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Beaucoup de managers confondent bienveillance et paternalisme. (Et ça pose des problèmes.) J'ai eu récemment un client cabinet d'avocats qui voulait "rétablir l'équilibre" entre deux collaboratrices. L'une travaillait avec un associé proche de la retraite, l'autre avec un associé plus jeune. "C'est injuste, celle qui hérite de la clientèle a plus de chances de devenir associée." Sauf que tordre toute l'organisation du cabinet pour compenser cette "injustice contextuelle", c'est exactement là où on bascule dans le paternalisme. Avant de parler de cette frontière, rappelons ce qu'est le bon management : - Recruter les bonnes personnes par rapport aux besoins fonctionnels. Pas celles qu'on aime bien. Celles qui font le boulot.- S'assurer de la santé et sécurité des collaborateurs. Charge de travail cohérente, moyens adaptés au niveau d'expérience.- Donner les moyens de bien faire le travail. Temps, outils, formation, accompagnement.- Communiquer les règles du jeu. Objectifs, stratégie, règles de fonctionnement. Point critique que beaucoup ratent.Encore faut-il tenir ce cadre. Y compris quand c'est défavorable à quelqu'un qu'on apprécie. Le paternalisme arrive quand on se substitue à la responsabilité adulte d'un collaborateur. Quand on tord une réalité normale de l'entreprise parce qu'elle sera "difficile à vivre" pour quelqu'un. Dans mon exemple : l'associé voulait créer artificiellement des opportunités pour "compenser" le fait qu'une collaboratrice ne bénéficierait pas d'un héritage de clientèle. Résultat ? Ça aurait mis en concurrence les deux seniors, perturbé l'autre équipe, et nui à l'intérêt global du cabinet. La vraie bienveillance ? Être clair sur les règles et tenir ce cadre, même quand c'est dur. Le management, c'est accepter que certaines situations ne soient pas confortables pour tout le monde. TIMELINE : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.



