
Libérez vos pouvoirs sensoriels lors d’une randonnée gastronomique ! Dans ce nouvel interview bucolique, nous partons en Provence. Je vous présente Anne-Cécile Audra, la fondatrice de Les Authentik. Un projet de territoire pour découvrir autrement les talents de Provence. Parmi les activités pour partir à la découverte du territoire, Anne-Cécile anime des randonnées gourmandes. Car en effet, les randonneurs ne sont pas seulement en recherche de paysage, certains ont parfois un profil plus hédoniste. Alors ils troquent leur pique-nique sandwich et tomate au sel, pour les plaisirs gustatifs d’un panier plus gourmand. Ou même pour faire une pause déjeuner dans une auberge !
🎧 Écoutez le podcast en cliquant sur le lien en bas de l’article !
La randonnée gastronomique en Provence
Peux-tu nous parler de la randonnée gastronomique que tu organises en Provence?
Amoureuse de ma région d’adoption dans laquelle je vis depuis 15 ans, je suis bourguignonne d’origine. Aussi, épicurienne et curieuse, j’ai travaillé depuis ces quinze dernières années, sur les territoires ruraux. Tantôt dans un cabinet d’urbanisme, tantôt dans une chambre consulaire – chambre d’agriculture – afin de favoriser le développement des territoires.
Accompagner les acteurs locaux
Donc j’aime accompagner les acteurs locaux, notamment les artisans et les agriculteurs, dans leur développement commercial. Aussi j’apprécie d’accompagner la formation de ces publics à la communication et au marketing. Et j’aime leur passion, leur dévouement, leur amour de leur métier : leur authenticité.
Ainsi, je me suis rendue compte qu’ils étaient parfois démunis pour parler d’eux. En effet, ils manquaient de temps pour recevoir du public. Et ils n’étaient pas à l’aise pour parler en public, faire connaitre leur histoire et leurs produits. Alors qu’ils représentent pour moi des gardiens de nos traditions, des passeurs de mémoire. Notamment pour les jeunes générations !
Savoir-faire et convivialité
Et comme je suis une passionnée, j’ai eu envie de faciliter la rencontre du public avec ces femmes et ces hommes. Et quoi de mieux que de se retrouver autour d’un buffet de produits du terroir, dans des paysages magnifiques, au milieu de la campagne provençale ? Ainsi on peut les rencontrer, découvrir leur savoir-faire et partager un moment de convivialité.
« À travers la découverte des sens, on comprend la complexité de leur métier. »
Mais également toute la patience qu’il requiert et l’expérience qu’il faut depuis des générations pour comprendre et innover dans leur pratique. Il fait sortir de nos écrans pour voir, écouter, toucher, sentir et goûter un territoire et ses habitants. C’est ainsi que je souhaite faire les choses.
Je ne veux pas ranger les artisans ou les producteurs dans une case, sur une énième plateforme d’activités touristiques. Ainsi je souhaite pouvoir les mettre en relation avec les touristes, en prenant une commission au passage. Je veux du vrai, de l’humain, du contact et pas du virtuel !
Vers la rencontre authentique
Mar 17, 2020
18 min

L’interview autour du projet de la brasserie éco-responsable, se déroule au nord ouest de la Communauté de Communes du Grand Pic Saint-Loup. Au pied d’un vaisseau de pierre, qu’on appelle la Séranne. Avoir une consommation locale et écoresponsable, n’est sans aucun doute un bel engagement éco-citoyen. Or, la plupart des projets qui offrent du sens au territoire, ne peuvent se réaliser sans un élan de solidarité. Que diriez-vous de pouvoir consommer une bonne bière locale, biologique, réalisée dans un procédé respectueux de l’environnement ? Personnellement, je tends le verre tout de suite ! Donc aujourd’hui, je suis à la Brasserie de la Séranne, où je rencontre Martial, un des fondateurs de ce beau projet.
« Beer is the best damn drink in the world »Jack Nicholson
🎧 Écoutez le podcast en cliquant sur le lien en bas de l’article !
L’histoire de la brasserie éco-responsable de la Séranne
Où en est la brasserie éco-responsable aujourd’hui, et quelles sont vos perspectives de développement ?
La Brasserie de la Séranne, c’est avant tout la découverte d’une passion pour la bière, à partager entre amis ! Aussi, tout à commencé simplement, avec un kit amateur classique. Et c’est surtout une belle aventure entre amis. Alors on a eu envie de créer notre propre bière locale. Puis quitte à se lancer dans ce projet de brasserie locale, on a vraiment voulu proposer quelque chose de bien. C’est-à-dire produire une bière le plus écologiquement possible.
Définition d’une brasserie éco-responsable
Donc une microbrasserie, c’est une brasserie qui va produire moins de 100 000 litres par an. Ce sont de petites capacités par rapport aux brasseries industrielles. C’est un procédé de fabrication artisanale. Aussi, produire de la bière demande beaucoup d’énergie : de l’eau, de l’électricité, du gaz. J’ai pu constater qu’aujourd’hui on peut arriver à produire en utilisant beaucoup moins d’énergie, beaucoup moins d’eau et d’électricité, de gaz. De plus, nous sommes dans un contexte où de toutes façons, on n’a plus le choix. Nous devons faire attention à notre consommation énergétique !
Par quels moyens envisagez-vous, votre démarche de brasserie éco-responsable ?
La brasserie éco-responsable c’est une gestion particulière de l’eau. On essaie de recycler les eaux, et d’en consommer le moins possible. C’est une production d’eau chaude grâce à un système de chauffage solaire. Ainsi, cela permet de préchauffer l’eau qu’on va utiliser pour le brassage. Et on peut la chauffer suffisamment, de sorte qu’on peut l’utiliser pour brasser suivant la période de l’année. Pour chaque brassin, cela représente 1h30 de chauffage en moins ! Que ce soit au gaz ou à l’électricité. Donc ce sont des centaines de kilos de gaz, ou des centaines de kilowatt d’électricité économisés. D’ailleurs, d’autres brasseries déjà existantes depuis longtemps sont en train de mettre en place ce système de chauffage solaire.
Grâce au chauffage solaire, pour chaque brassin,
Mar 11, 2020
15 min

Le voyage sans avion est un véritable engagement en faveur du tourisme durable ! Car devenir un voyageur responsable, c’est minimiser son empreinte écologique en voyage. En reconsidérant son mode de transport vers une mobilité plus douce, il est possible d’avoir un impact beaucoup moins important sur le bilan carbone de son voyage.
Matthieu, blogueur et voyageur en quête d’un tourisme responsable s’est lancé un défi. Il souhaite atteindre la Thaïlande sans prendre l’avion. Que diriez-vous de découvrir à travers cette interview son approche et sa philosophie du voyage sans avion ?
🎧 Écoutez le podcast en cliquant sur le lien en bas de l’article !
Voyage sans avion de Paris jusqu’à Bangkok
Un voyage durable et insolite
Je réalise donc cette interview avec Matthieu du blog Adventripers( Ce blog aujourd’hui n’existe plus !). Un blog sur le voyage qui met à l’honneur la culture, les coutumes, la nature, et surtout les populations à travers le voyage. Donc nous allons parler d’un sujet orignal à travers un voyage insolite, un Paris Bangkok sans avion.
Matthieu du blog Adventripers
Matthieu, tu réalises actuellement un voyage sans avion de Paris à Bangkok.Peux-tu nous expliquer, pourquoi tu as pris la décision de voyager sans avion ?Comment as-tu pris conscience de l’impact du tourisme sur l’environnement ?
J’ai toujours été sensible à l’environnement. Mais le problème c’est qu’on est tous sensible, pour finalement, ne jamais faire de grand changement dans nos vies. L’année dernière, j’ai eu la chance de pouvoir partir en PVT, en visa au Chili pendant un an. Et un des grands objectifs de ce voyage c’était la Patagonie. Donc j’y ai passé trois mois exceptionnel, tout en prenant une immense claque !
En effet, j’ai vu mon premier glacier, condamné à inévitablement disparaitre dans les vingt prochaines années.
Aussi, cette expérience a été un déclencheur de prise de conscience. Et durant cette année de voyage, je me suis renseigné plus que la normale. Plus on s’informe, plus on trouve de l’information qui fait « mal ». À mon retour en France, j’avais déjà l’objectif de repartir. Ainsi, avec cette notion qui avait grandi sur le respect de l’environnement, je me suis donc interrogé.
Est-ce qu’on peut voyager loin, sans avion ?
Puis-je faire mon roadtrip en Asie, sans prendre l’avion ?
Devant le constat global du réchauffement climatique, on arrive à se dire : « ok, moi je fais quoi ? » Et donc en étant en plein voyage, je me suis intéressé à la notion du tourisme et de l’impact que cela avait sur l’environnement. On ne peut pas nier les faits, le tourisme est responsable de 8% des GES sur la planète.
Les préparatifs du trajet
Quelle est alternative à l’avion pour atteindre ta destination ?Comment tu as organisé la conception de ton voyage ? As-tu imaginer ton itinéraire, ou tu as trouvé des sources qui t’ont inspirées ?Combien de pays vas-tu traverser ? As-tu estimer un nombre d’étapes ?
Nov 1, 2019
14 min

La question de la mobilité douce est centrale pour pratiquer le Slowtourisme. En effet, les transports ont généralement un impact néfaste sur la planète et à plusieurs échelles. L’idée est de trouver des alternatives pour se déplacer en minimisant son empreinte écologique. Et les déplacements zéro carbone sont des options envisageables pour réaliser des séjours éco-responsables. Que diriez-vous de découvrir l’univers du bateau-stop, du cobaturage ? C’est à travers le témoignage d’Hugo, que nous trouverons une source d’informations précieuses et inspirantes pour nos prochains voyages !
🌿 Pour écouter le podcast c’est à la fin de l’article !
Hugo De Pavant, un marin depuis l’enfance
Peux-tu nous raconter en quelques mots, ton parcours dans l’univers de la voile ?
Je baigne dans l’univers de la voile depuis que je suis tout jeune. Quand j’étais petit, j’ai pu faire de nombreuses croisières familiales. Ainsi j’ai eu le goût du bateau. Et depuis 30 ans maintenant, je fais du bateau!
J’ai fait beaucoup de dériveur, régaté sur des petits circuits régionaux et nationaux. Ensuite je suis passé au quillard, ce sont des bateaux plus gros et plus performants. Puis je suis passé dans la course, la préparation de la course au large : le Figaro, la Route du Rhum, le Vendée Globe. Ce sont des projets intéressants et bien différents de la croisière. Aussi, j’ai fait de l’organisation de courses. C’était intéressant d’être de « l’autre coté de la barrière » et d’être confronté à d’autres problématiques.
L’univers marin en 2019
Tu navigues à travers mers et océans, comment perçois tu l’environnement marin ? En terme de pollution, de faune, de flore ?
On a une belle planète, il faut le dire ! Or depuis un siècle, on détruit cette belle faune, cette belle flore. Et que ce soit en mer, comme sur terre. À force de naviguer et de faire des transats, on peut se rendre compte que c’est très pollué. Il y a beaucoup de déchets un peu partout. Au milieu de l’Atlantique, on arrive à trouver des frigos, des containers ouverts. On voit des choses un peu étranges : des bidons de gasoil, des fûts de pétrole. L’année dernière sur une transat, j’en ai croisé six ! Et ça fait beaucoup ! On parle aussi du 7eme continen,t qui grossit de plus en plus, et les gens cherchent des solutions. En fait je pense qu’il y a de l’espoir car il y a de l’argent qui est investi pour ce type de problématique.
Ensuite c’est une responsabilité de nous tous, marins comme pas marins ! En général cette pollution vient rarement des marins qui ont tendance à protéger leur environnement. Mais il faut rester vigilant car il y a de nombreuses choses négatives pour le devenir des océans.
Naviguer éco-responsable
Aurais-tu des conseils pour ceux qui souhaitent être des marins éco-responsables?
Oui ! Il y a beaucoup de solutions ! Notamment sur la gestion de l’eau à bord, que ce soit en mer, ou que ce soit à terre. Quand le voilier arrive au port, et qu’on va le nettoyer avec des litres et des litres d’eau. Sur les produits de nettoyage : beaucoup utilisés dans la plaisance,
May 22, 2019
14 min

Nous partons au cœur du Costa Rica, à quelques kilomètres de San José. Nous allons à la rencontre d’une communauté de femmes, cultivatrices de café. Un café vendu sous la marque Cerro Biolley. Célia, actuellement en mission sur place, va nous expliquer en quoi cette coopérative d’agricultrices peut vous amener au cœur de la vie locale. Donc c’est à travers les initiatives de l’association ASOMOBI qu’il y a une offre d’écotours et la possibilité d’être héberger dans une auberge éco-responsable.
🌿 🎧 Pour écouter l’interview c’est en bas de l’article ! 🎧 🌿
ASOMOBI, une coopérative de femme
Pourriez-vous nous présenter en quelques mots, l’association ASOMOBI, son histoire, son organisation, l’entreprise et les projets dans le but de développer l’écotourisme ?
L’association a été créé il y a plus de vingt ans en 1987. Et c’est une association réunissant exclusivement des femmes. À cette époque la majorité des hommes quittaient la campagne en direction de San José, ou ils partaient clandestinement vers les États-Unis pour chercher du travail. Donc ils laissaient les femmes et les enfants avec de faible revenus. Alors un petit groupe de femmes s’est réuni. Elles ont décidé de cultiver le café, même si elles ne connaissaient rien dans le processus de torréfaction.
Torréfier le café
Deux d’entre elles ont choisi de faire don de leurs terres qui leur appartenaient. La première tentative de torréfaction a été une catastrophe. Mais elles n’ont pas baissé les bras ! Voulant obtenir des revenus par leur production, elles ont pris contact avec Grace Mena. Femme de renommée dans l’univers du café, Grace Mena donnait des cours à San José. Les membres d’ASOMOBI ont pu y assister ! Ainsi, elles ont vraiment appris à torréfier le café. Elles ont du tout réapprendre sur le processus de torréfaction !
La réussite d’une coopérative de femmes
Puis quelques années plus tard en 2002, l’activité de la commune a attiré de plus en plus de visiteurs. En effet, le marché du café a toujours été maitrisé par des hommes au Costa Rica. Aussi c’est un pays assez machiste. Alors le fait que des femmes puissent avoir un marché dans l’univers du café était inconcevable ! C’est pourquoi cela a réveillé la curiosité des gens. Certains maris refusaient que leur femmes travaillent. Mais heureusement avec ls années, la mentalité a évolué sur ce plan là !
Une auberge éco-responsable
Pouvez-vous nous parler de votre auberge ? Nous décrire ce lieu ? Dans quelle ville se situe-t-il ?
L’auberge se situe au sein de la communauté de Biolley, juste à côté de la production de café. L’auberge a été créé suite aux nombreuses visites de voyageurs curieux de découvrir cette association de femmes productrices de café. Malheureusement en 2012, la foudre a provoqué une défaillance du système électrique : tout a brûlé.
May 13, 2019
13 min

Vous découvrirez sur la page d’accueil du blog de L’Atelier Bucolique, un lien d’affiliation vers la plateforme web DreamAct. Aussi, en cliquant sur le lien via l’accueil du blog vers la e-boutique DreamAct, et grâce au code promo DREAM-BUCOLIQUE, vous bénéficierez d’une offre de -10% sur vos achats ! Donc j’aimerais vous présenter cette e-boutique éco-responsable et vous expliquer ainsi, ce choix d’affiliation. En effet, les valeurs et les démarches menées par l’équipe de Dream Act sont en accord avec l’univers du voyage durable. Dans cette interview, j’ai rendez-vous avec Claire Chouraqui, la co-fondatrice de Dream Act. Claire nous raconte l’histoire de Dream Act et nous partage la philosophie bienveillante de cette plateforme web éco-responsable.
🎧🔻Pour écouter l’interview c’est à la fin de l’article ! 🔻🎧
Création d’une e-boutique éthique
Quelle est l’histoire de DreamAct ? Comment cette aventure a-t-elle commencé ? Et qui sont les fondatrices ?
DreamAct c’est une aventure qui a commencé il y a trois ans, quand j’étais en colocation avec Diane Scemama mon associée co-fondatrice. À cette époque on finissait nos études, on avait fait chacune des stages dans le lieu associatif, dans l’Économie Sociale et Solidaire. Et nous avions un vrai besoin de sens dans nos choix du quotidien. Souvent on ne sait pas vraiment comment faire. Donc on a commencé à regarder comment, à notre échelle et au quotidien, on pouvait changer les choses. Et très vite, nous nous somme rendu compte que la façon la plus simple de le faire, c’est par nos choix de consommation.
Mieux consommer sans dépenser plus
Aussi, les gens pensent que consommer responsable ça coûte cher. Alors qu’en fait non, ça ne coûte pas cher. Car consommer responsable, c’est changer son mode de consommation. C’est acheter moins, mais mieux et de meilleure qualité. Des produits qui durent plus longtemps. Donc cela fait faire des économies.
Suite à ces réflexions, nous nous sommes dit qu’il fallait partager ces belles alternatives éco-responsables. Donc on a créé un média sur internet : un webzine de bonnes adresses responsables. Et on s’est rendu compte que nous n’étions pas les seules à s’intéresser à ce sujet là ! D’un côté on avait des entrepreneurs engagés qui nous disaient que notre démarche était bien. Et de l’autre côté, on avait des citoyens qui aimait ce qu’on faisait. Mais ils ne trouvaient pas les produits dans leur ville ou leur village.
Donc rapidement, on s’est dit qu’il fallait une espèce de market place ou de distributeur, sur internet. Ainsi cela mettrait en lien les citoyens qui ont envie de mieux acheter, et les entrepreneurs ou les acteurs de l’économie sociale et solidaire qui proposent des alternatives. Ainsi l’idée était de proposer une sorte d’espace pour démocratiser la consommation responsable.
Les valeurs de Dream Act
Quelles sont les valeurs et les engagements de DreamAct ? Quels sont les impacts de préférer ce mode de consommation ?
Pour nous ce qui est très important c’est d’abord la transparence. On choisit des acteurs de l’économie sociale et solidaire...
Apr 11, 2019
10 min

Voyager sans polluer est une thématique centrale dans le secteur du tourisme durable. Aussi minimiser son impact sur l’environnement et viser des déplacements zéro carbone sont des objectifs qui demandent une certaine organisation. Nous avions auparavant aborder l’idée des préparatifs avec 5 conseils pour préparer un Tour du Monde écologique. Découvrons dans cette interview l’incroyable projet de voyage autour du monde de Mikhaël Brun. En effet, Mikhaël s’est lancé un éco-défi au long cours, faire un tour du monde zéro carbone ! Un voyage atypique, qui nous promet une approche à la fois éco-responsable et humaniste du voyage. Donc Mikhaël nous amène autour du monde de façons poétique et remplie de respect pour la planète et ses habitants. Je vous invite à suivre cette belle aventure !
🎧🔻Pour écouter l’interview c’est à la fin de l’article ! 🔻🎧
Mikhaël et Nil, un voyage zéro carbone
Mikhaël, est-ce que tu peux nous raconter ce qu’est le projet de Mikhaël et Nil ? Quelle est la place de ton approche professionnelle dans ce projet ?
Mikhaël et Nil, ce sont les aventures éco-responsables de Nil, mon Border Collie, et moi. Éco-responsable, car on va voyager à vélo sur les continents et à la voile sur les océans. Donc concrètement sans aucun moyen de transport motorisé. Le but de ce périple, ce sera de prendre le temps de voyager autrement, afin notamment de sensibiliser le monde sur le respect de l’environnement.
C’est un voyage qui débutera en août prochain. Par une traversée de l’Atlantique sur notre voilier Goëlhan. C’est un réel premier défi personnel, parce que je n’ai jamais encore navigué seul. Et ça aussi pour objectif de rendre fière ma mère.
Mikhaël & Nil Adventures – Voix off Nil from Mikhael Brun on Vimeo.
Je suis photographe et vidéaste professionnel. Je compte donc réaliser un documentaire de ce voyage pour retranscrire la richesse de notre planète et de ses habitants. Concrètement j’irai à la rencontre de la nature. Mais aussi des gens, pour découvrir leur expérience de vie, leur métier, leur passion, leurs envies, leurs déceptions. Et ce sera un film documentaire qui sera rythmé par notre progression à vélo et à la voile.
Les voyages en avion ou un tour du monde zéro carbone ?
Est-ce que tu as souvent pris l’avion pour voyager ?
Oui. En 2016, pendant un an, j’ai réalisé un tour du monde en sac à dos, et en avion donc. J’avais 25 ans. Avant, concrètement, je n’avais quasiment jamais voyagé. C’était une expérience assez incroyable ! Et c’est là où j’ai pris goût au voyage. Pendant cette année de voyage, j’ai du prendre une quinzaine de fois l’avion. C’est assez énorme.
Comment est née cette envie de faire un tour du monde zéro carbone?
Apr 2, 2019
7 min

La question de la mobilité douce est centrale dans le voyage éco-responsable. S’interroger sur l’utilisation des transports est préalable à la création de nos vacances écologiques. Aussi, il est passionnant de partir à la rencontre de voyageurs qui sont très engagés dans la démarche de tourisme durable. David Gasc est un de ces voyageurs exceptionnels. Un aventurier qui a réalisé un voyage de 4 ans à vélo sur les routes d’Amérique! Comment concevoir un tel voyage ? Au-delà de cette itinérance douce, c’est aussi une aventure humaine incroyable. C’est également une ouverture à la rencontre d’initiatives de tourisme durable et de préservation de l’environnement. Dans cet interview, David nous partage sa vision et sa philosophie du voyage responsable.
🎧🔻Pour écouter l’interview c’est à la fin de l’article ! 🔻🎧
Le blog, le récit de ton voyage à vélo
David, tu es l’auteur du blog « Sur la Route du Patrimoine », pourrais-tu nous présenter la naissance de ce projet ? À qui s’adresse-t-il ?
Tout d’abord, ce projet Sur la Route du Patrimoine, c’est l’envie de découvrir et de partager les richesses, aussi les menaces autour du patrimoine naturel et culturel du continent américain. Donc c’est un continent où je n’avais jamais été. J’étais très curieux de connaitre cette richesse que j’avais pu découvrir à travers des documentaires. Mon idée de ce blog, c’était de découvrir des parcs naturels, des sites classés, des traditions culturelles. L’idée était de faire ressortir les bonnes pratiques par rapport à la responsabilité sociale des entreprises et en ce qui concerne le tourisme responsable.
Donc ce blog, je l’ai alimenté pendant 4 ans. Aujourd’hui j’essaye de l’alimenter encore. Il contient plus de deux cents articles. Il traite de destinations, il y a des parties qui sont plutôt des roadbooks. Aussi il y a des fonds de carte qui donnent des bons plans pour sortir des sentiers battus. Ecrits en 4 langues, ce blog s’adresse aux amoureux de l’aventure, de l’Amérique latine. Mais aussi à des gens consciencieux des problèmes de la biodiversité sur ce continent. Et des amoureux de la bicyclette ! Puisque je suis un fan de cyclotourisme.
La découverte d’initiatives de tourisme durable
Tu as donc l’incroyable expérience d’un voyage de 4 ans à vélo, sur le continent américain. Comment as-tu pu découvrir des initiatives de tourisme durable et de préservation de l’environnement lors de ce voyage ?
Alors j’avais pour fil rouge, de suivre des sites classés, patrimoniaux, soit naturels, soit culturels. Cet itinéraire a beaucoup évolué en fonction des rencontres et des conditions du terrain. En effet, quand on voyage à vélo on n’a pas toujours des facilités logistiques pour suivre un chemin qu’on a décidé de suivre. Au dernier moment, ce chemin peut-être coupé par exemple ! Mais j’ai suivi mon idée d’aller à la rencontre de projets éthiques, autour du tourisme.
Était-ce programmé en amont, as-tu trouvé des adresses avec le bouche à oreille, par des sites internet en particulier ?
Le bouche à oreille a fonctionné. C’est-à-dire que j’ai eu des sources sur...
Mar 27, 2019
17 min

Je me suis rendue au Vigan, une petite ville au sud des Cévennes, pour faire la rencontre de Gaëlle, la fondatrice d’Azimut Voyage. Azimut Voyage, c’est une association de tourisme responsable qui offre des séjours autour de thématiques originales. Des séjours qui vous amèneront hors des sentiers battus. Afin de vous proposer des voyages faits de rencontres et de découvertes atypiques, cet artisan du voyage prend le temps de créer des séjours authentiques et solidaires. Azimut par définition, est un angle de mesure qui en arabe signifie direction. Dans l’univers du tourisme en général, il existe mille et une façons de voyager. Si vous choisissez d’acheter un séjour dans une agence de voyage, vous êtes aussi face à un éventail de possibilités.
Lors de cet interview, nous allons comprendre les valeurs et les engagements d’un artisan du voyage. Quels sont les avantages lorsqu’on choisit de partir avec un artisan du voyage?
🎧🔻Pour écouter l’interview c’est à la fin de l’article ! 🔻🎧
Les débuts d’Azimut Voyage, artisan du voyage
Gaëlle, pourrais-tu nous raconter comment tout à démarrer pour Azimut Voyage, lors de la création de votre premier séjour ?
Tout a commencé il y a un peu plus d’une dizaine d’années, alors que je voyageais. J’avais 18 ans, je voyageais beaucoup en Afrique avec mon père. Et je suis tombée amoureuse du Maroc et de ses habitants. À ce moment là je travaillais dans l’édition, coincée dans un petit bureau à Paris. Puis, petit à petit, je me suis dit que pouvoir faire partager ce que j’appréciais de ce pays me tenait à cœur. À savoir, les rencontres, l’immersion, les montagnes, cette chaleur et ces échanges possibles, m’ont donné envie de créer un séjour et voir si ça pouvait fonctionner avec des voyageurs.
De façon tout à fait confidentielle au début, on a créé une petite association. Ainsi on a amené des connaissances et des gens au Maroc. La découverte a plutôt bien fonctionné. Et au fur et à mesure, Azimut Voyage s’est étoffé. Ensuite, ce sont les voyageurs eux-mêmes qui nous ont demandés d’organiser des séjours dans d’autres destinations, avec cette même philosophie. C’est-à-dire, d’aller vraiment à la rencontre, de se glisser dans le rythme du pays, de découvrir ses paysages. Mais pas seulement en tant qu’acteur passif : de pouvoir participer, d’être dans la confection des repas, de pouvoir ramasser dans un jardin, de découvrir l’artisanat, de pouvoir faire du khôl par exemple. Puis, on a transposé cette formule dans les Cévennes, où je suis venue m’installer. Là j’ai rencontré des guides qui connaissaient beaucoup d’agriculteurs, d’acteurs locaux. Des personnes qui font vivre les territoires.
L’idée c’était de commencer au Maroc, ensuite dans les Cévennes, et maintenant on propose au Portugal, au Congo et à d’autres pays.
Les valeurs en faveur du tourisme durable pour un artisan du voyage
Azimut Voyage est une association de tourisme durable. Pourquoi faire le choix de ce statut plutôt qu’un statut d’entreprise? Quelle est votre philosophie du voyage ?
Donc on a commencé en tant qu’association parce qu’on reverse 3% du prix de vente pour des projets de développement. Ainsi ça nous plaisir d’avoir ce côté associatif.
Mar 25, 2019
9 min

Prenons le large pour de nouveaux horizons ! Nous partons à Madagascar avec Tsiky du blog Madagasmile. Dans cet interview, nous souhaitons mettre en avant des conseils pour réaliser un voyage éco-responsable à Madagascar. En effet, Tsiky est française d’origine malgache et grâce à sa connaissance de cette incroyable île, elle pourra nous conseiller sur différents aspects permettant d’optimiser un séjour plus écologique.
Ainsi, elle nous apporte des suggestions pour rencontrer les locaux ou découvrir la gastronomie locale. Quels seraient nos choix en matière d’hébergements éco-friendly, ou en terme d’activités nature ?
🔻Pour écouter l’interview c’est à la fin de l’article ! 🔻🎧
Un blog de voyages à Madagascar
Tsiky, pourrais-tu nous dire pourquoi tu as créé un blog spécialement sur Madagascar ?
J’ai créé un blog sur Madagascar parce que c’est mon pays d’origine. Et j’ai la chance d’y aller depuis que je suis toute petite. Aussi, je sais que je vais y retourner très souvent. Donc, c’est l’occasion de permettre à toutes les personnes de présenter ce pays que j’aime beaucoup. Et ainsi, de pouvoir les aider à réaliser leur voyage à Madagascar plus facilement.
Ton approche personnelle
Diplômée dans le secteur du tourisme durable, tu as un réel intérêt pour le voyage responsable. En quoi Madagascar est une destination qui peut offrir des possibilités pour réaliser un voyage dans ce sens là ? Combien de jours faut-il partir selon toi pour profiter vraiment du pays ?
Au niveau du nombre de jours, c’est un pays très grand. C’est la quatrième île du monde ! Donc depuis la France, il faut 12h de vol à peu près, il vaut mieux partir minimum 10 jours. Après en 10 jours, avec une approche tourisme durable, ce qui est bien à Madagascar, c’est qu’il y a une très grande biodiversité.
Écotourisme et tourisme solidaire
Au niveau écotourisme, c’est vraiment super pour découvrir les oiseaux, les parcs naturels, les reptiles, les scientifiques adorent ! Aux niveau tourisme solidaire, c’est intéressant parce qu’il y a beaucoup d’ONG qui proposent des projets de développement qui accueillent des volontaires. Car Madagascar est un pays pauvre. Madagascar c’est aussi connu pour être le pays du Moramora, ça veut dire doucement.
Donc prendre le temps de vivre, prendre le temps de voyager.
Rencontres et partages sur l’île
Est-ce qu’il est facile de rencontrer les locaux ?
Oui, les locaux sont assez accueillants, toujours souriants. À Madagascar, on appelle les étrangers le Vazaha, comme c’est un pays pauvre, il y a toujours la vision des Vasaha comme des pays riches. Donc dans certaines parties du pays, l’étranger équivaut « argent ».
Aurais-tu des pistes, des associations à nous conseiller pour pouvoir faire des rencontres avec la populations locales : par exemple pour découvrir l’artisanat, la cuisine traditionnelle ou certaines coutumes ? Une région ou une ville est-elle plus idéales pour ce type ...
Mar 15, 2019
10 min
