La Parole de Ça !
La Parole de Ça !
PADRE LESYR
Évangile du jour : se nourrir à une Parole transformante et libératrice. Que toutes et tous, à cause des engagements de notre baptême, nous sortions de notre Grand Silence pour annoncer la Parole en tout temps.
Homélie Samedi 2e semaine Temps Pascal (B) : Ac 6, 1-7 - Ps 32 (33) - Jn 6, 16-21
Homélie Samedi 2e semaine Temps Pascal (B) : Ac 6, 1-7 - Ps 32 (33) - Jn 6, 16-21. Que faire au cœur de toute crise ?   Dès le début de l’Église naissante, les Apôtres font face à une crise entre les frères de langue grecque et ceux de langue hébraïque. La solution qu’ils trouvent consiste à garder les yeux fixés sur le Christ, sur l’annonce de la Parole, sur le service de la Parole.   Les Apôtres ont compris que c’est dans la prière et le service de la Parole qu’ils exercent fidèlement la mission qui leur a été confiée par le Christ. Ils demeurent ainsi les yeux fixés sur lui, c’est-à-dire sur l’essentiel. Voilà ce à quoi nous sommes appelés dans notre mission de baptisés lorsque nous sommes au cœur de nombreuses crises, de la tourmente ou de toute sorte de tempêtes. Nous devons toujours nous rappeler que nos yeux doivent être tournés vers le Christ. C’est en ce sens que la gestion de notre patrimoine et religieux ; la conduite des fermetures de nos églises, de nos monastères, de nos communautés religieuses ne doit pas nous empêcher de garder les yeux fixés sur l’essentiel, sur le Christ. Dans l’Évangile et de saint Jean, nous voyons que le Christ a enseigné à ses Apôtres à trouver en lui leur essentiel ; la force et la confiance. Maintenant qu’ils ont la responsabilité de guider les nouveaux croyants, ils mettent en application ce qu’ils ont appris auprès du maître. Voilà pourquoi le livre des Actes des Apôtres doit en permanence nous inspirer pour trouver des pistes et des clés de discernement dans les situations de crise que traverse notre vie spirituelle personnelle ; nos réalités ecclésiales.
Apr 13, 2024
4 min
Homélie Vendredi 2e semaine Temps Pascal (B) : Ac 5, 34-42 - Ps 26 (27) - Jn 6, 1-15
Homélie Vendredi 2e semaine Temps Pascal (B) : Ac 5, 34-42 - Ps 26 (27) - Jn 6, 1-15 Une aventure folle : quelle dinguerie !   On pourrait qualifier de « dinguerie » l'aventure dans laquelle se sont lancés les apôtres et pour laquelle ils n’ont pas mesuré la portée.   Il faut vraiment être radical, passionné à la folie comme eux pour avancer avec conviction en subissant toute forme d'humiliation pour le Nom de Jésus. Autrement dit, c'est « croire jusqu'à l'ivresse ». De fait, il n'y a pas de mots pour décrire leur état d'esprit. C'est une « dinguerie » qui suppose un acte d'obéissance, une confiance totale et surtout de l'amour. Car, sans amour, cela la demeure impossible dans la mesure où ils n'avaient rien à gagner, aucun profit, si ce n'est qu’annoncer l'amour de Dieu en la personne de Jésus Christ mort et ressuscité. Cette situation n'est pas anodine; car ils ont été préparés pour cela comme l'illustre le récit de la multiplication des pains. En effet, il n'y a pas de multiplication possible sans leur coopération; sans leur obéissance. Depuis Cana, nous voyons que les disciples obéissent au Christ sans comprendre, mais c'est seulement après qu’ils s'émerveillent; qu’ils comprennent le sens. Voilà ce que nous avons besoin de redécouvrir comme chrétien au cœur de la banalité de nos vies quotidiennes : la folie de l’obéissance et de la passion pour le Christ.
Apr 12, 2024
6 min
Homélie Jeudi 2e semaine Temps Pascal (B) : Ac 5, 27-33 - Ps 33 (34) - Jn 3, 31-36
Homélie Jeudi 2e semaine Temps Pascal (B) : Ac 5, 27-33 - Ps 33 (34) - Jn 3, 31-36 La soumission : une voie sure ! Il y en a qui affirme que jamais ils ne seront soumis à personne. Pourtant, le chrétien se soumet au Christ. Être soumis au Christ signifie se placer volontairement et librement sous son autorité dans toutes les dimensions de sa vie. Concrètement, c’est obéir à sa Parole ; c’est lui faire confiance ; c’est discerner sa volonté. C’est tout endurer, tout supporté pour lui, à cause de lui. Or que c’est triste de constater que nous ne lui sommes pas véritablement soumis. Car si nous acceptions de mourir plutôt que de vivre un seul instant loin de lui sans l’aimer, nous changerions le monde. Les crises actuelles dans la société à l’encontre de la dignité de la vie humaine dès sa conception jusqu’à sa fin naturelle ; les crises au sein du christianisme et même dans l’Église viennent du fait que nous nous ne sommes plus soumis à l’autorité du Christ qui passe par la figure de l’autorité de nos formes institutionnelles.
Apr 11, 2024
6 min
Homélie Mercredi 2e semaine Temps Pascal (B) : Ac 5, 17-26 - Ps 33 (34) - Jn 3, 16-21
Homélie Mercredi 2e semaine Temps Pascal (B) : Ac 5, 17-26 - Ps 33 (34) - Jn 3, 16-21
Apr 10, 2024
6 min
Homélie Mardi 2e semaine Temps Pascal (B) : Ac 4, 32-37 - Ps 92 (93) - Jn 3, 7b-15
Homélie Mardi 2e semaine Temps Pascal (B) : Ac 4, 32-37 - Ps 92 (93) - Jn 3, 7b-15
Apr 9, 2024
6 min
Homélie Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur (B) : Is 50, 4-7 – Ps 21 (22) – Ph 2, 6-11 – Mc 11, 1-10
Homélie Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur (B) : Is 50, 4-7 – Ps 21 (22) – Ph 2, 6-11 – Mc 11, 1-10 Confesser : « Hosanna ! » Si nous pouvions mesurer la portée ou la profondeur du mot Hosanna, alors nous ne resterions pas indemnes à chaque fois que nous l’entendons ou le prononçons. Nous ne serions pas pareils intérieurement ni corporellement à chaque sanctus qui précède la consécration eucharistique, à chaque prière de louange où nous proclamons Hosanna. Cela ne veut pas seulement dire louange ou supplication ; car pour le chrétien, proclamer Hosanna c’est confesser sa foi en Jésus-Christ notre Messie, notre libérateur, notre rédempteur. Parce que les gens reconnaissent en Jésus le messie ou le libérateur, il pose un acte d’adoration en étalant leurs manteaux sur son passage ou encore des rameaux. Cela doit prendre un sens encore plus grand ou plus profond pour nous qui sommes ses disciples, c’est-à-dire des chrétiens et des chrétiennes. Car proclamer à la messe ou dans nos prières Hosanna, c’est professer notre foi en Jésus-Christ qui nous sauve. Mais cela nous engage aussi à marcher à sa suite, c’est-à-dire à prendre un chemin ; à être en marche aucun de notre vie chrétienne. Il ne s’agit donc pas seulement de professer notre foi par des paroles, mais c’est aussi s’engager ou confesser par des actes, des œuvres, à la manière du Christ. Isaïe 50, 4-7 nous offres des pistes concrètes pour confesser et vivre notre foi en Jésus Christ le messie au cœur de nos réalités quotidiennes. Ce passage nous invite à vivre le ministère d’entraide et de compassion envers les autres, en particulier les plus vulnérables de nos milieux ; les plus marginalisées ; les oubliés de nos rues, de nos quartiers, de nos systèmes : « le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole soutenir celui qui est épuisé. » (Is 50, 4) [...] Saint Paul dans sa lettre aux Philippiens nous propose également quelques moyens concrets pour marcher à la suite du Christ en confessant notre foi en lui le messie. Il nous présente l’anéantissement ou l’humilité. Car le Christ par son incarnation et sa Passion nous montre que l’humilité est un chemin de salut ; que c’est libérateur : « Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. » (Ph 2, 6-7). Ainsi, confesser notre foi en lui, c’est servir et non pas se faire servir ou rechercher sa propre gloire. Proclamer Hosanna, c’est fléchir nos genoux devant lui. Qu’est-ce que cela signifie ? C’est poser au quotidien un acte d’adoration véritable. Et le premier acte d’adoration que [...] Le second acte d’adoration à poser pourrait porter sur l’Eucharistie (la messe) et sur toutes les dévotions eucharistiques comme « le salut au Saint Sacrement », l’heure sainte, etc. Finalement, l’adoration du Seigneur dans le prochain. Voici une dimension que nous négligeons souvent dans notre vie chrétienne [...] Proclamer à la messe ou dans notre prière Hosanna c’est confesser notre foi en Jésus-Christ notre messie, notre libérateur et notre sauveur. Cela nous engage donc spirituellement et humainement. Cela nous met en marche à la suite du Christ au cœur de nos vies chrétiennes à travers la fréquentation assidue de la Parole de Dieu ; à travers le ministère de service et de compassion ; à travers la persévérance, la confiance au Seigneur face aux hostilités ou persécutions. Proclamer Hosanna c’est confesser notre foi en Jésus-Christ par des actes d’humilité en étant au service de nos frères et de nos sœurs ; par des actes d’adoration comme placer le Christ à la source et au sommet de notre vie chrétienne, par des dévotions eucharistiques [...] en vue de la Pâque eschatologique ou la vie éternelle au cœur de l’espérance chrétienne. © Ab. Léandre Syrieix.
Mar 24, 2024
10 min
Homélie Lundi 3ème Semaine de Carême (B) : 2 R 5, 1-15a - Ps 41 (42) - Lc 4, 24-30
Homélie Lundi 3ème Semaine de Carême (B) : 2 R 5, 1-15a - Ps 41 (42) - Lc 4, 24-30 La Parole de Ça : Lc 4, 24-30 Les méprisés Bien souvent, les personnes méprisées, les catégories marginalisées sont les prophètes sur autoroute, mais que nous négligeons ou rejetons.   Pourquoi le Seigneur envoie ses prophètes vers les étrangers ? Voilà une question qui devrait nous interpeller, pourtant nous n’y prêtons pas attention. En effet, les étrangers à la foi chrétienne ou à nos affaires religieuses sont souvent plus disposés à s’ouvrir à l’inconnu ne serait-ce que par curiosité. Les religieux quant à eux, à cause de leur savoir ou plutôt de leur prétention de savoir, à cause de leurs conformismes et traditions, sont fermés aux prophètes du Seigneur qui se présentent généralement à travers la banalité du quotidien. Un vase plein ne peut contenir plus que sa capacité. Voilà pourquoi nous avons en permanence besoin de nous déposséder, de faire du vide afin de nous laisser remplir davantage. Les prophètes que le Seigneur met sur nos routes sont ces personnes dans nos vies que nous banalisons ; que nous méprisons ; que nous semblons connaître comme le Christ l’a été pour les siens.
Mar 4, 2024
3 min
Homélie 3ème Dimanche de Carême (B) : Ex 20, 1-17 - Ps 18 (19) - 1 Co 1, 22-25 - Jn 2, 13-25
Homélie 3ème Dimanche de Carême (B) : Ex 20, 1-17 - Ps 18 (19) - 1 Co 1, 22-25 - Jn 2, 13-25 Tu n’auras pas d’autres dieux… Ce temps est profondément marqué par la négation de Dieu ou de son existence. Quand certains croient en Dieu, c’est généralement une forme de syncrétisme à la mode qui n’est que le reflet d’une perte de sens. Nous qui sommes chrétiens, nous professons une foi en un Dieu trinitaire, pourtant, consciemment ou inconsciemment, nous nous tournons vers d’autres dieux. Voilà un acte contradictoire et récurrent au cœur de nos vies. Voilà un acte sournois très ancré dans la banalité de nos quotidiens. Le Seigneur donne des préceptes, des commandements à son peuple, à celles et ceux qui l’honorent pour les aider à cheminer au quotidien. Le tout premier des commandements donne tout le sens, la mesure et la profondeur des commandements : tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi. Ce commandement doit être compris dans son contexte, c’est-à-dire celui du peuple d’Israël dans sa sortie d’exil, d’esclavage où il leur était proposé plusieurs dieux : Osiris, Seth, Râ… ; il en existait une grande multitude [...] ; nous nous adonnons à des pratiques spirituelles ou exotériques liées à de multiples divinités ; nous excellons dans l’idolâtrie sous toutes ses formes se résumant au pouvoir de l’argent, du sexe et de la gloire. Saint Paul nous rappelle que si nous sommes chrétiens, toute l’exclusivité doit être rendue au Messie crucifié ; à Jésus-Christ mort et ressuscité, même si cela constitue un scandale pour les non-croyants et une folie pour les païens. Saint Paul nous met en garde contre la tentation de nous tourner vers d’autres dieux à cause de notre enquête sans fin de signes miraculeux ; à cause de notre recherche de sagesse ou divinités dans d’autres cultures. Nous sommes, comme chrétiens, invités à donner toute l’exclusivité au Christ qui est sagesse et puissance de l’unique Dieu et Seigneur. Comment cela est-il réalisable de manière concrète dans nos vies aujourd’hui ? L’Évangile est encore d’actualité et apporte des mises en garde concrètes. En effet, le Christ réagit avec colère face à un système mis en place au sein du temple pour exploiter les plus pauvres ; pour faire du profit ou du business. C’est le reflet du pouvoir de l’argent, une idolâtrie très actuelle. Donner l’exclusivité au Christ revient donc, comme lui, à nos levées contre toute forme d’injustice ou d’instrumentalisation voire de commercialisation des choses religieuses. C’est une interpellation lancée aux ministres ordonnés ou aux personnes prétendant être au service du Seigneur, mais qui servent plutôt leurs propres intérêts. Le Christ réagit avec colère parce que le temple du Seigneur est profané. Comme lui, soyons passionnés par la maison de son Père ; par la personne humaine qui est le temple de l’Esprit-Saint ; par la création qui est notre maison commune et le temple cosmique. Donner l’exclusivité au Christ revient à prendre conscience de la sacralité de nos lieux de culte ; car nous ne devons pas en faire des lieux de médisance, de concurrence ou d’étalement de nos vaines gloires voire de notre pouvoir. Donner l’exclusivité au Christ revient à prendre conscience de la dignité de la personne ; à nous lever contre la profanation de toute personne humaine ; non-violence physique, psychologique ou verbale ; refus de tout abus physique, de tout usage de l’autre pour des fins sexuelles ou commerciales. Donner l’exclusivité au Christ revient à nous lever contre toute exploitation abusive de la création ou toute profanation de notre maison commune pour des fins personnelles, pour des profits ou pour notre propre gloire. Le Dieu des chrétiens est l’unique qui veut l’exclusivité dans sa relation avec nous. C’est lui qui a les paroles de la vie éternelle ; car sa loi elle est parfaite et ces préceptes sont droits [...] © Ab. Léandre Syrieix.
Mar 3, 2024
13 min
Homélie 3ème dimanche du Temps Ordinaire (B) : Jon 3, 1-5.10 - Ps 24 (25) - 1 Co 7, 29-31 - Mc 1, 14-20
Homélie 3ème dimanche du Temps Ordinaire (B) : Jon 3, 1-5.10 - Ps 24 (25) - 1 Co 7, 29-31 - Mc 1, 14-20 Notre raison d’Être. Si nous sommes en mesure de rendre compte de la raison d’être de nos institutions, de nos entreprises, de nos cultures ou même de nos nations, il devrait en être de même pour toute personne qui se dit disciple du Christ. Quelle est notre raison d’être comme chrétiens ou comme Église ? Sommes-nous en mesure de rendre compte de cela à quiconque nous pose la question de manière spontanée ? Pour répondre à cette question une autre pourrait nous mettre sur une piste : qu’est-ce qui dès le commencement était ? Bien évidemment, la réponse se trouve chez saint Jean puisqu’il affirme que la Parole est à l’origine de tout (Jn 1, 1). De plus, ce n’est pas anodin puisque dans la Genèse, c’est par la parole que Dieu crée. Il y a donc une puissance dans la Parole qui effraie le monde actuel, en particulier les personnes qui ne connaissent pas la Parole et la rejettent soit par ignorance soit par peur de ce qu’ils ne connaissent pas ou ne maîtrisent pas. Voilà pourquoi la Parole proclamée dans plusieurs endroits dérange, elle bouscule et beaucoup veulent la faire taire en persécutant celles et ceux qui la proclament ; les personnes qui l’accueillent parce qu’elle provoque des changements radicaux dans leurs vies […] Voilà pourquoi nous sommes appelés, comme Jonas, à aller parcourir nos villes, nos quartiers, pour proclamer le message de l’Évangile pour que les gens de nos milieux croient en Dieu et se convertissent [...]. Partout où la parole proclamée n’est pas reçue ; où le monde résiste, nous pouvons y voir que les gens sont davantage préoccupés par les choses qui passent, c’est-à-dire les choses du monde. Voilà pourquoi saint Paul nous rappelle que le monde tel que nous le voyons passe. Mais, la Parole qui était dès le commencement demeure et demeurera puisqu’en elle est la source et l’accomplissement de toute chose. Voilà pourquoi nous devons rechercher les choses qui demeurent, le vrai bonheur, c’est-à-dire la vie éternelle. Cela requiert deux attitudes : conversion et acte de foi. La première condition ou attitude pour entrer dans la vie éternelle est la conversion, c’est-à-dire le changement radical de vie. Elle est liée à la seconde condition, croire en l’Évangile, c’est-à-dire à la Parole du Christ, aux enseignements qu’il nous a donnés, aux préceptes évangéliques. La quête du bonheur n’est pas individuelle parce qu’elle nous ouvre nécessairement aux autres ; parce que nous ne pouvons pas être chrétiens seuls, mais avec les autres. La quête du bonheur ou de la vie éternelle nous met nécessairement en rapport avec les autres. Et si nous nous convertissons ; si nous croyons à l’Évangile, alors l’enseignement d’amour du Christ ne peut que nous conduire à la recherche d’unité avec nos frères et nos sœurs. C’est d’ailleurs la prière du Christ à Gethsémani : « je te prie pour […] qu’ils soient un comme toi et moi, nous sommes un. » (Jn 17, 21) La Parole proclamée, celle reçue et à laquelle nous nous nourrissons nous pousse à répondre à l’appel à suivre le Christ comme Pierre, André, Jacques et Jean ; à nous laisser enseigner par le Christ ; à aller au cœur du monde lui ramener ses enfants ; à œuvrer pour l’unité qui constitue le vrai bonheur parce que tous, nous serons UN en lui sans distinction de race, de langue, de nations. Alors, réveillons-nous, sortons de notre tiédeur, laissons-nous transformer par la Parole qui est notre seule raison d’être comme chrétiens et comme Église. Croyons en sa Parole en posant des actes concrets, des œuvres visibles et tangibles dont le monde a besoin pour reconnaître le ressuscité comme celui qui était dès le commencement ; comme celui qui procure le vrai bonheur. © Ab. Léandre Syrieix
Jan 21, 2024
11 min
La Parole de Ça : Lc 1, 57-66 (C)
Libération du silence La foi libère du silence ; elle fait parler et produit une parole de bénédiction. L’expérience de Zacharie réduit au silence à cause de ses doutes montre que la foi libère du mutisme et fait jaillir une parole de bénédiction. À l’inverse, le manque de foi produit la dépression ; enferme dans le mutisme et le pessimisme, voir la désespérance. Elle ne produit que des paroles de malédiction ou toxiques qui blessent et ne permettent pas la vie. Puisse la foi en la Parole de Dieu faite chair libérer en nous une parole de bénédiction pour le monde, une bonne nouvelle à partager. Padre LESYR.
Dec 24, 2022
1 min
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