
L'équipe du Lieu multiple a accueilli Rocio Berenguer sur deux résidence en mars et du lundi 9 au jeudi 12 mai autour de sa nouvelle création THEBADWEEDS.
Un projet artistique basé sur un vrai/faux groupe de musique composé
de mauvaises herbes, hybrides venus du règne végétal pour partager
leur message avec les humains.
Elles puisent leur force dans les interstices, les fissures, les endroits
les plus hostiles, sauvages et anarchiques. Elles coexistent avec
nous, entre nous, leur existence est un geste de résilience, preuve
vivante de résistance.
Derrière ce thème des mauvaises herbes le projet revisite à sa façon la
pensée de Gilles Deleuze et Félix Guattari dans leur ouvrage « Mille Plateau » : c’est toujours l’herbe qui a le dernier mot.
Pour eux, l’herbe pousse entre et parmi les autres choses. L’herbe est débordement ; c’est une leçon de morale. L’herbe devient « devenir » .
Rocio crée ce projet THEBADWEEDS dans ces espaces et interstices de
pensées.
À Poitiers, son travail s'est orienté vers la fabrication d'un fanzine THEBADWEEDS Manifesto avec le soutien actif de la fanzinothèque et de son équipe.
Avec cette interview, découvrons cette artiste qui hybride différents
médium - texte, danse, vidéos, art numérique toujours au service
d'une écriture poétique singulière.
Durée : 18'08
Interview, montage et création musicale originale Patrick Tréguer pour le Lieu multiple/EMF
Mai 2022.
May 15, 2022
18 min

Le mercredi 6 avril 2022, l'équipe du Lieu multiple a accueilli la Compagnie le Poulpe électrique dans le cadre des journée création numérique de l'option Cinéma et Audiovisuel avec le Lycée Guy Chauvet de Loudun. La compagnie a présenté sa création Pendant que je regardais les nuages dériver, la nuit est venue » avec Julie Jourdes, Nicole Pschetz, Joseph Jaouen et Nina Cheyroux à la régie lumière.
Un spectacle hybride (danse, mime, création numérique) sur le thème de
l’anthropocène et fortement influencé par les origines brésilienne de la
directrice artistique Nicole Pschetz.
Elle définit ce spectacle de la manière suivante:
« Avons-nous plus de droits sur la planète et ses ressources que tous
les autres êtres vivants? La création de cette pièce provient d’une
envie de parler de l’impact écologique de nos modes de vie. C’est notre
façon d’analyser si nous sommes vraiment impliqués pour changer le
monde ou si nous nous laissons porter par l’inertie de nos habitudes. Vu
que nous sommes probablement rentrés dans l’Anthropocène, la nouvelle
époque géologique fabriquée par l’homme qui a changé la vie sur la
planète Terre pour toujours, c’est à nous de créer de nouvelles façons
de vivre avant d’être dépassés par ce changement. Ce spectacle est
donc notre effort pour porter attention à ce qu’on ne voit pas, plutôt
que de continuer à regarder les nuages jusqu’au moment où la nuit sera
venue. »
Interview et montage audio: Patrick Tréguer pour le Lieu multiple// durée 14'26// mai 2022
May 8, 2022
14 min

Interview de Stépane Clor musicien du groupe Nuits de Strasbourg lors de la résidence Aposiopèse du 3 au 7 octobre et la présentation publique du projet le vendredi 7 octobre, toujours au planétarium.
En partenariat avec À Vau-l’eau, résidence artistique à Arçais (marais poitevin) et en coproduction avec Jazz à Poitiers
avec Tom Malmendier : batterie, objets / Emilie Škrijelj : accordéon,
samples, synthétiseur / Armand Lesecq : traitements, spatialisation /
Stéphane Clor : violoncelle, samples.
Aposiopèse : action de s’interrompre en parlant ou de cesser de
parler, silence interruption brusque du discours, traduisant une émotion
ou une hésitation.
Ce projet est à la croisée de la création musicale avec le Groupe
Nuit, l’approche scientifique, en l’occurrence, la bio acoustique et
l’observation de notre environnement proche. Il vise à nous immerger
dans un paysage sonore qui porte nos marques, celles de l’activité humaine. Et nous permet de constater avec un minimum d’attention sur les conséquences sur la
biodiversité : les nuisances sonores altèrent le fonctionnement des
écosystèmes pouvant aller jusqu’à tuer des animaux, ou empêcher leur
reproduction. Un exemple des plus explicites est le changement de
registre de certains oiseaux, poussant leurs chants dans des fréquences
plus aiguës pour rester perceptibles, quand ceux-ci n’essayent pas tout
simplement de s’égosiller pour se faire entendre.
« Tout au long du xxe siècle, des hommes ont parcouru le monde
afin de capter des curiosités sonores pour des raisons scientifiques,
patrimoniales et esthétiques. Ce sont des audio-naturalistes, des
collecteurs de musique traditionnelle, mais aussi des compositeurs
avides de découvrir un nouveau matériau musical. Les microphones sont
leurs outils, voire leurs instruments, l’écoute est leur méthode
d’approche. En sortant du studio, ils prennent le risque de se
confronter à l’imprévisible, à l’incontrôlable, au fragile parfois. Ils
se nomment Alan Lomax, Chris Watson ou encore Luc Ferrari. »(Alexandre Galand// »Field Recording L’usage sonore du monde en 100 albums »)
Le travail de Nuits s’inscrit dans cette démarche qui place l’écoute
patiente et attentive en bonne place dans le processus de création.
Ce cheminement rend également possible des connivences avec des
territoires (Marais poitevin), et des structures culturelles à tailles
humaines (Jazz à Poitiers, Lieu multiple, À Vau-l’eau). C’est donc
l’occasion de jouer sur ces inévitables mouvements, mutations,
transformations qui vont caractériser notre avenir pris dans un
processus d’accélération des détériorations résultats de notre
inconscience, aveuglement et surdité de ces dernières décennies.
Aposiopèse nous amène à reconsidérer notre écoute au monde et ainsi
entendre la magnifique « cacophonie » pleine de sens et de messages à
notre adresse.
Interview et montage audio Patrick Tréguer pour le Lieu multiple// durée 22'03//mai 2022
May 1, 2022
22 min

Radio-fiction « Autobiographie d’un poulpe » (à huis-clos)
Autobiographie d’un poulpe et autres récits d’anticipation.
Une adaptation du livre de Vinciane Despret.
Une émission réalisée par Guillaume Mézières. Grand merci à Vinciane Despret, à Jln Bllngr et à toutes les voix amicales qui se sont prêtées au jeu.
dans le cadre des rencontres radio Campus France <-> LES CATACOMBES DU NUMÉRIQUE https://hackmd.io/@jetfm/redlibre
Ces rencontres s’inscrivent dans le cadre des Journées des Libertés Numériques 2022 - Université de Nantes
: poser un regard critique, comprendre les ressorts et les enjeux, agir
et (re)prendre le contrôle, préserver nos libertés numériques, c’est le
défi proposé par les JDLN
Des sciences qui n’existent pas encore, ou pas tout à fait.
Entre science et fiction avec Vinciane Despret. « quête d’histoires vraies qui soient à
la fois des fabulations spéculatives et des spéculations réalistes »
(Donna Haraway). Dans un futur plus ou moins proche, anticipé, les
scientifiques posent enfin les bonnes questions aux non-humains. De
nouvelles sciences apparaissent, géolinguistique, thérolinguistique,
théroarchitecture, sciences cosmophoniques et paralinguistiques.
Ici, Vinciane Despret devient Sarah Buono, thérolinguiste venu avec le récit
d’un poulpe. Après avoir traduit un texte étonnant laissé par ce poulpe
inconnu dans les environs de Cassis, Sarah Buono est partie dans la
communauté des compostistes de Naples pour interpréter ces quelques
lignes inscrites à l’encre sur un morceau de céramique.
Un poulpe s’adresse un message à lui-même, par-delà la mort, pour se souvenir et
s’avertir.
Autres récits, un géodrilologue traduit l’écriture digérée
des turricules de lombrics. Un marin théromusicologue se pose des
questions sur la réception de sa musique par le grand orchestre des
animaux. Un réactionnaire s’insurge de ces affronts fait à l’universel
humain. Une nature se défend dans une symbiose militante.
Une « quête d’histoires vraies qui soient à la fois des fabulations spéculatives et
des spéculations réalistes » (Donna Haraway).
Apr 17, 2022
59 min

Programme de la journée création numérique/arts et sciences
Le 6/04, les élèves de premières et de terminales de l'option CAV du lycée Guy Chauvet de Loudun ont eu la possibilité de rencontrer Baudouin Saintyves de 9h30 à 12h30, chercheur à l’université de Chicago et également artistes, venu présenter son travail de scientifique (autour des modèles d’auto-organisation dans la nature par la mécanique des fluides, la physique statistique et la science des matériaux) et la recherche artistique qui en découle.
Il a présenté plus particulièrement Shapes of Emergence
une performance dans laquelle un « microscope immersif » filme et
projette une réalité invisible de liquides, de solides mous et de grains
auto-organisés. Dans ces expériences, qui se déroulent devant le
public, l’émergence des formes artistiques et naturelles est
indiscernable : plutôt que de contrôler chaque étape de la formation
d’une pièce, les événements sont organisés au cours de processus
naturels en cours. Des expériences sont réalisées avec des pipettes, des
seringues, des pincettes, des moteurs, des microcontrôleurs, des
synthétiseurs et des manettes de jeu.
Une approche de médiation qui a permis aux élèves de découvrir ces
domaines étonnants grâce à un niveau de discours très adapté de la part
de Baudouin. Les retours des élèves à ce sujet et les échanges qui ont
eu lieu avec le chercheur montre que l’objectif de cette médiation a été
largement atteint.
Cette rencontre a été favorisé par les liens avec l’Université de la
Rochelle et en particulier avec Diego Jarak (également directeur
artistique du festival Zéro 1) avec lequel l’équipe du lieu multiple est
en échanges réguliers. Le festival zéro 1 qui se déroule du 13 au 17
avril 2022 est dédié aux arts hybrides et aux cultures numériques.
Ce podcast est une interview de Baudoin autour de la médiation arts et sciences et de son expérience de recherche avec des extraits de la conférence donnée ce jour là.
Apr 17, 2022
16 min

Résidence d’écriture de création au Lieu multiple du 7 au 11 mars 2022
En complicité avec l’École de l’ADN de Nouvelle-Aquitaine, Poitiers
Comédie sociale de science-fiction
Une femme perd
les eaux alors elle n’est qu’à un mois de grossesse. Surprise, elle donne naissance à un énorme tardigrade, animal invertébré – d’habitude microscopique – connu pour ses capacités de survie dans des environnements extrêmes. Et puisque ce tardigrade existe, il faut bien évidemment le scolariser. Aujourd’hui, c’est son premier rendez-vous au Centre d’Information et d’Orientation avec la psychologue de l’Éducation Nationale, afin de l’aider à déterminer ce qu’il a envie de devenir dans la vie. Mais ce CIO pourrait bien ne pas être exactement ce qu’on croit…
Prénom Nom est un laboratoire théâtral mélangeant comédie scientifique, fiction sociale et contorsionnisme.
Prénom Nom est une mise en parallèle joueuse entre la théorie de l’Evolution des Espèces et l’Évolution Scolaire. On assiste à un rendez-vous d’orientation crucial d’un tardigrade géant (un animal d’habitude microscopique, aux capacités de résistance ahurissantes) avec une conseillère-psychologue de l’Éducation Nationale. Sauf que ce CIO
(Centre d’Information et d’Orientation) pourrait ne pas être exactement ce qu’on croit…
En compagnie de Valéry Faidherbe, nous allons travailler à l’écriture du spectacle et à la conception de vidéos issus de cultures microscopiques. En compagnie de Laurence Hechard de l’Ecole de l’ADN, en partenariat avec des étudiants en biologie, nous allons chercher puis élever des tardigrades, et pourquoi pas en faire des acteurs de premier
plan de notre création… Des tardigrades Poitevins ! Et l’idée est de continuer à développer cet élevage durant le reste de l’année.
La sortie de résidence s'est déroulée le vendredi 11 mars 2022 à 17h à l’Espace Mendès France – Poitiers.
Réalisation et musique : Patrick Treguer
Mar 28, 2022
9 min
![La nuit et ses [é]toile - David Smith](https://cdn-images.podbay.fm/eyJ0eXAiOiJKV1QiLCJhbGciOiJIUzI1NiJ9.eyJ1cmwiOiJodHRwczovL2ltYWdlLmF1c2hhLmNvL2NhU1FCeHFrU3NYd0d6QjJlUkhGZXFtMnc4VlRMUXBhZkY2eHhzNUpfMTQwMHgxNDAwLmpwZWc_dD0xNjMyNTcwOTkyIiwiZmFsbGJhY2siOiJodHRwczovL2lzNC1zc2wubXpzdGF0aWMuY29tL2ltYWdlL3RodW1iL1BvZGNhc3RzMTI1L3Y0L2UwLzJiLzE5L2UwMmIxOTNkLTBmMTktMzE0MC1kNzJjLWQwMWM4ZDcwMDdlYS9temFfMTUxMjQxODYzMTgwMDU0MjYzNjcuanBlZy82MDB4NjAwYmIuanBnIn0.6CQxDK65TAWHmRgMP_9D1nyZCO6fA-LBM2hq_cvmXDs.jpg?width=200&height=200)
Du 17 au 21 mai 2021, l’équipe du Lieu multiple a eu le plaisir d’accueillir la résidence de création avec David Smith, Yukao Nagemi, Lola Ajima et Laurent Bonnotte pour le projet art et science « La nuit et ses [é]toile ».
La rencontre entre trois artistes et le scientifique spécialiste des pulsars, David Smith, a donné l’occasion d’une collaboration art-science fructueuse pour offrir au public un véritable voyage là où l’imagination et la connaissance dialoguent de manière intense.
Lors de cette résidence nous avons pu interviewer David afin qu’il nous parle de son parcours, de son travail scientifique, des pulsars, sans oublier son désir de voir et de partager le monde qui nous entoure.
Un entretien intimiste qui nous permet de découvrir l’engagement d’un scientifique dans le partage des savoirs et des représentations.
Présentation du projet artistique
Présentation de la résidence
Réalisation, montage et composition musicale du reportage, Patrick
Tréguer, pour le Lieu multiple pôle de création numérique de l’Espace
Mendès France et EMF radio, septembre 2021.
Sep 25, 2021
9 min

Conférence et séance d’écoute avec Romain Bertrand, Rodolphe Alexis, Cédric Yvinec.
Audiographie sensible de la multitude – est un projet de recherche-création de l’artiste et preneur de son Rodolphe Alexis en collaboration avec le peuple Paiter Surui et son territoire en amazonie brésilienne. À la friction des cosmologies et des déterminismes, cette expérience interroge la potentialité du sonore et de l’écoute, comme tentative poétique de dialogue et d’exploration de liens interhumains et interespèces.
La présentation de ce projet, articulée avec les interventions de l’historien Romain
Bertrand et de l’anthropologue Cédric Yvinec, s'est déroulée le 15 juin au Lieu Multiple / Espace Mendès France, Poitiers.
Réalisation sonore : Julien Lefevre
Jun 21, 2021
25 min

À l’invitation du service culturel de la ville de Marmande, et de son directeur Loic Rabache, l’équipe du Lieu Multiple a eu le plaisir d’animer pendant deux jours des ateliers de création sonore utilisant, entre autres, l’application SchoolScape écrite par Le Lieu multiple en lien avec le collectif Metalu.net de Lille.
Le mardi 11 et le mercredi 12, l’équipe (Alain Chautard ( ingé son), Victor Dubin (réalisateur radio), Patrick Tréguer (prise de son, compositeur) a installé son matériel à la maison Arc en Ciel (GEM: groupe d’entraide mutuelle) et accueilli des groupes de l’IME de SOLINCITE et des participants du GEM.
Consultez le site du Lieu multiple pour en savoir plus à propos de ces ateliers.
Réalisation et montage : Patrick Tréguer
May 16, 2021
11 min

Marianne Vieulès, 26 ans, est tout juste diplômée de l’Ecole européenne supérieure de l’image à Poitiers. Elle utilise de nombreux supports comme les films, les installations et les livres pour ses œuvres. Aujourd’hui, elle consacre une partie de son travail aux femmes oubliées de l’histoire de l’informatique. Fascination numérique
Marianne Vieulès se passionne pour l’art numérique. Pendant ses études, elle est très vite attirée par les machines et l’informatique. Elle leur trouve beaucoup de poésie : « J’ai toujours vu une certaine sensibilité à un endroit censé être très froid. C’est quelque chose qui m’anime que de dire : Non regardez, ça peut aussi être drôle et émouvant ! »
Des femmes oubliées dans l’informatique
Après avoir construit des machines et des installations grâce à la programmation électronique, l’artiste s’aperçoit qu’il y a de nombreuses femmes pionnières de l’informatique mais qu’elles ont toutes été oubliées. « Quand je travaillais sur la conquête spatiale, (…) je me suis rendue compte qu’il y avait des personnages comme Margaret Hamilton qui ont programmé le programme pour atterrir sur la lune dont on ne parlait pas », explique-t-elle. À partir de là, elle commence à travailler sur Ada Lovelace, première programmeuse de l’histoire et sur Hedy Lamarr, actrice mais aussi l’inventrice du WIFI.
Avec Un Lieu à soi, Marianne propose un essai spéculatif avec pour acteur, le Volcan Tambora (dont l'éruption en 1815 est contemporaine de la naissance d'Ada) , Ada Lovelace et son père Lord Byron. La proposition est écrite en partie par une intelligence artificielle, nourrie par les textes d'Ada et de son père. L'IA esquisse ainsi un dialogue réinventé et qui n’a jamais eu lieu de leurs vivants, entre le·la premier·e programmeur·euse de l’Histoire de l’informatique et son père, le poète romantique anglais
Ce projet est soutenu par le contrat de filière arts plastiques et visuels : Préfète de la Région Nouvelle-Aquitaine, Région Nouvelle-Aquitaine et ASTRE, Réseau arts plastiques & visuels de Nouvelle-Aquitaine.
En coproduction avec le festival Zéro 1 (la Rochelle), l’université de La Rochelle et la Métive (Moutier-d’Ahun)
Ce poscast a été réalisé durant la résidence de création de Marianne Vieulés au Lieu multiple du lundi 12 au vendredi 16 avril 2021.
La création musicale, le montage et la postproduction ont été réalisés par Patrick Tréguer pour EMF radio.
Durée : 16 mn 34
Apr 17, 2021
16 min
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