Travelling ‐ La 1ère
Travelling ‐ La 1ère
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Gremlins, Joe Dante, 1984
Des petits monstres verts et teigneux sʹattaquent à une ville un soir de Noël. Ce sont des Gremlins, rencontrés au coin du film de Joe Dante sorti en 1984. Gremlins, cʹest lʹhistoire dʹun père inventeur, dʹune veillée de Noël, dʹun petit animal domestique pas tout à fait comme les autres, un Mogwaï quʹil ne faut surtout pas exposer à la lumière, à lʹeau et, règle à ne bafouer sous aucun prétexte, nourrir après minuit. Car le Mogwaï a la capacité de se multiplier et de se transformer en une horrible créature malfaisante et meurtrière : un Gremlin. Ce film est une comédie dʹhorreur. Il est à la fois hilarant et terrifiant. Drôles les moments où le mythe américain de Noël, de la famille, sont égratigné. Effrayants tous les morts et la méchanceté venimeuse des fameux Gremlins. Le film réunit à la fois le drame, les larmes, le rire et le suspens. Cʹest du grand art. Il est écrit par Chris Columbus, qui a aussi écrit les Goonies, produit par Steven Spielberg et réalisé par Joe Dante. Cette fine équipe produit ainsi un des plus grands succès des années 80 et permet à lʹhorreur de rencontrer le rire. Le film se veut familial. Aux Etats-Unis, il sort avec la recommandation dʹun accompagnement parental. En Europe, il est conseillé aux plus de 13 ans. Nʹayant pas 13 ans à lʹépoque, je lʹai quand même vu au cinéma et jʹen ai été traumatisée, à regarder tous les soirs sous mon lit si un Gremlin ne sʹy cachait pas. Mais je pense que nous avons été nombreux dans ce cas-là. Car cʹest aussi ça la force du cinéma, la force des histoires, surtout celle que produit ce trio. Gremlins, cʹest le triomphe de lʹimagination et de lʹanimation, un contre-ET en quelque sorte qui va enrichir le bestiaire des animaux fantastiques du 7e art. REFERENCES Gremlins : Behind the scene Cinémathèque française et Arte Cinéma Joe Dante par Joe Dante : une leçon de cinéma Le making-of de Gremlins
Aug 19, 2024
55 min
BORSALINO, JACQUES DERAY, 1970
Rediffusion du 11 octobre en hommage à Alain Delon. La genèse de Borsalino appartient totalement à Alain Delon. Oui, oui, cʹest lʹacteur qui va tout chapeauter. Cʹest même lui qui va produire le film, être de toutes les étapes, en assurer le suivi. Vous verrez comment. Pendant lʹété 1968, Jacques Deray tourne La Piscine dans une villa de Ramatuelle. Cʹest sur la Côte dʹAzur, dans le golfe de Saint-Tropez. Il y a Romy Scheider, Jane Birkin et Alain Delon. Après chaque journée de travail, une fois lʹéquipe partie, Jacques Deray aime à se retrouver avec Alain Delon. Il apprécie énormément ce comédien. Et un soir, sous les étoiles, Delon lui parle dʹun livre quʹil vient de lire. Cʹest un ouvrage dʹEugène Saccomano, un journaliste de la région et qui a pour titre : Bandits à Marseille. Cʹest un livre qui relate lʹhistoire du banditisme dans la cité phocéenne. Un chapitre particulièrement retient lʹattention de Delon, celui sur Carbone et Spirito, deux bandits qui règnent maîtres absolus sur la pègre marseillaise dans les années 30. Alain Delon sʹy voit déjà. Lui, en brigand des années 30 et comme comparse Jean-Paul Belmondo avec qui il nʹa jamais tourné. Spirito et Carbone sont des voyous plutôt pittoresques et spectaculaires, sʹintéressant à la drogue, aux filles... il y a là du bon matériel cinématographique. Jʹen serai le producteur et tu seras le réalisateur, dit encore Delon à ce moment-là. Et il demandera à Jean-Paul Belmondo dʹêtre lʹautre acteur principal du film. POUR LE NET Une archive RTS de 1981 : Le réalisateur français Jacques Deray se confie sur le plateau de Spécial cinéma à propos de sa carrière, de ses relations avec Alain Delon sur les plateaux de tournage et de sa prédilection pour les films policiers. "Les Mystères Delon" de Bernard Violet (Flammarion, 2000) Alain Delon, Jean-Paul Belmondo: destins croisés, par Philippe Duran, Carnot Cinéma, 2004 De très bonnes interviews et critiques par Philippe Lombard le tournage de Borsalino à Marseille
Aug 18, 2024
55 min
LA COULEUR DE L'ARGENT (The Color of Money), Martin Scorcese, 1986
Cʹest un jeu qui se joue en salle, avec des billes, des queues, des tapis verts. Un jeu à lʹiconographie patente, imprimée sur nos rétines depuis lʹavènement du film de Martin Scorcese, La couleur de lʹargent, The Color of Money, sorti en 1986. Un film événement qui lance, en Europe et dans le monde, la mode du billard américain, voyant ouvrir dans son sillage de nombreux clubs et de nombreuses salles. Mais ça, cʹest de lʹhistoire sociale. Quant à lʹhistoire du film, Martin Scorcese reprend, sous un autre angle, le personnage de Paul Newman, Fast Eddie, héros de lʹArnaqueur de 1961 de Robert Rossen. 25 ans plus tard, cʹest la suite de la vie de Fast Eddie Felson qui intéresse Scorcese. Le réalisateur joue sur les relations dʹun arnaqueur déclinant qui devient mentor dʹun jeune prometteur joué par Tom Cruise. Cʹest un film sur un rapport de force, puis sur un passage de témoin, qui nʹest pas la suite littérale de lʹArnaqueur. Il y a de lʹamour, il y a de la haine, il y a du jeu, il y a de lʹarnaque. Paul Newman, 60 ans, fait un come-back spectaculaire face à Tom Cruise auréolé du succès de Tom Gun. Il y gagne même lʹoscar du meilleur acteur. Un troisième personnage, Mary Elizabeth Mastrantonio, donne un contrepoint salutaire, une distance à ce duo dʹhommes pris dans leurs jeux de la vie et du hasard. Martin Scorcese filme au plus près des tables de billard, au plus près des bouteilles de bourbon. Les images sont presque tactiles. La couleur de lʹargent est maîtrisé de bout en bout par Scorcese, qui est comme un joueur de billard devant ses billes. Le film est un succès au box-office et permet au réalisateur de se lancer à corps perdu dans le projet de sa vie : La dernière tentation du Christ. REFERENCES Martin Scorsese interviewé pour la Couleur de lʹArgent Antenne 2, téléjournal 1987 Michael HENRY WILSON, Scorcese par Scorcese, Cahiers du Cinéma, 2005 RICHARD SCHICKEL, Conversations avec Martin Scorcese, Sonatine, 2011 Entretien avec Martin Scorcese à propos de la couleur de lʹargent, propos recueillis à New York par Michael Henry Wilson le 28 octobre 1985 pendant la préparation du film. Paru dans Positif de mars 1987.
Aug 16, 2024
55 min
Qu'est-il arrivé à Baby Jane (What ever happened to Baby Jane), Robert Aldrich, 1962
Quʹest-il arrivé à Baby Jane, What Ever Happened to Baby Jane, est un film de Robert Aldrich sorti en 1962. Aldrich, on en a déjà parlé.Cʹest lʹhomme de Vera Cruz, du Grand Couteau, dʹEl Perdido. Celui qui fera plus tard les 12 salopards. Un homme qui sait sonder comme personne la nature humaine, ses errances, ses manquements, ses basculements. Quʹest-il arrivé à Baby Jane est un film sépulcral, noir, dérangeant. Cʹest aussi un film à suspense, montrant les affres de la folie, une mise à nu dʹun processus de manipulation. Quʹest-il arrivé à Baby Jane est décrié à sa sortie à Cannes. Pourquoi ? Car il met en scène deux grands actrices, Bette Davis et Joan Crawford dans des rôles peu reluisants. Ces deux monstres sacrés, ces deux stars, jouent pour Aldrich le rôle de stars déchues, deux sœurs qui se haïssent et se pourrissent la vie. Cʹest du cinéma. Mais pas seulement, car hors de lʹécran, Joan Crawford et Bette Davis se détestent. Et Robert Aldrich leur offre un huis-clos étouffant. Est-ce parce que le film montre les côtés noirs de notre humanité quʹil choque dans un premier temps avant de connaître un gros succès dʹestime ? Est-ce parce quʹil montre des stars vieillissantes loin du glamour hollywoodien ? Est-ce parce que Bette Davis est insupportable en vieille poupée trop fardée et Joan Crawford pathétique en alcoolique ? On reproche au réalisateur son goût de la complaisance et de la laideur. Cʹest peut-être un peu de tout. Mais une chose est certaine, cʹest que Robert Aldrich réussit un coup de génie qui va marquer lʹhistoire du cinéma et faire couler beaucoup dʹencre. REFERENCES Bette Davis à propos de sa place d'actrice Reflets de Cannes - 16.05.1963 - 09:21 - vidéo https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i00003743/bette-davis-a-propos-de-sa-place-d-actrice émission Plan large https://www.franceculture.fr/emissions/plan-large/c-comme-joan-crawford Joan Crawford en interview http://www.youtube.com/watch?v=npQdk5qyxx8 Résumé de la carrière de Joan Crawford http://www.youtube.com/watch?v=7bHXjk6gzE4&feature=related Joan Crawford en interview en 1970 http://www.youtube.com/watch?v=9VNglP5_Fx0&feature=related
Aug 15, 2024
55 min
Les Goonies (1985) de Richard Donner
C’est un film de Noël qui parle à l’âme et au cœur des enfants des années 80, qui le montrent à leurs propres enfants. Les aventures de sept jeunes héros aux prises avec un trésor de pirate, des méchants promoteurs, des bandits, de l’amour et de l’amitié. Derrière ce projet, un producteur, scénariste et réalisateur bien connu: Steven Spielberg.
Aug 14, 2024
55 min
THE AMUSEMENT PARK, George A. Romero, 1973
Cʹest un film longtemps perdu, oublié, relégué aux oubliettes de lʹhistoire : The Amusement Park de George Romero, un moyen-métrage tourné en 1973, ressorti, après restauration, à Pittsburgh en octobre 2019. The Amusement Park est un film étonnant, réalisé au lendemain de Season of the Witch, Ma sorcière mal-aimée en français, et avant Le montre est parmi nous. Film étonnant disais-je, dʹabord, parce que cʹest une commande passée par lʹéglise luthérienne de Pittsburgh, la Lutheran Service Society of Western Pennsylvania, au pape des zombies. Le mandat : mettre en scène le mauvais traitement réservé aux personnes âgées dans la société américaine, George Romero va leur en donner pour leur argent et leur fabriquer un pamphlet, un brûlot à charge, une allégorie de la misère que les commanditaires nʹapprécieront pas. Ensuite, cʹest une histoire rocambolesque, un cauchemar éveillé, tourné très rapidement dans un vieux parc dʹattraction avec un seul comédien professionnel, Lincoln Maazel. Tout le reste du casting consiste en des connaissances du réalisateur, de son équipe technique et des membres de lʹéglise luthérienne. Lʹintrigue est simple : un septuagénaire décide de passer une journée dans un parc dʹattraction. Il va vivre un cauchemar éveillé. Ici, pas de zombies, mais les invisibles, ceux que lʹon pousse de côté à cause de leur grand âge. Ils sont maltraités, la cruauté est patente, le message dérange. Le film est oublié dans des tiroirs pour mieux ressortir au 21e siècle. Aujourdʹhui, dans Travelling, nous allons vous parler de George A. Romero, de son univers impitoyable et sanguinolant, de son cinéma gore, mais allégorique, adulé des cinéphiles. Nous allons également plonger dans lʹunivers de ce moyen-métrage en particulier, the Amusement Park. Pour ce faire, nous avons des archives, quelques interviews, des extraits, tous en anglais…ce film est un OVNI du cinéma et nʹa jamais connu de version française. Surtout, nous avons comme guide le livre de Julien Sévéon, George A. Romero, Révolutions, zombies et chevalerie. Un ouvrage de référence à mettre entre toutes les mains. Ceci étant dit, ne tardons plus, dans un parc dʹattraction, un vieillard vient de sʹinviter à une fête foraine inhospitalière. Suivons-le dans ses errances. REFERENCES George Romero, Life and Career, Film School Archive. Interviewé par Benicio del Toro. Julien Sévéon, George A. Romero, Révolutions, zombies et chevalerie, Sirius, 2020
Aug 13, 2024
55 min
THE THIRD MAN (1949) Carol Reed
Le Troisième homme, The Third Man, est celui qui apparaît mystérieusement cité par les protagonistes du film de Carol Reed sur un scénario de Graham Greene. Le Troisième Homme est un film tourné à Vienne en 1948 sur les ruines encore fumantes laissées par la seconde guerre mondiale. A lʹécran : Joseph Cotten, Orson Welles, et Alida Valli, qui jouent dans une Vienne, véritable nid dʹespion à lʹépoque, rongée par le marché noir, loin très loin des froufrous des valses de Strauss. Les rues sont bordées de ruines, le Danube grisâtre, la population maigrichonne, peureuse, et il flotte dans les airs une odeur de gravats et de poussières. Des détails dʹambiance mais qui donnent toutes ses lettres de noblesse à ce film noir, passé à la postérité pour sa photographie incroyable, son style inspiré par lʹexpressionnisme allemand, un courant cinématographique, ses effets dʹombre et de lumière, pour le personnage dʹHarry Lime incarné par Orson Welles et pour sa musique à la cithare signée Anton Karas. On a tout dit ou presque sur le Troisième Homme, palme dʹor à Cannes en 1949. Cʹest le presque qui nous intéresse aujourdʹhui dans Travelling. Nous allons évoquer Graham Green, écrivain, qui donne à son scénario une irone acerbe. Nous allons évoquer Alexander Korda producteur anglais, Carol Reed, Orson Welles, nous plongeons dans une Vienne qui nʹexiste plus que dans les archives cinématographiques. Ne tardons pas. Harry Lime a rendez-vous devant la Grande Roue du Prater. La projection va commencer….attention, ça peut mal se terminer. REFERENCES Interview de Graham Greene PANGON Gérard, HERPE Noël, Le Troisième Homme, Les années Festival, Arte Editions, mille et une nuits. 1997 Moi Orson Welles - Un livre d'entretiens par Peter Bogdanovitch - Belfond
Aug 12, 2024
55 min
IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUEST (C'era una volta il West), Sergio Leone, 1968
Il était une fois dans lʹOuest, C'era una volta il West, est film italo-américain de Sergio Leone sorti en 1968, emblématique du réalisateur italien. Ses codes artistiques révolutionnent littéralement le genre. La beauté des images, ses personnages hiératiques et surtout la musique dʹEnnio Morricone en font un film incontournable, quasiment légendaire. Sergio Leone traverse le western avec lʹélégance dʹun prélat italien, y ajoute la bouffonnerie de la Comedia del Arte et lʹœil de Michel-Ange. Il détourne les codes du bon, de la brute, du bandit, du fermier, de lʹéleveur, du promoteur, de la femme qui veut se refaire une vertu. Il pose sur lʹAmérique et la conquête de lʹOuest le regard dʹun européen qui adore les histoires de cowboys et dʹindiens. Au centre de ce film, il met la rivalité des intérêts pour lʹappropriation des terres. Le chemin de fer, le progrès va bientôt passer par là. Et ça défouraille à tout va sous un soleil de plomb. Claudia Cardinale tient dans le film le seul rôle féminin du film. Face à elle Jason Robards, Henry Fonda et Charles Bronson. En Europe, le film fait un triomphe. Mais pas aux Etats-Unis où il est amputé de nombreuses scènes. Peut-être quʹil est trop européen comme western Allez savoir. Aujourdʹhui dans Travelling, nous galopons vers lʹOuest en tentant de piocher quelques éléments de réponses. Laissons-nous emporter par lʹunivers de Sergio Leone, par lʹharmonica, par la beauté des paysages, par le regard de Charles Bronson et la méchanceté dʹHenri Fonda. REFERENCES Ennio Morricone en 1988 sur la RTS Hommage à l'immense compositeur italien Ennio Morricone décédé à 91 ans. En 1988, il était de passage dans l'émission Bonsoir pour une longue interview remplie d'anecdotes personnelles et professionnelles. Il y raconte par exemple sa collaboration avec son ami Sergio Leone pour les films "il était une fois dans l'ouest" et "il était une fois en Amérique". Le réalisateur Sergio LEONE parle du rôle de la musique dans ses films. Puis Ennio MORRICONE (en italien) expose sa théorie de la musique de film et parle de sa collaboration avec Sergio LEONE. 1969, Sergio Leone sur "Il était une fois dans l'Ouest" TéléMidi du 29.02.1972. Sergio Leone et sa trilogie Interview de Sergio LEONE par François CHATEL. Il parle du film "Il était une fois la révolution" qui fera partie d'une trilogie. Le 3ème volet sera "Il était une fois en Amérique" se déroulant au Mexique.
Aug 9, 2024
55 min
Une femme est une femme, Jean-Luc Godard, 1961
Une femme est une femme, un film est un film et Godard est Godard. Cʹest le troisième long-métrage du réalisateur franco-suisse, une comédie musicale expérimentale, Une femme est une femme, sorti en 1961. Jean-Luc Godard, après le Petit soldat, interdit de sortie en salle, censuré, met à nouveau en scène celle qui deviendra son épouse à la ville, la mariée de la Nouvelle Vague, Anna Karina. Film léger, filmé à la manière dʹun roman-photo, une femme est une femme raconte une histoire toute simple : une femme veut un enfant dans les 24 heures, son compagnon rechigne, elle ira le faire avec un autre qui se dit amoureux dʹelle. Une maternité voulue, qui sert de prétexte à un jeu de chassé-croisé entre trois personnages interprétés par Anna Karina, Jean-Claude Brialy et Jean-Paul Belmondo. Cʹétait le temps où Paris chantait, où Godard avait le cœur à la comédie. Amoureux de sa comédienne, il lui offre le premier film en couleur et en scope de la Nouvelle Vague. " Cʹest un film sur la nostalgie de la comédie musicale, dit Jean-Luc Godard. Alors dans ce ton-là, jʹai écrit les dialogues, et après, avec Michel Legrand, on a fait une musique qui donnait lʹimpression que les gens chantaient souvent dans leur vie, placée sous les paroles banales pour donner au film un ton dʹopéra. Ce nʹest pas de la comédie musicale au sens strict, mais ce nʹest pas non plus un simple film parlé. Cʹest un regret que la vie ne soit pas en musique…cʹétait le sentiment quʹon avait en tournant. " Cʹest léger, trop peut-être, le film est un échec commercial très vite retiré de lʹaffiche. Godard ne fera plus de comédie. Le couple Karina-Godard se marie à lʹissue du tournage. EFERENCES De Baecque, Antoine, Godard, Biographie, Editions Grasset, 2010 Claude Mauriac, Le Figaro littéraire, Editions Le Figaro, Paris, 16 septembre 1961 Marcel Martin, " Une femme est une femme ", Cinéma 61 N°60, Fédération Française des Ciné-Clubs (FFCC), Paris, octobre 1961, (ISSN 0045-6926)
Aug 8, 2024
54 min
Le journal de Bridget Jones (Bridget Jones's Diary), Sharon Maguire, 2001
Aujourdʹhui jʹarrête de fumer, jʹarrête de boire, je fais du sport, je fais un régime, jʹarrête mon régime et surtout jʹarrête de faire des listes et je relis le Journal de Bridget Jones. Bridget Jonesʹs Diary, le Journal de Bridget Jones, est une comédie britannique réalisée par Sharon Maguire, sortie en 2001. Cʹest lʹadaptation cinématographique réussie du bestseller, le roman du même nom dʹHelen Fielding, publié lui en 1996. A lʹécran, Hugh Grant, utilisé à contre-emploi dans le rôle dʹun salaud séducteur et infidèle, Colin Firth en anglais morose et discret et surtout Renée Zellweger en Bridget Jones. Oui, une Américaine, une Texane qui plus est, qui incarne lʹAnglaise la plus pulpeuse du moment, voilà de quoi créer un mini scandale Outre-Manche. Mais la comédienne américaine se donne à fond, prend du poids, apprend à se comporter comme une anglaise, et ça marche. Crédible, elle rallie tous les suffrages et fait de cette comédie romantique un classique. Classique, le mot nʹest pas trop fort, car en 2001, chacune et chacun peut se retrouver dans ce personnage un peu pataud, qui rêve de grand amour comme une midinette tout en assumant un côté femme forte. Surtout, elle navigue courageusement dans sa trentaine entre désillusions amoureuses, régimes, boulot, parents envahissants et amitiés débordantes. Saura-t-elle maitriser le chaos de sa vie affective, et celui quʹelle provoque systématiquement, cʹest là tout lʹenjeu du livre et du film. Véritable phénomène de société, le Journal de Bridget Jones est un coup de maitre, le passage réussi dʹun livre à lʹécran. Entre 2001 et 2002, le films est sélectionné 40 fois dans divers festivals et remportera 8 récompenses trouvant ainsi sa place dans lʹhistoire du cinéma. Ne reste plus quʹà nous plonger dans le quotidien hilarant et déprimant de Bridget en comptant les mégots, les calories, les verres dʹalcool et les amants. REFERENCES Interview de lʹéquipe en 2001 https://www.youtube.com/watch?v=c1OwssmRRBY Le Journal de Bridget Jones, Universal Pictures, octobre 2001, Notes de production du film. Adaptation du journal de Bridget Jones https://www.dailymotion.com/video/xfed57
Aug 7, 2024
55 min
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