses, plus de nouvelles. Les années passent. À distance, je tente de le retrouver en vain. Qui est-il devenu ? Qu'a-t-il gardé de ses années en France ? Pense-t-il encore à nous ? Que reste-t-il du socle commun de notre enfance ?
Quelques temps après le début de l’invasion russe en février 2022, je pars en Ukraine, avec l'idée folle de lui mettre la main dessus, et de répondre à toutes mes questions sans réponse. Au fil de l’enquête, construite à partir d’archives VHS, de souvenirs d’enfance et d'un journal de bord enregistré à Kyiv avec les sons du quotidien d’un pays en guerre, des réponses émergent quand d’autres restent en suspens. Le tout forme le récit d’une recherche familiale confrontée à l’histoire en train de s’écrire, et d’un lien fraternel mis à l’épreuve par le temps, la distance et la guerre.
Archives et extraits :
- Archives personnelles et familiales ;
- Archives France 2, JT du 24/02/2022 ;
- Archives C dans l'air, "4h35 ce matin, les russes envahissent l’Ukraine", émission du 24.02.2022.
Remerciements :
Un grand merci pour leur soutien chaleureux à Sarah-Lou Lepers, Marc Bertrand, Haydée Sabéran, Olivia Cohen, & Elena Gorgis.
Enregistrements
2024-2025
Entretien
Aliénor Carrière
Montage
Aliénor Carrière et Charlie Marcelet
Réalisation et mixage
Charlie Marcelet
Musiques originales
Romane Beaugrand (violoncelle et voix), Charlie Marcelet (guitare)
Illustration
Aliénor Carrière
Production
ARTE Radio
Feb 24
37 min

Souvenirs d'une jeunesse en Amazonie
En 1979, Irène a 24 ans. Elle a tout pour être heureuse et pourtant... Elle part avec des carnets, un enregistreur et un appareil photo à l’autre bout du monde tel qu’elle le connaît déjà. Direction l’Amazonie péruvienne, chez le peuple maihuna. Elle y passera 5 ans, à se perdre, à s’oublier, à se faire peur et surtout à se trouver une raison d’être et de vivre.
De cette époque, elle a tout enregistré : les cérémonies d’ayahuasca, la forêt mélodieuse, l’apprentissage de la langue maihunki aujourd’hui presque disparue, la rencontre pas à pas avec celles et ceux qui voudront bien d’elle et finiront même par l’aimer, les contes et mythologies oubliés et la mélancolie d’être si loin des siens parfois.
Pourquoi et comment est-elle partie, pourquoi et comment est-elle revenue ? J'ai grandi avec ces questions. Et si je connais très bien l’Irène d'ici qui est aussi ma mère, j'ai toujours rêvé de rencontrer l’Irène de la Jungle. Alors pour ce documentaire, j'ai décidé d'aller la chercher à travers ses carnets, ses archives sonores singulières et grâce à une conversation qui la replonge dans tout ce qu'elle a été.
Enregistrements
septembre 1979 - novembre 1986, janvier 2025
Prises de son
Irène Bellier, Sophie Marchand
Entretiens et montage
Sophie Marchand
Réalisation
Annabelle Brouard
Illustration
Julia Spiers
Production
ARTE Radio
Jan 23
49 min

Mon grand frère n’aime pas les bobos
Dans la famille de Juliette, il y a : dix profs, cinq ingénieurs, quatre chercheurs, trois marionnettistes, deux maraîchers bio, un clown qui est aussi DJ, un écrivain, une herboriste… Et son grand frère, 1m83 de virilité, chargé d’affaires dans le BTP, fan de bagarre et de rugby, régulièrement accusé d’être le facho de la famille.
C’est aussi l’idole de sa petite sœur depuis leur enfance. Aujourd’hui, elle cherche à comprendre ce qui l’a fait dévier d’un chemin tout tracé par leur milieu socio-culturel. Tous deux ont pourtant en commun la passion de la sociologie. Derrière les mots bruts de grand frère résonne une analyse rafraîchissante des inégalités sociales et une vision dérangeante de l’entre-soi intello.
Ouvrage mentionné : Chantier interdit au public. Enquête parmi les travailleurs du bâtiment, Nicolas Jounin, Éditions La Découverte, 2009.
Enregistrements
mai-juin 2023, archives de 2000
Texte, voix, prises de son et montage
Juliette Flamant
Réalisation et mixage
Arnaud Forest
Publication originale
2 novembre 2023
Production
ARTE Radio
Dec 23, 2025
26 min

Le fantôme colonial de mon père
Enfant, Malek, réalisateur algérien exilé en France, allait à Boufarik, en Algérie, pour manger des oranges. Il y croisait la statue d'un soldat en armes, juchée sur son piédestal à plus de 7 mètres 50 de haut. C'était la statue du sergent Blandan, héros de la conquête coloniale de l'Algérie, érigée à Boufarik à la fin du XIXème siècle et "rapatriée" en France, à Nancy.
C'est là que par hasard, un matin neigeux de 1990, Malek a retrouvé le fantôme de son enfance. Le refoulé colonial a soudain ressurgi. Il a raconté sa rencontre effrayante à sa fille, qui à son tour décide de partir sur les traces de ce fantôme, en France et en Algérie. Mais à mesure qu'elle s'approche de lui, elle est à son tour hantée. Comment se libérer du fantôme colonial qui fait corps avec la statue du sergent Blandan, héros de la conquête de l'Algérie ?
Avec :
Malek Kellou, Susana Gállego Cuesta, Kenza-Marie Safraoui, Don Quichotte, habitants de Nancy
Bibliographie :
Gilbert Meynier, « L’Algérie et les Algériens sous le système colonial. Approche historico historiographique», Insaniyat / إنسانيات [En ligne], 65-66 | 2014. URL : http://journals.openedition.org/insaniyat/14758 ; DOI : https://doi.org/10.4000/insaniyat.14758
Pour aller plus loin :
- Karima Lazali, Le Trauma colonial : une enquête sur les effets psychiques et politiques contemporains de l’oppression coloniale en Algérie, Paris, La Découverte, 2018 ;
- Alain Ruscio, La première guerre d'Algérie. Une histoire de conquête et de résistance, 1830-1852, Paris, La Découverte, 2024 ;
- Benjamin Stora, La gangrène et l'oubli. La mémoire de la guerre d'Algérie, Paris, La Découverte, 1991 ;
- Dorothée-Myriam Kellou, Nancy-Kabylie, Paris, Grasset, 2023.
Remerciements :
Malek Kellou, Susana Gállego Cuesta, Kenza-Marie Safraoui, le Musée des Beaux-Arts de Nancy, Etienne Augris, Bachir Ahdouga, Don Quichotte, Perrine Kervran, Mathilde Guermonprez, Mathieu Nicol.
Prise de son, entretien et montage
Dorothée-Myriam Kellou
Enregistrements
octobre-novembre 2024
Réalisation et mixage
Annabelle Brouard
Chanson
"La casquette du père Bugeaud", chant militaire de l'Armée d'Afrique écrit en 1846
Illustration
Pierre Place
Production
ARTE Radio
Nov 4, 2025
41 min
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