Grimpe-a-vue
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Escalade : comment travailler et enchaîner un projet ? Ma méthode en 3 étapes
1 seconds Posted May 1, 2016 at 8:58 am.
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Cette vidéo a été tournée en direct au relais après avoir grimpé une voie en 7a+. Je reviens sur la façon dont ma partenaire de grimpe et moi avons procédé pour réussir ce projet.
Ma technique pour travailler un projet et enchaîner une voie d'escalade
Voici les techniques et méthodes que nous avons mises en place pour réussir à enchainer ce projet d'escalade.
1- La confiance
Avoir confiance en son matériel et en sa ou son partenaire, c'est la base en escalade. Si tu n’es pas serein sur ces points-là, ce n’est même pas la peine d’essayer de l’être sur le reste (confiance dans les pieds, dans les doigts, peur de la chute, etc.).
Passe en revue ton matos et anticipe tes besoins
Combien de dégaines ? Combien de mousquetons ? Quelle manip je vais faire au relais ? Comment je mets en place une réchappe si besoin ? Est-ce que je vais descendre en rappel ? Est-ce que j’ai un machard ? Est-ce que la corde n’est pas vrillée ou avec des noeuds dans le sac à corde ? etc.
Ces questions et vérifications ne prennent que quelques secondes et sont essentielles pour réunir les bonnes conditions nécessaires à ton enchaînement. N'avoir aucun doute sur ces points, c'est s'assurer de pouvoir se concentrer sur autre chose pendant la grimpe.
Discute avec ton partenaire
Qui part en premier ? (parfois, ça se décide à chifoumi !) Combien de temps on se donne ? À quelle distance de la paroi on va se placer ? Est-ce que le pied de la voie est dégagé ? Où est-ce qu’on met la corde ? Comment on va parer sous le premier point ? Comment on va assurer en fonction des reliefs de la voie (dalle, vire, dévers, etc.) ? etc.
Je prends l’habitude de ne laisser aucune zone d’ombre, afin d’éviter de donner la chance à mon cerveau de s’inventer de nouvelles peurs ! 😉
2- La lecture – la visualisation
Visualiser la voie est primordial. Je prends le temps de la lire, de repérer les sections, les prises, les repos, etc. Le but est de me faire une première idée de comment je pense grimper la voie et de me projeter, de m’imaginer en train de l'escalader.
Je peux faire ça depuis le sol ou depuis la voie d’à-côté. Pendant les marches d’approche, le soir autour de la bière, sous la douche, dans le lit…. Je me projette et je me visualise en train de grimper.
Perso, quand je m’imagine en train de grimper, il m’arrive d’avoir les mains moites et le coeur qui s'accélère, comme si j’y étais vraiment !
Être capable de ” réciter ” la voie est un bon indicateur pour savoir si tu es prêt pour l’enchaînement.
3- La grimpe en moulinette
Cela permet d'essayer plusieurs fois tous les mouvements qui posent problème et d’essayer des méthodes parfois farfelues. Il faut tâcher de ne pas sauter de mouv sans faire exprès (ce qui arrive facilement quand on est en moulinette quand on ne redescend pas assez après avoir fait un arrêt), en demandant à l’assureur, après s’être arrêté, de nous redescendre de 30 cm pour repartir dans la position précédente.
4- La technique ” point-à-point “
Cela consiste à s'arrêter à chaque dégaine et à demander à son assureur de nous prendre sec. Même quand on se sent bien et qu’on pourrait continuer. Le but étant de ne pas se fatiguer physiquement, mais de faire chaque mouvement en ” conditions réelles “. Là aussi, après s’être arrêté, il faut demander à l’assureur de nous redescendre de 30 cm pour repartir dans la position précédente.
5- Le contrôle de ses pensées
Il faut absolument chasser les pensées négatives :

” Et m… elle n’est pas du tout aussi bonne que ce que je pensais cette prise. “
” Je suis déjà fatigué, je ne vais jamais arriver jusqu’en haut. “

et les croyances limitantes :

” Je ne vais pas y arriver, c’est trop dur pour moi. “

Pour ce faire, j’applique une technique particulière.