Une idée en tête
Une idée en tête
Mathieu Rouault
Si les scientifiques ont toujours espéré que leurs découvertes soient les plus profitables possibles à la société dans laquelle ils vivent, faire entrer dans l’économie des innovations venues du monde de la recherche scientifique est devenu depuis quelques années, en France comme ailleurs, un véritable mantra. Chaque année, de nombreux hommes et femmes de science s’engagent dans ce qu’on l’on appelle la valorisation de la recherche. Du pas de côté à la reconversion professionnelle, de l’aventure en solo à l’équipée internationale, qui sont ces jeunes docteurs, ingénieurs de recherche, chercheuses et chercheurs qui décident un jour de créer leur boîtes, de déposer un brevet. Pourquoi s’engagent-ils dans cette voie ? Comment le font-ils ? Avec qui et quels moyens ? Je vous propose, chaque semaine, d’aller à la rencontre de chercheuses et de chercheurs qui ont décider de transformer en innovation, en solution concrète, ce qui n’était, au départ, qu’une idée en tête.
Ane Aanesland & ThrustMe
Nous sommes le 3 novembre 2019, au Centre de lancement de satellites de Taiyuan, dans la province du Shanxi (Sha-n-Shi), en Chine. Il est 11h22, heure de Beijing. On vient d’envoyer dans l’espace un nano-satellite de type CubeSat, un satellite miniaturisé, équipé pour la première fois d’un propulseur d’un nouveau genre. Ce propulseur, qui permet au satellite de changer d’orbite, utilise non pas du xenon, comme c’est le cas la plupart du temps, un gaz qui doit rester pressurisé, mais de l’iode, nettement moins chère et qui se maintient bien sous forme solide. Cette innovation technique, on la doit à la société ThrustMe, ("PropulseMoi" en français) créée en 2017, qui conçoit des moteurs miniatures qui augmentent la durée de vie des petits satellites en leur épargnant des collisions. Je vous emmène aujourd’hui à Massy, au siège de cette jeune société, à la rencontre d’Ane Aanesland, PDG et co-fondatrice de ThrustMe, physicienne au CNRS d’origine norvégienne, il y a peu de temps encore responsable du groupe Plasmas froids au Laboratoire de physique des plasmas de l’École Polytechnique.
Oct 16, 2020
21 min
Nurea
Jun 26, 2020
15 min
Toucher la réalité virtuelle avec Go Touch VR
Rencontre avec Eric Vezzoli, fondateur, après une thèse à INRIA Lille, de Go Touch VR, une startup qui accroît l'immersion de l'utilisateur dans un dispositif de VR en lui donnant l'impression de pouvoir toucher des objets de réalité virtuelle.
May 19, 2020
14 min
Une nouvelle génération de pigments à base d'or avec Ugiel
Rencontre avec Jérôme Majimel, chargé de recherches à l'Institut de Chimie de la Matière Condensée de Bordeaux (ICMBC) et fondateur de la startup Ugiel, une société basée en Gironde qui propose une nouvelle génération de pigments à partir de particules d'or ou d'argent.
May 12, 2020
12 min
Améliorer la chirurgie guidée des cancers avec SpiderMass
Dans ce premier épisode d’Une Idée en Tête, nous partons à Lille rencontrer Isabelle Fournier, professeure en spectroscopie de masse à l’Université de Lille. Elle est porteuse, avec le professeur Michel Salzet, du projet SPIDERMASS, un nouvel outil pour décrire les cancers in vivo.
May 7, 2020
9 min