Berlin, est-elle toujours “arm aber sexy”, pauvre mais sexy ? En apparence, il semblerait que l'énergie qu’elle dégage soit toujours aussi vibrante. Je suis sûre que celles et ceux qui y ont déjà passé 48 heures pourraient dire que c’est là l'une des villes les plus chouettes et hédonistes au monde, que les gens savent y faire la fête et sont super ouverts. Si le mot “cool” avait une incarnation urbaine, ce serait Berlin. Ok, mais que se cache-t-il derrière la carte postale ?
Que se passe-t-il quand des espaces considérés comme alternatifs, contestataires deviennent de simples objets de consommation culturels ? Quand le capitalisme se les approprie pour en faire une image de marque et neutraliser du même coup tout le potentiel de contre-pouvoir qu’ils offraient ? C’est ça aussi la gentrification : les espaces urbains deviennent des objets de validation individuels, des décors excitants pour ses habitants et ses visiteurs les plus privilégiés. Et Berlin n’échappe aucunement à cette logique. C’est une ville historiquement chargée qui s’est réinventée à tant de reprises. Mais aujourd’hui derrière ce strass, qui est-elle vraiment ?
Dans le deuxième épisode de la série STILL & fracas, nous allons explorer ce qu’il se cache derrière le décor festif et chaotique de la ville de Berlin. Tout est politique nous dit-on, et surtout la fête. Mais que se passe-t-il quand la fête devient une échappatoire, un outil de dépolitisation ? C’est ce vernis que nous allons tenter de grater en présence de mes invité.e.s.
Arnaud alias @colleg, DJ et créateur de contenu militant, Emma, DJ (@zelia.from.south), Arthur Dubar, chercheur en histoire qui a écrit sur l'émergence de la scène techno berlinoise et s’intéresse à la notion de patrimoine culturel (@ashmodee_) et Fleur, make-up artist alias @whitney_loves_colours , tentent de lever le voile de cette façade vibrante et attirante pour nous raconter leur véritable expérience berlinoise.
Habillage sonore : Lionel Gustave (@_pianopian0)
Jacquette: Nicolas Fernandez (@frappedebx)
Écoutez l’épisode sur toutes les plateformes d’écoute et retrouvez-moi sur les réseaux sociaux sous l'alias @homoswipiens.


