
Quatrième opus de la série de podcast « Ici commence l'Océan « », série éponyme de la campagne « Ici commence l'Océan » lancée par l’association LONGITUDE 181 à destination de tout public afin d 'agir pour un océan riche d'une vie retrouvée.
Une campagne qui a pour cœur les 10 actions pour réagir objet du livre « Sauvons l'océan ! » édité aux éditions Rustica et écrit par Véronique et François SARANO et préfacé par Isabelle AUTISSIER.
« Ici commence l'Océan » c'est une proposition de réponses aux menaces qui pèsent sur l'Océan. Après une réconciliation avec l’Océan, et une revue des solutions aux pollutions domestiques quotidiennes et des déchets, je fais ici référence aux trois épisodes précédents de cette série de chroniques, examinons notre consommation ou surconsommation. Car nous consommons sans même nous en rendre compte, et c'est ici que vous pouvez agir, chez vous, tout de suite ! C'est ici que commence l'Océan !
A découvrir dans cette chronique
également sur youtube :https://youtu.be/cZATCQWC-ZY
D. KRUPKA
Dec 14, 2020
5 min

Généralement réservée, pas du tout encline à être médiatisée, Louise Delhaye, 62 ans et expérimentée, est médecin urgentiste dans un hôpital public de la Capitale de Bruxelles (à Ixelles).
En cette fin d’année, à l’heure où une troisième vague du COVID-19 n’est pas exclue, elle sort du bois, plutôt du service des soins urgents où elle travaille.
D’ordinaire, elle y soigne les accidentés de la route, du travail, du sport et de la vie quotidienne : de la jambe cassée à l’infarctus, du doigt coupé à l’AVC, de la rougeole foudroyante à l’empoisonnement alimentaire… Aujourd’hui, le COVID-19 prend la majeure partie de son temps et tout autant celui de ses collègues, d’ailleurs.
Des mois et des mois à lutter contre les effets dévastateurs du virus et tenter de secourir les urgences, disons traditionnelles, et puis, en plus, ce mal insidieux qui se répand dans la population comme un gaz rampant mortel : le covidscepticisme et son allié, l’anti-vaccination.
« Trop c’est trop », dit-on communément en Belgique et ce ne sont pas les centaines de milliers de Français qui y habitent et travaillent qui me contrediront.
Dr Louise Delhaye, médecin urgentiste (Photo D.R.)
Alors, le médecin urgentiste prend la parole :
« Depuis mars 2020, je côtoie de nombreux patients atteints du COVID. Je les accueille, je les soigne et je leur tiens la main lorsqu’ils meurent seuls.
Eh oui, aujourd’hui, avec mon mari, avec ma famille, avec mes amis, je partage ma tristesse, mes émotions mais aussi ma colère face à des personnages qui nient la pandémie et le vaccin. J’ai presque envie de dire qu’ils ne devraient pas être soignés s’ils sont contaminés, car la connerie et la méchanceté basse dont ils font preuve sont intolérables.
En revanche, je réitère mon respect et ma douleur face aux familles endeuillées qui n’ont même pas pu dire au revoir à leur parent.
Le vaccin est, à ce jour, la seule solution que l’on peut offrir à la population pour endiguer cette pandémie.
C’est vrai que débuter une nouvelle vaccination comme celle-là, ce n’est pas anodin. Je peux comprendre que cela fasse stresser une partie de la population, mais avoir le COVID et être intubé six semaines, ça n’est pas non plus anodin.
Mon mari et moi avons été contaminés. Nous sommes tous les deux avec un haut taux d’anticorps, mais si les médecins infectiologues me demandent de me faire vacciner pour le bien de mes patients, je le ferai.
Chacun peut et a le droit de vivre, de se soigner, d’accepter ou pas un traitement et également de décider de mourir. C’est une liberté individuelle que jamais je ne contesterai, mais les propagateurs de propos complotistes, ça, je ne peux pas admettre. »
Voici qui corrobore ce que dernièrement nous chroniquions sur Fréquence Terre : « Si d’aucuns revendiquent la liberté de ne pas appliquer les gestes barrières (masque, distance…) ont-ils pour autant la liberté de mettre en péril la vie des personnes fragiles et âgées ? L’humanisme et la solidarité sont des corollaires de la liberté. De plus, les initiateurs et propagateurs de la théorie du complot ont-ils le courage de signer une déclaration officiellement enregistrée (à la mairie avec copies à leurs famille et médecin traitant) et de porter sur eux un document ad hoc stipulant leur refus de soins en cas de contamination ? »
Poser ces deux questions est y répondre, dit-on aussi communément.
Photo extraite de l'essai "Le temps des comploteurs" de Pierre Guelff, Éditions Jourdan, 20201.
Dec 12, 2020
4 min

Dans de nombreux pays, la situation sur le front de la pandémie permet à nouveau la visite de musées, bien entendu en respectant les élémentaires mesures sanitaires.
Aujourd’hui, je vous invite à parcourir un impressionnant palais souterrain dans la capitale de l’Europe, dont l’origine remonte au XIIe siècle.
À vrai dire, il s’agit des vestiges d’un site archéologique exceptionnel formé d’un imposant réseau de salles et de passages souterrains qui débouche sur un musée qui présente le résultat de campagnes de fouilles.
Cependant, avant d’être sous l’actuelle place Royale où l’on entend les passages des trams quelques mètres au-dessus de vous, ce site tenait un rôle majeur dans la politique des ducs de Brabant, puis fut un haut lieu de la diplomatie, avant de devenir une résidence de plaisance.
Ainsi, au temps où cette ville fut la capitale des États bourguignons en lieu et place de Dijon, par exemple, le Palais du Coudenberg dominait Bruxelles et était une résidence princière qui accueillait les plus puissants de l’Europe jusqu’au XVIIIe siècle, plus particulièrement Philippe le Bon, duc de Bourgogne qui fonda l’ordre de chevalerie de La Toison d’or, et Charles Quint, empereur du Saint-Empire.
Une question vient rapidement à l’esprit quand on se trouve dans cet espace sous terre : pourquoi, justement, ce palais est-il devenu souterrain ?
Parce que, au XVIIIe siècle, tout le quartier fut nivelé pour aménager ladite place Royale et les pavillons qui l’entouraient.
Lors de la visite, on déambule d’ailleurs dans la rue Isabelle voûtée, alors qu’originellement elle était à ciel ouvert comme toutes les artères de la ville.
Six étapes jalonnent la visite de ce qui fut d’abord un château défensif avant de devenir un palais aux mains des ducs de Bourgogne avec, entre 1452 et 1460, l’édification de la prestigieuse salle d’apparat, l’Aula Magna.
Voici le corps de logis avec ses vestiges les plus anciens datant du XIIe siècle, mais, aussi des voûtes du XIVe et des caves du XVe.
Ensuite, la chapelle avec ses piliers octogonaux, les portes d’origine datant du XVIe, on voit des traces des techniques de taille des pierres, ensuite, remontons la rue Isabelle, et à la quatrième étape nommée « Aula Magna », on remarque une clé de voûte ornée des emblèmes de Philippe le Bon, puis direction vers le musée avec galerie gothique du XVIe, statue monumentale d’un apôtre du XVe siècle, collections de céramiques, de verres…
Terminons la visite par une anecdote : le 3 février 1731, le palais fut la proie des flammes. On prétendit que ce fut une cuisinière qui en aurait été la cause lors de la fabrication de confitures. En vérité, ce fut la sœur de l’empereur Charles VI du Saint-Empire, Marie-Élisabeth d’Autriche, qui avait omis d’éteindre les bougies dans l’appartement qu’elle occupait au palais bruxellois.
Renseignements utiles : Palais du Coudenberg : www.coudenberg.brussels
Photos : Marie-Paule Peuteman (Fréquence Terre)
Dec 12, 2020
3 min

Qu’y- a-t-il de plus proche de nous, et de plus énigmatique au monde que le corps de l’Homme, Homme avec un H majuscule, un être humain, donc ? Qu’y a-t-il de plus concret et de plus mystérieux à la fois, de plus complexe et de plus lié dans une fondamentale unité que le corps de l’Homme?
« Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux ». C’est une sagesse qui invite à considérer d’une part l’Homme dans le Monde et de l’autre le Monde en l’Homme comme endroit et envers d’une même médaille.
Les mythes sont là, notre patrimoine sacré est immense, mais nous ne savons pas le déchiffrer, nous n’avons jamais vraiment vécu son langage ( sa sagesse), ou plus exactement nous avons rabaissé son langage au niveau de notre vécu banal au lieu de nous laisser porter par lui aux nouveaux plans de conscience auxquels il nous invite….mais non…nous avons éliminé le langage du mythe du cœur même de notre vie et c’est la science qui s’impose à nous comme seul juste et sécurisant cadre de référence…or il est de la plus grande urgence de redonner au conte, à la légende, au mythe, au rituel leur place dans notre vie et de les laisser nous informer. C’est là le chemin de la connaissance. p20-21
Annick de Souzenelle nous transmet à travers cet ouvrage « Le symbolisme du corps humain » dans une nouvelle édition illustrée paru chez Albin Michel, un livre puissant, vibrant et intemporel.
L’Arbre de Vie connu sous la forme de l’Arbre des Sephiroth est le terrain d’exploration, de quête, de découverte, de travail d’Annick de Souzenelle.
Car l’Arbre est le schéma de la construction du monde et que, à son image, le corps humain est le schéma de la construction de notre devenir. Le corps est à la fois notre outil, notre laboratoire et notre ouvrage pour atteindre à notre varie nature, notre nature qui est divine. P63
Apprendre à lire le corps, c’est être attentif à son dessin. Avez-vous remarqué une similitude de forme entre celle d’un rein et celle d’un pied ? Apprendre à lire le corps, c’est aussi créer des ponts entre l’écoute du mythe et l’observation subtile du corps.
Le nombre 6 symbolise l’Homme au départ de sa formation, il est créé le sixième jour de la Genèse et sur le plan biologique, la formation d’un enfant dans le ventre de sa mère obéit à cette même loi, au sixième mois l’enfant est formé. p 36.
Annick de Souzenelle a été longtemps infirmière anesthésiste puis psychothérapeute. Et parallèlement, elle mène de longues recherches en théologie, psychologie, et en hébreu biblique. Ce livre est un cadeau d’une richesse infinie car sa lecture et ses relectures nous entraîneront vers une connaissance et appréciation toujours plus abondante de nous-même.
Dec 11, 2020
3 min

Troisième opus de la série de podcasst « Ici commence l'Océan « », série éponyme de la campagne « Ici commence l'Océan » lancée par l’association LONGITUDE 181 à destination de tout public afin d 'agir pour un océan riche d'une vie retrouvée.
Une campagne qui a pour cœur les 10 actions pour réagir objet du livre « Sauvons l'océan ! » édité aux éditions Rustica et écrit par Véronique et François SARANO et préfacé par Isabelle AUTISSIER.
« Ici commence l'Océan » c'est une proposition de réponses aux menaces qui pèsent sur l'Océan. Après une réconciliation avec l'Océan, et une première réduction des pollutions domestiques quotidiennes, je fais ici référence aux deux épisodes précédents de cette série de chroniques, examinons comment nous pouvons combattre une autre menaces principales qui pèsent sur l'Océan , je veux parler de nos déchets. Oui nos déchets ! Et c'est ici que vous pouvez agir, chez vous, tout de suite ! C'est ici que commence l'Océan !
A découvrir dans cette chronique
également sur youtube :https://youtu.be/SseeEekxozQ
D. KRUPKA
Dec 7, 2020
5 min

Ce vendredi 4 décembre 2020, vers 21 heures, sur France 5, Michel Jonasz déclara à Claire Chazal dans son émission « Passage des Arts » : « Dans notre société actuelle, la fraternité est ce qui nous permettra de survivre. » (Photo-ci-contre)
En 1935, Ray Ventura chantait « Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien… », alors que James, employé au service de l’aristocrate, annonçait que le marquis, son mari, s’était pendu, que le château et les écuries avaient totalement brûlé entraînant la mort de la jument préférée de la dame…
Ce n’était qu’une chanson qui avait pour message : « Quels que soient les problèmes, il faut rester optimiste », disait-on.
Aujourd’hui, c’est « Je regarde le monde autour de moi et je ne peux m’empêcher de sourire et de ressentir de la joie », l’une des cent phrases proposées par un site de pensée positive qui, de la sorte, a pour but de, je cite encore, « transformer votre vie, purifier vos pensées et restructurer votre comportement. »
Il y aussi les adeptes du « Vivez le moment présent » qui, selon le philosophe Alexandre Jollien, est un leurre car le temps d’y penser et c’est déjà du passé, bref, surtout ne croyez pas que je sois un adversaire de la recherche de la plénitude par la méditation, la relaxation et autres techniques de bien-être, mais, il y a quand même lieu de faire la part des choses.
Effectivement, il ne faut pas que cela débouche sur un comportement où l’empathie et la compassion soient éradiqués au profit de la positivité toxique.
Vous savez, celle qui fait dire à des gens : « Cela pourrait être pire », « C’est comme ça », « Il faut faire avec », « Regardez du bon côté », « Vous êtes trop agressif », alors qu’il est question de réclamer davantage de solidarité et de fraternité dans la Société, surtout en ce moment de pandémie où foisonnent les théories du complot, parfois menées par des médecins en mal de notoriété, je suppose.
Alors, cette positivité toxique qui nie ou déplace sciemment toute réalité jugée « négative », endort les consciences, pousse à ne pas s’engager, ni à se mouiller, ni à monter au créneau, face à des actions injustes, dangereuses, pathogènes, iniques, cette positivité toxique s’érige même en mode de pensée, donc de vie, au nom du « oui, mais… » et du « surtout, pas de vague… ».
Que n’entend-on pas : « L’attentat à Charlie Hebdo fut horrible, oui mais… » sous-entendu : « Ils l’ont bien cherché ! » ?
« Pas de vague… », fut la réaction donnée par des collègues qui se désolidarisaient du professeur Samuel Paty, professeur d’histoire à Conflans-Sainte-Honorine, alors qu’il leur annonçait être menacé pour avoir abordé le thème de la liberté d’expression et qui, finalement, fut égorgé et décapité.
Connaissez-vous le gougnafier ? C’est celui ou celle qui se dit être en conformité avec sa conscience et qui ne veut pas savoir que vous existez avec vos convictions, vos joies et peines, vos projets et vos craintes, dont celle de mourir de la Covid-19.
C’est l’adepte invétéré du « J’ai raison » et, forcément, il n’écoute même pas vos arguments, ou, alors d’une oreille distraite.
Ce nouveau concept en psychologie de la positivité toxique se définit comme la tendance à se présenter comme étant heureux quoi qu’il arrive, selon des professionnels de la Santé mentale (IDRlabs).
Ils expliquent que les personnes qui en relèvent sont « déconnectées de tout ce qui pourrait être considéré comme négatif et, par extension, elles sont enclines à encourager les autres à toujours voir le bon côté des choses et à ne pas s’ouvrir sur les questions tristes, difficiles » ou qui dérangent.
En somme, les gens qui balaient d’un revers de la main les mesures sanitaires actuelles, minimisent ou nient les drames dus à la Covid-19,
Dec 5, 2020
5 min

Selon les dictionnaires, apostasie signifie abandon volontaire et public d’une religion ou renonciation publique à une doctrine ou à un parti, alors qu’apostat signifie une personne qui renonce publiquement à une doctrine ou à une religion.
Nos confrères de Charlie Hebdo viennent de consacrer un important dossier à la Pologne et plus spécifiquement au combat qui y est mené contre l’obscurantisme. Je cite Nina Sankari, fondatrice d’une organisation athée qui déclara : « La Pologne est leader mondial de la « déchristinisation » chez les jeunes : deux millions de croyants ont quitté leur foi et un million l’ont fait ces deux dernières années. ‘‘ Dieu, honneur et patrie’’, c’est terminé pour eux ! »
Le christianisme, c’est-à-dire, 2 milliards et demi d’adeptes répartis à 50% de catholiques, 37% de protestants, 12% d’orthodoxes et le restant d’anglicans, d’évangélistes, de pentecôtistes…, est la première religion sur la planète, suivie de l’islam avec un milliard et demi et l’hindouisme un milliard, pour le trio de tête, selon les statistiques.
Ainsi, l’Église catholique est en tête dans ce classement.
Dans les chiffres de baptisés, cela doit être exact, car on ne conçoit pas qu’Elle puisse nous mentir et trafiquer les statistiques, n’est-ce pas ? Mais dans la réalité, est-ce le cas ?
Combien d’églises ne sont-elles pas quasiment désertes à l’heure des offices ? Combien d’édifices religieux catholiques n’ont-ils pas été désacralisés, transformés en salles de fitness, dancings, hôtels, voire rasés ? Combien de baptisés n’ont-ils pas renoncé, pour une raison ou une autre, à ne plus pratiquer leur religion dans laquelle ils ont été versés de force à peine âgés de trois ou quatre jours, donc sans leur consentement.
Alors, pour être en conformité avec cette réalité il existe l’apostasie pour rétablir des statistiques les plus exactes possibles.
Je sais que ce terme fait parfois peur, mais, ici, il s’agit d’une information et non pas pousser quiconque à devenir apostat. À chacun ses croyances.
Néanmoins, il faut savoir, ou rappeler, qu’il n’y a pas moyen de se faire « débaptiser » car, une fois baptisé, c’est pour toute la vie.
L’Église a parfaitement géré cela, saint Augustin en tête qui clamait que si une personne n’était pas baptisée et décédait, son âme était dirigée vers l’enfer. Ces derniers temps, canular ou pas, on vit même sur les réseaux sociaux un prêtre garder la distance sanitaire en bénissant un bébé avec un pistolet à eau bénite…
Ceci dit, l’Église avait quelque peu revu cette sentence atroce (pour ceux qui y croient), en inventant les limbes, un état intermédiaire entre le paradis et l’enfer.
Quoi qu’il en soit, on ne peut pas se faire débaptiser mais, en revanche, on peut se faire rayer des listes de baptême et, alors, ne plus être comptabilisé en tant que catholique.
La démarche est officielle et doit être effectuée auprès de l’ecclésiastique en charge de la paroisse de votre baptême, avec demande d’accusé de réception sur la réalisation concrète de votre demande. Vous n’avez pas à justifier celle-ci, votre décision est personnelle, tout comme vous pouvez expliquer la raison de votre geste.
D’aucuns, parmi ceux qui ont quitté le giron de l’Église, diront qu’ils se moquent de cette démarche et que cela ne les empêche pas de vivre leur athéisme ou une autre spiritualité.
C’est vrai, sauf qu’il faut rappeler l’omniprésence de l’Église dans les rouages de divers États : les présidents des USA prêtent serment sur la bible, les politiciens belges assistent au Te Deum dans la cathédrale de Bruxelles, entre autres lors de la fête nationale, que ce même pays subventionne les cultes, qu’en France, la notion de « civilisation judéo-chrétienne » supplante parfois celle de la république, qu’en Pologne,
Dec 3, 2020
5 min

La journaliste Lucile Leclair vient de publier un livre qui a retenu toute l'attention de Fréquence Terre. "Pandémies, une production industrielle", publié chez "Seuil-Reporterre". Nous parlons là d'élevage industriel. Un élevage de plus en plus surveillé - et c'est paradoxal - où se développent de plus en plus de maladies et de pandémies. Les normes de biosécurité qui se sont mises en place après l'alerte de pandémie humaine issue de la grippe porcine H1N1 en 2009 ont finalement eu un effet inverse... Et même si aujourd'hui nous semblons avoir écarté le risque de transmission des maladies de l'animal à l'homme, ce sont des cheptels entiers, des milliers d'animaux qui sont éliminés à chaque alerte de contamination. Pour éviter que les animaux qui ne sont pas élevés dans de bonnes conditions ne tombent malades, nous les gavons d'antibiotiques... Que nous assimilons bien entendu lors de nos repas...puis nous les évacuons dans dans nos toilettes, ce qui finit irrémédiablement dans nos fleuves et nos océans... Peut-on dire que nous avons trouvé la solution ? C'est tout l'objet de l'enquête qu'a menée Lucile Leclair dans son ouvrage.
La solution ? : l'agroécologie. Une technique d'élevage qui éloigne les animaux les uns de autres, qui favorise une production à petit échelle, qui multiplie les exploitations et les circuits courts. Tout le contraire d'un système intensif, concentré dans les mains de quelques industriels qui est à bout de souffle et qui n'est au final pas si productif.
L'agroécologie est un modèle qui favorise l'installation de nouveaux éleveurs, de nouvelles exploitations, donc créatrice d'emplois.
Dans notre podcast, Lucile Leclair nous explique l'absurdité du système de biosécurité. Elle dénonce les intermédiaires qui favorisent la propagation lors du transport des animaux de l'exploitation vers les abattoirs et les entreprises de transformation.
Plus de renseignements sur l'autrice : Lucile Leclair
Dec 3, 2020
5 min

Deuxième épisode de la série de podcast « Ici commence l'Océan », série éponyme de la campagne « Ici commence l'Océan » lancée par l’association LONGITUDE 181 à destination de tout public afin d 'agir pour un océan riche d'une vie retrouvée.
Une campagne qui a pour cœur les 10 actions pour réagir objet du livre « Sauvons l'océan ! » édité aux éditions Rustica et écrit par Véronique et François SARANO et préfacé par Isabelle AUTISSIER.« Ici commence l'Océan » est une proposition de réponses aux menaces qui pèsent sur l'Océan. Après s'être réconcilier avec l'Océan, je fais ici référence au précédent épisode de cette série de chroniques, examinons comment nous pouvons combattre une des menaces principales qui pèsent sur l'Océan , je veux parler de nos pollutions domestiques. Elles affectent les océans par le lien du cycle de l'eau . Ce cycle de l'eau qui , si on en remonte le fil , nous conduit aux fleuves, rivières, lacs, et un cran plus loin en amont des stations d’épuration, quand elles existent ou sont suffisantes. Et en amont des stations d'épuration, ce sont nos éviers, douche , Wc et autres égouts qui charrient les polluants qui proviennent de nos usages au quotidien .
Et c'est ici que vous pouvez agir, chez vous, tout de suite !
A découvrir dans cette chronique
également sur youtube : https://youtu.be/Zt9oKChwfGM
D. KRUPKA
Nov 30, 2020
5 min

« Chez ces gens-là, Monsieur, on ne pense pas. Chez ces gens-là, Madame, on compte et on est égoïste à la fois », aurait peut-être chanté Jacques Brel en y mélangeant ses mythiques chansons « Chez ces gens-là » et les « Bourgeois ».
J’habite un pays, la Belgique, qui compte 11,48 millions habitants, dont quelque 250.000 Français, un pays qui détient le probable record du monde de ministres et de secrétaires d’État, près de cinquante, dont neuf ministres en charge de la Santé aux trois niveaux du pays : le fédéral, les Communautés et les Régions.
Dans l’épineuse gestion de la pandémie qui frappe la planète depuis bientôt une année, tous ces politiciens, à des degrés divers, sont passés de la « grippette » au confinement quasi généralisé lors de la première vague, à un relâchement malgré les alertes du corps médical au point qu’ils auraient dénigré Pasteur et Fleming s’ils avaient été experts, d’où la Belgique en tête des pays proportionnellement les plus touchés au monde, à un mini-reconfinement lors de la deuxième vague et à un nouveau relâchement depuis ce vendredi 27 novembre.
Ainsi, le monde politique belge, qui s’autoproclame « bon gestionnaire de la crise sanitaire », selon le ministre fédéral de la Santé actuel, mais qui, exemple parmi d’autres, à des horaires du couvre-feu différents selon que vous habitez les régions bruxelloise, wallonne et flamande, soit un monde politique qui tente, vaille que vaille, de gérer la situation, celle qui met encore le personnel médical sur les genoux. C’est probablement du surréalisme à la belge.
Néanmoins, ce week-end, la presse nationale et internationale attire l’attention sur un phénomène d’égoïsme et de je-m’en-foutisme relevé chez maints citoyens de ce pays, je cite : « Les magasins de plusieurs villes néerlandaises ferment plus tôt à cause d’une forte affluence de Belges » selon la RTBF, ou « Les images ont choqué : de nombreux Belges se sont rendus dans le centre de Bruxelles pour admirer le sapin de Noël », d’après Le Soir, et encore, dans la presse française : « Quelque 16.000 Belges sont venus faire du shopping à Lille », etc. etc.
Bref, ajoutons à cela, cette catégorie non négligeable de propriétaires d’une seconde résidence dans les Ardennes, au littoral, en Espagne, au Portugal..., qui doivent bien aller là-bas faire les poussières de leurs meubles, n’est-ce pas, ceux qui ne pourraient vivre sans se payer des week-end, parfois plus que prolongés avec des amis en province, voire même en Provence ou à la montagne, faut bien vivre et guindailler, non ?, ceux qui, inlassablement, se moquent des mesures sanitaires, pire, les dénigrent au nom d’une pseudo « liberté »…
Eh bien, en indécrottable optimiste que je suis, ici, je vous l’avoue, je vous mens effrontément chers auditeurs et lecteurs, eh bien, donc, j’espère que les dizaines de milliers de Belges qui n’ont aucune considération de ce qu’est le concept de solidarité avec les autres citoyens, plus particulièrement les plus fragilisés, que ces Belges qui se croient inattaquables par le virus, qui sont des adeptes avérés du discours prônant un « complot » à leur égard, ou qui tiennent cet argument scientifiquement démontré « le cancer tue plus que la covid », alors que le cancer, lui, est connu depuis des décennies et n’est pas contagieux, bref, j’espère que toutes ces personnes ont la décence de signer une décharge de ne pas encombrer les urgences si elles sont victimes d’un infarctus, d’une appendicite aigüe, d’un bras cassé, ou, ce qui serait le comble, de la covid qui nécessiterait des soins intensifs.
Là, alors, ce serait un « vrai » » geste citoyen de solidarité.
Photo : capture d’écran Le Soir/Twitter
Nov 29, 2020
4 min
