Les Quatre Saisons
Les Quatre Saisons
RTBF
La RTBF vous propose Les Quatre Saisons, le podcast qui vous raconte la politique belge à l’ère de la Vivaldi. Chaque semaine, Baptiste Hupin et Himad Messoudi explorent les différents cycles de l’actualité politique.  Une partition rythmée par des succès et des échecs, des trahisons et des promesses. Les Quatre Saisons vous emmène dans les arcanes du pouvoir belge, vous offrant les clés pour comprendre ceux qui nous gouvernent. Comment les gouvernements sortiront-ils le pays de l’hibernation dans laquelle le coronavirus l’a plongé ? Unis à tous les niveaux du pouvoir, peut-on parler d’amour printanier entre PS et Ecolo ? La NVA s’est-elle définitivement brulé les ailes au cours des négociation de cet été ? Les courants d’airs automnaux qui soufflent sur la coalition fédérale mèneront-ils à des claquements de portes ? Ponctuant son récit de déclarations fortes, d’analyses et d’interviews, chaque épisode de ce nouveau podcast ausculte un dossier, au rythme des saisons politiques
Les Quatre Saisons - Episode XXII - Nouvelles mesures sanitaires : peut-on convaincre en disant tout et son contraire ? - 18/11/2021
Dans le grand cycle politique, l’automne 2021 commence furieusement à ressembler à l’automne 2020, du moins en termes de nombre contaminations et d’admissions aux soins intensifs qui mettent, une fois de plus, notre système hospitalier à rude épreuve. Le nombre de décès reste heureusement nettement inférieur aux chiffres de l’automne et de l’hiver 2020, grâce aux effets atténuateurs du vaccin. Mais les ressemblances se situent aussi au niveau de la gestion politique de l’épidémie ces derniers jours, faite de comités de concertations réunis en urgence, plus tôt que prévu, faite de fuites dans la presse, de bras de fer sur le contenu des mesures. Comme si le virus était à nouveau parvenu à prendre les différents gouvernements du pays par surprise. Comme si on avait tous fait semblant que cette reprise de l’épidémie n’aurait pas lieu. Or, cette quatrième vague, elle n’était pas exclue. Un air de déjà-vu qui risque de peser sur le suivi des mesures sanitaires. Après un été fait d’espoirs, la perspective d’un automne et d’un hiver perturbés par de nouvelles restrictions est effectivement difficile à avaler. Les déclarations du Premier ministre sur la possibilité de vaincre le virus avec le vaccin apparaissent aujourd’hui particulièrement optimistes. "Le vaccin, c’est vraiment la liberté !" Rétrospectivement, ce mantra semble un peu dérisoire et surtout très affirmatif face à ce qui n’était en fait qu’une probabilité. Cette marche arrière jouera-t-elle sur la motivation des Belges à lutter contre le virus ? Comment le discours politique peut-il continuer à convaincre après un tel retournement de situation ? La stratégie suivie jusqu’ici doit-elle être revue ? "Les Quatre Saisons" sont allées à la rencontre de Vincent Yzerbyt, professeur de psychologie sociale à l’UCL et l’un des auteurs du Baromètre de la motivation qui sonde régulièrement l’intérêt des citoyens belges à suivre les mesures sanitaires et qui glisse quelques conseils aux autorités pour que leur communication suscite l’adhésion.
Nov 17, 2021
23 min
Les Quatre Saisons - Episode 21 - Industrie et écologie incompatibles ? "Il faut élargir sa façon de penser, au-delà de 'je gagne de l’argent, c’est bien'" - 28/10/2021
Entre 25.000 et 50.000 manifestants dans les rues de Bruxelles, le 10 octobre dernier. La COP26 qui débute en ce début novembre. Le dossier nucléaire qui devrait trouver un épilogue dans les semaines à venir. Cet automne sera donc très "climatique". L’occasion, pour la quatrième saison du podcast "Les Quatre Saisons" de revenir sur les difficultés belges en matière environnementale. On le savait, déjà en 2019, c’est désormais confirmé : la Belgique est en retard, notre pays est un "boulet". Les discours politiques ont eu beau se succéder, ces dernières années, notre pays reste à la traîne dans ses objectifs climatiques. Loin des discours des grands de ce monde, sur le terrain, ça bouge. En Wallonie, 30% des émissions de gaz à effets de serre proviennent de l’industrie. Un chiffre en baisse, mais l’industrie reste le secteur qui génère le plus de CO2 au sud du pays. En attendant une mobilisation générale, dans les actes, au niveau politique, des capitaines d’industrie font ce qu’ils peuvent. C’est le cas de Jacques Crahay, le patron de Cosucra, une entreprise familiale wallonne, leader mondial en matière de production de protéine végétale. Ancien président de l’Union wallonne des entreprises, entre 2018 et la mi-septembre 2021, son discours a détonné, lui qui proposait de changer notre modèle économique, pour mieux affronter le défi climatique. Deux ans plus tard, Jacques Crahay reste sur ses positions. Et comme vous allez l’entendre dans cet épisode, il interroge le fondement même du capitalisme "simple, basique" : avant de gagner de l’argent, il faut se poser la question du sens.
Oct 27, 2021
24 min
Les Quatre Saisons - Episode 20 - "Une toute autre politique", l’impossible pari de la Vivaldi, minée par les conflits - 30/09/2021
l y a un an, le gouvernement Vivaldi prenait enfin son envol. Si cette première année a surtout été consacrée à la gestion de la pandémie, les dossiers brulants commencent à s'accumuler, les conflits également et ils prennent de la place. Pourtant, l'an dernier, Alexander De Croo voulait faire de politique autrement, dans le respect. A la place, il y a essentiellement du conflit. La politique est-elle "source de conflits", comme le prétend Paul Magnette ? Pour tenter de répondre à cette question, nous avons interrogé un philosophe, par ailleurs président de parti et député fédéral : François de Smet.
Sep 29, 2021
19 min
Les Quatre Saisons - Episode 19 - Après les travaux, Namur va-t-elle (enfin) s’assumer comme capitale wallonne ? - 16/09/2021
35 ans après la publication d’un décret établissant Namur comme capitale de la Wallonie, la ville aux 111.000 habitants va-t-elle enfin se saisir de son titre de capitale wallonne ? C’est précisément au "Grognon", "coeur" de Namur, que cet épisode du podcast "Les Quatre Saisons" vous convie pour évoquer la ville : son statut de capitale politique et de siège administratif de la Wallonie, le rapport des habitants de la ville à ce statut, le développement important de la ville sous l’égide du bourgmestre Maxime Prévot et par corollaire les problèmes de "grande ville" qui touchent désormais Nameur, comme on dit en wallon...
Sep 15, 2021
24 min
Les Quatre Saisons - Episode 18 - 50 ans de Communauté française, 10 ans de Fédération Wallonie-Bruxelles : stop ou encore ? - 02/09/2021
Vous allez l’entendre souvent pendant un an : en 2021, la Fédération Wallonie-Bruxelles fête ses 50 ans : "À vos côtés depuis 50 ans" comme l’indique un logo spécial (voir ci-dessus) pour cet anniversaire. Il y a un demi-siècle, une première fournée de modifications de la Constitution a entériné le principe de "l’autonomie culturelle" et la création, pour les francophones, de la "Communauté culturelle française". Partant de quelques matières culturelles et d’enseignement, la CCF est devenue "Communauté française" en 1980. Avec plus de compétences (les matières "personnalisables") et un exécutif, le "Conseil de la Communauté française". En 1988, le mastodonte de l’enseignement a été "communautarisé" et les problèmes budgétaires n’ont pas tardé. En 2011, changement d’appellation, bien que non constitutionnelle : dites désormais "Fédération Wallonie-Bruxelles". Censée solidifier les liens entre Wallonie et Bruxelles, la FWB a vu, depuis dix ans, des revendications de plus en plus régionalistes prendre le pas sur les discours d’union des francophones. La FWB, née entre 2008 et 2011, en pleine crise institutionnelle qui voit naître la VIe réforme de l’Etat, n’a jamais été aussi menacée. Pour ce retour du podcast "Les Quatre Saisons", nous ne pouvions passer à côté de cet anniversaire. Nos archives regorgent de propos politiques critiques envers l’existence même de la Fédération Wallonie-Bruxelles : du "La Communauté française – en son état actuel – est aujourd’hui dépassée par les faits" signé Bernard Anselme, qui dirigeait cette institution en 1992, au "Je pense qu’il y a des ministres [de la FWB] qui se lèvent le matin et qui se demandent ce qu’ils vont faire de leur journée" de Pierre-Yves Jeholet en 2015, quatre ans avant devenir lui-même ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles… Parmi les défenseurs de la Fédération, le plus prolixe s’appelle Olivier Maingain. 26 ans à la tête du FDF devenu Défi, 26 ans de défense des francophones de la périphérie bruxelloise, ça vous donne quelques convictions. Dont celle qu’il faut maintenir coûte que coûte un lien entre Wallons et Bruxellois. Lors des dernières négociations en vue de former le gouvernement régional bruxellois, les négociateurs s’étaient entendus sur la création d’un poste tout neuf (et non rétribué) : "agent de liaison". Absent de l’accord de gouvernement (mais pas du "petit cahier" qui regroupe les décisions politiques prises lors des négociations), ce poste était destiné à Olivier Maingain. La nomination de l’ancien président amarante ne devrait plus tarder. De quoi relancer la machine intrafrancophone ? En tout cas, comme vous l’entendez dans ce retour des "Quatre Saisons", l’homme est déterminé.
Sep 1, 2021
19 min
Les Quatre Saisons de Jean-Michel Javaux - "Ma Buvette, c'est mon baromètre" - 15/07/2021
Plus de 10 ans déjà que Jean-Michel Javaux a quitté les ors de la politique fédérale. Parti sans se retourner, parce que son « amoureuse » avait un projet professionnel et que son travail, à lui, avait pris beaucoup (trop) de place, Jean-Michel Javaux a ralenti. Mais sans lâcher la politique pour autant : devenu bourgmestre d’Amay en 2006, il a été réélu 2 fois depuis et se trouve aujourd’hui à la mi-temps de son dernier mandat à la tête de sa commune. En 2013, il a été nommé président du Conseil d’administration de Meusinvest, rebaptisté Noshaq, un fonds d’investissement liégeois lié à la galaxie Nethys. À 53 ans, et malgré sa popularité à l’intérieur de son parti comme dans le public (en témoigne sa première place dans une consultation ludique concernant le casting du gouvernement Vivaldi), Jean-Michel Javaux n’a jamais été ministre. Et il ne le sera sans doute jamais. Au cours de cet entretien en mode « Quatre Saisons », l’écologiste détaillera son rapport à un destin ministériel qui lui a échappé, tout en ayant conscience que la politique vous empêche, parfois, de vivre certaines choses, quitte à le regretter plus tard… En politologue de l’ULB, spécialisé en relations internationales, Jean-Michel Javaux estime que depuis 20 ans, notre monde a connu trois grandes crises majeures. Et que la dernière, celle du coronavirus, doit nous encourager à soutenir les secteurs essentiels. Celui qui a été touché par le COVID-19 estime « qu’il faut beaucoup d’humilité pour débriefer » et rend hommage aux experts. Toujours animé par la verdurisation de nos sociétés, par le développement de la province de Liège, Jean-Michel Javaux attend avec impatience de pouvoir retrouver ses copains « du foot » : son équipe est à l’image de la société, ainsi, dit-il, « je peux prévoir à 2-3% près le résultat des élections : ma buvette, c’est mon baromètre. »
Jul 14, 2021
23 min
Les Quatre Saisons d'Ibrahim Ouassari - "J'ai peur qu'on revienne en 2019" - 08/07/2021
20 janvier 2020. Sundar Pichai, le patron d’Alphabet, est en visite à Bruxelles. A-t-il rencontré le roi Philippe, la Première ministre Sophie Wilmès, la Commissaire européenne Ursula Von Der Leyen ? Non. Sundar Pichai se rend 10, Place de la Minoterie à Molenbeek-Saint-Jean pour visiter les locaux de MolenGeek, une entreprise multifacette, tant école de coding qu’incubateur de start-up. Sundar Pichai ne vient pas les mains vides : un chèque de 200.000€ pour soutenir Molengeek. Le patron d’Alphabet avait également autre chose à son agenda ce jour-là, mais tout de même, le symbole est fort. Symbole justement, c’est un mot important pour le cofondateur de Molengeek, Ibrahim Ouassari. Né en 1978, ce jeune Molenbeekois est le dernier né d’une famille de 8 enfants. Malgré les exemples de réussite dans les études que compte sa famille (deux ingénieurs, un juge, etc.), le jeune Ibrahim n’y arrive pas à l’école. Qu’il quitte avant la deuxième secondaire. S’en suivra un parcours cabossé d’autodidacte jusqu’à l’arrivée du numérique. Aujourd’hui, devenu membre du conseil d’administration de Proximus, Ibrahim Ouassari se dit symbole des jeunes qui ont raté leur étude, qui ont des origines étrangères, qui habitent à l’ouest du canal à Bruxelles. Dans cet épisode d’été du podcast "Les Quatre Saisons", ce papa de 5 enfants nous parle de son parcours, de ce qui le fait avancer. De politique aussi : indépendant politiquement – il insiste – du MR qui l’a nommé au CA de Proximus, Ibrahim Ouassari "n’avait pas le choix : refuser, ça signifiait que je pouvais plus dire qu’il y avait un manque de diversité". Aujourd’hui, il en est à expliquer à un autre public que celui dont il est issu que non, "le non-respect des règles n’a rien de culturel, que tout le monde ne vit pas dans une villa 4 façades avec un jardin." Ibrahim Ouassari voit une évolution de notre société, des jeunes. Mais il confesse une inquiète, qu’on oublie la pandémie, les dégâts qu’elle a provoqués, "j’ai peur qu’on revienne en 2019".
Jul 7, 2021
21 min
Les Quatre Saisons de Leila Belkhir - "J’ai du mal à comprendre qu’un soignant hésite à se faire vacciner" - 01/07/2021
C’est l’une des personnalités marquantes de cette "saison" 2020-2021 qui se termine. Leïla Belkhir est professeure à l’UCLouvain, cheffe de l’unité infectiologie aux cliniques universitaires Saint-Luc de Bruxelles. Depuis un an, bien malgré elle, cette professionnelle de la santé est devenue l’un des visages "experts" de la pandémie. Elle a répondu à des dizaines d’interviews, pour tous les médias de Belgique francophone. Son message initial concernait le terrain, elle qui a traité tous les jours des patients depuis le début de la pandémie. Par la suite, elle a continuellement été sollicitée sur le fond : à propos des décisions prises par les Conseils nationaux de sécurité puis les comités de concertation, sur l’évolution de la pandémie, sur la maladie elle-même, etc. Jusqu’à devenir experte pour la commission spéciale COVID-19 du Parlement fédéral. On a donc beaucoup entendu Leïla Belkhir parler de l’épidémie depuis plus d'un an. Mais qui est-elle au juste ? Dans cet épisode "spécial été" du podcast "Les Quatre Saisons", vous entendrez Leïle Belkhir comme vous ne l’avez jamais entendue. Comment a-t-elle vécu cette année pas comme les autres ? Désormais "role model", cette médecin d’origine tunisienne explique les réactions qu’ont suscitées ses apparitions dans les médias. Son rapport avec le monde politique aussi (en "décalage complet", dit-elle), face auquel elle n’a pas laissé sa langue en poche. Elle s’interroge également sur la vaccination dans le milieu médical.
Jun 30, 2021
22 min
Les Quatre Saisons - Episode 17 - Automne, hiver, printemps : premier bilan pour les trois premières saisons du gouvernement Vivaldi - 24/06/2021
Dernier épisode classique de votre podcast "Les Quatre Saisons", avec un premier bilan pour le gouvernement Vivaldi, au lendemain du "oui" européen au plan de relance belge. Derrière les sourires du jour, ces dernières semaines n'ont pas été simples pour l'équipe De Croo. Et les dossiers à venir seront encore plus compliquées. Mais est-ce franchement différent des gouvernements fédéraux du passé ? Pour ce bulletin de l'équipe De Croo, nous accueillons notre collègue Marc Sirlereau.
Jun 23, 2021
23 min
Les Quatre Saisons - Episode 16 - Le retour de Bruxelles et de la Belgique dans le concert des nations : "Non peut-être" - 17/06/2021
Des hélicoptères qui survolent Bruxelles. Une partie du Ring bloqué. Des sirènes de police qui déchirent la quiétude d’un dimanche soir d’Euro de football. "Comme avant", Bruxelles a repris ses habits de ville dont on parle partout, car elle accueille les plus grands leaders du monde. Sommet Europe/Etats-Unis, réunion de l’OTAN, conseil européen : le présentiel revient à la mode. Derrière ce ballet diplomatique, que signifie, pour la Belgique, cette présence d’institutions internationales d’importance comme l’Union européenne ou l’OTAN ? Concrètement, que gagnons-nous à voir entre 100.000 et 150.000 personnes liées de près ou de loin à ces institutions vivre à Bruxelles et dans son hinterland ? De Paul-Henri Spaak, l’un des pères fondateurs de l’Europe à Charles Michel, l’actuel président du Conseil européen en passant par Willy Claes à la tête de l’OTAN, la Belgique a toujours été surreprésentée dans les postes importants les instances européennes. Comment l’expliquer ? Malgré ses dissensions internes, la Belgique est-elle toujours cet allié sûr et stable, tant dans sa relation atlantique qu’envers ses voisins et partenaires européens ? Les éléments de réponse sont apportés, cette semaine, par deux experts. Il y a François Roux, senior advisor sur les questions européennes pour l’Institut Egmont, après une longue carrière de diplomate, de Genève à Kigali, d’ambassadeur à représentant permanent pour la Belgique auprès de l’Union européenne ou encore chef de cabinet du président du Conseil européen. Eric Maurice est notre deuxième invité. Après une longue carrière de journaliste, ce Français est responsable du bureau bruxellois de la fondation Robert Schumann, qui est un centre d’études et de recherches sur les questions européennes.
Jun 16, 2021
22 min
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