Tuteur illégal
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Famille recomposée - Une vie de chien ?
2 minutes Posted Dec 14, 2023 at 3:59 pm.
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J’avais connaissance de pas mal de choses à propos de ma chérie, avant que l’on soit ensemble.

Je savais où elle vivait.

Je connaissais l’existence de ses 2 enfants. Je les avais même déjà aperçus.

Mais lui…

Lui, il a été la surprise du chef.

Le Nutella sur la crêpe.

La cerise sur le pompon du gâteau…


35kg, plus de poils que le yeti, une énergie débordante et un appétit qui m’a fait relativiser le mien !

Le chien…

Peut-être ce qui a été le plus difficile à accepter pour moi.

Je sais : Je suis un monstre…

« Si tu n’aimes pas les animaux, tu ne peux pas aimer les humains… »

« Un chien ce n’est que de l’amour ! C’est du bonheur ! »


Let’s go back to la situation de l’époque :

Jeune moi-même fraîchement séparé, nouvel appart seul, amoureux d’une femme qui vit dans un petit appart, avec ses 2 enfants, une semaine sur deux.

Je vais enfin les voir, un week-end, et je me rends compte qu’un énorme chien fait partie des bagages qui transitent entre les 2 maisons…


Dans ma tête, sacré malaise !

Un chien, pour moi, c’est tellement de contraintes…

Et puis, l’appart est petit, il va falloir le canaliser, le promener.

Certes, il ne venait que les week-ends, son gabarit étant plus compatible avec la maison du Papa, mais je me projetais :

Dès qu’on allait avoir une maison à nous, on l’aurait la moitié du temps.

En attendant, il était là, et j’avais l’impression qu’il m’était imposé.

Quand je le sortais, je me disais : « Tu te gèles pour promener un chien qui n’est pas le tien. »

C’était tellement en décalage avec ce que je ressentais à propos des enfants : ils n’ont jamais été une contrainte pour moi, alors qu’ils faisaient aussi partie du « package ».


Peut-être parce que je pensais que cette bestiole n’avait rien à apporter !

Grossière erreur…

Une fois installés dans notre maison, les enfants le voyaient tous les jours… s’accrochant, parfois, à lui comme s’ils s’agrippaient à un repère, au milieu de tous ces chamboulements.

D’ailleurs, lui aussi avait sûrement besoin de leur présence.

Il fallait voir ses yeux quand il les regardait… Que de l’amour !

De l’amour qu’il a donné sans compter entre sa maîtresse, ses p’tits maîtres et ce nouveau grand bonhomme qui vivait là, aussi.

Pas de différence, tout le monde logé à la même enseigne : Léchouilles et regard qui fait fondre.


Je me suis fait surprendre : je l’ai aimé, ce mini-ours mangeur de grillage, fuyard et feignasse…

Je le revois poser ses pattes avant sur le rebord du coffre, en me regardant genre : « Si tu veux que le reste du corps suive, va falloir que ce soit toi qui gères ! »

Aujourd’hui, il n’est plus là mais je suis heureux qu’il ait fait partie de ma vie… de notre tribu.