
Nous prenons conscience de l’avènement d’un nouvel âge de la Terre. La croissance continue dont dépend la pérennité politique du système socio-économique mondial bouleverse, par un jeu complexe et non linéaire de rétroactions, les conditions physiques, chimiques et biologiques des écosystèmes qui régulent la biosphère depuis des millénaires, au point de compromettre son habitabilité pour les générations futures, en affectant irréversiblement l’évolution des espèces et la dynamique géologique de la planète.
Ce vertigineux changement d’échelle, qui explicite les liens de co-viabilité entre les organisations sociales et leurs contextes écologiques, produit des effets de convergence inouïs qui effacent la séparation établie par la modernité entre l’histoire humaine et l’ordre de la nature. Malgré le péril existentiel sans précédent auquel nous expose la poursuite du modèle de développement dominant, l’examen critique du paradigme sécuritaire inhérent aux scénarios dits "globaux" (Global Scenario Group, SRES, MEA…) montre pourtant une incapacité structurelle à imaginer une recomposition symbiotique des interactions entre les humains et les autres vivants. Or nous savons désormais que la biosphère est à la fois la condition et le produit de toutes les formes de vie qui la constituent. C’est pourquoi ni l’appropriation ordolibérale du globe, ni le gouvernement technoscientifique de la planète, ni le projet cosmopolitique d’édification du monde ne suffiront pour répondre aux défis de l’Anthropocène. Nous proposons, dans ce cours, d’explorer concrètement la possibilité d’une « quatrième voie », celle des politiques de la Terre.
Jul 9, 2020
1 hr 48 min

L'objectif de ce cours est de donner des éléments de compréhension des forces induites par le numérique sur l'organisation de la société à toutes les échelles, de l'individu à la planète.
"Je m'efforcerai de montrer qu'on ne peut véritablement comprendre la révolution numérique qu'en prenant en compte le contexte de sa formidable croissance, à savoir celui du réchauffement climatique et d'une évolution des écosystèmes naturels peu favorable à l'humanité, comme plus généralement à une partie de la biosphère. Le numérique est une force de contrôle qui répond à la complexité croissante de sociétés humaines contraintes de prendre en compte les échanges écosystémiques dans les équations socio-économiques.
Les données et le CO2 sont en passe de devenir des enjeux essentiels des tensions entre des nations, dont la souveraineté est remise en cause. Les recommandations faites par le GIEC, à la demande de la COP21, pour maintenir l'augmentation des températures sous les 2C, montre l'ampleur de la transformation majeure et sans précédent qui s'annonce. Il s'agit d'une révolution anthropologique, remettant en cause dans un même mouvement la distinction entre nature et culture, et les relations entre humains et machines, naturel et artificiel."
Feb 19, 2020
1 hr 5 min

L’entrée dans l’anthropocène est directement liée à la phase intense d’urbanisation de la planète qui a débuté après la seconde guerre mondiale.
Cette hypothèse reprend celle dite de la « grande accélération » (Steffen), mais en se focalisant sur une part explicative souvent minorée par les études anthropocènes : le rôle effectif de l’urbanisation généralisée et des bouleversements géographiques, économiques, sociaux, culturels et politiques qui l’accompagnent. Il s’agira donc de cerner ce rôle et de l’examiner à toutes les échelles de temps et d’espace.
Feb 14, 2020
1 hr 5 min

Nous prenons conscience de l’avènement d’un nouvel âge de la Terre. La croissance continue dont dépend la pérennité politique du système socio-économique mondial bouleverse, par un jeu complexe et non linéaire de rétroactions, les conditions physiques, chimiques et biologiques des écosystèmes qui régulent la biosphère depuis des millénaires, au point de compromettre son habitabilité pour les générations futures, en affectant irréversiblement l’évolution des espèces et la dynamique géologique de la planète.
Ce vertigineux changement d’échelle, qui explicite les liens de co-viabilité entre les organisations sociales et leurs contextes écologiques, produit des effets de convergence inouïs qui effacent la séparation établie par la modernité entre l’histoire humaine et l’ordre de la nature. Malgré le péril existentiel sans précédent auquel nous expose la poursuite du modèle de développement dominant, l’examen critique du paradigme sécuritaire inhérent aux scénarios dits "globaux" (Global Scenario Group, SRES, MEA…) montre pourtant une incapacité structurelle à imaginer une recomposition symbiotique des interactions entre les humains et les autres vivants. Or nous savons désormais que la biosphère est à la fois la condition et le produit de toutes les formes de vie qui la constituent. C’est pourquoi ni l’appropriation ordolibérale du globe, ni le gouvernement technoscientifique de la planète, ni le projet cosmopolitique d’édification du monde ne suffiront pour répondre aux défis de l’Anthropocène. Nous proposons, dans ce cours, d’explorer concrètement la possibilité d’une « quatrième voie », celle des politiques de la Terre.
Feb 12, 2020
1 hr 7 min

La redondance, la lenteur, l’aléatoire… Autant de notions perçues négativement dans une société qui privilégie la performance, le contrôle et la vitesse à tous les niveaux et dans tous les secteurs. Pourtant, nous avons bien le sentiment confus d’une inadéquation contre-nature de ce dogme de l’optimum.
Que nous apprennent les sciences de la vie ? S’il existe bien des mécanismes biologiques d’une efficacité redoutable, des progrès récents mettent surtout en avant le rôle fondamental des erreurs, des hétérogénéités, des lenteurs dans la construction et la résilience des organismes vivants. Notre vraie nature serait-elle dès lors sous-optimale ? En quoi une sous-optimalité d’inspiration biologique peut-elle constituer un contre-modèle au credo de la performance et du contrôle dans l’anthropocène ?
Feb 12, 2020
1 hr 5 min

L'objectif de ce cours est de donner des éléments de compréhension des forces induites par le numérique sur l'organisation de la société à toutes les échelles, de l'individu à la planète.
"Je m'efforcerai de montrer qu'on ne peut véritablement comprendre la révolution numérique qu'en prenant en compte le contexte de sa formidable croissance, à savoir celui du réchauffement climatique et d'une évolution des écosystèmes naturels peu favorable à l'humanité, comme plus généralement à une partie de la biosphère. Le numérique est une force de contrôle qui répond à la complexité croissante de sociétés humaines contraintes de prendre en compte les échanges écosystémiques dans les équations socio-économiques.
Les données et le CO2 sont en passe de devenir des enjeux essentiels des tensions entre des nations, dont la souveraineté est remise en cause. Les recommandations faites par le GIEC, à la demande de la COP21, pour maintenir l'augmentation des températures sous les 2C, montre l'ampleur de la transformation majeure et sans précédent qui s'annonce. Il s'agit d'une révolution anthropologique, remettant en cause dans un même mouvement la distinction entre nature et culture, et les relations entre humains et machines, naturel et artificiel."
Feb 5, 2020
1 hr 9 min

La redondance, la lenteur, l’aléatoire… Autant de notions perçues négativement dans une société qui privilégie la performance, le contrôle et la vitesse à tous les niveaux et dans tous les secteurs. Pourtant, nous avons bien le sentiment confus d’une inadéquation contre-nature de ce dogme de l’optimum.
Que nous apprennent les sciences de la vie ? S’il existe bien des mécanismes biologiques d’une efficacité redoutable, des progrès récents mettent surtout en avant le rôle fondamental des erreurs, des hétérogénéités, des lenteurs dans la construction et la résilience des organismes vivants. Notre vraie nature serait-elle dès lors sous-optimale ? En quoi une sous-optimalité d’inspiration biologique peut-elle constituer un contre-modèle au credo de la performance et du contrôle dans l’anthropocène ?
Feb 5, 2020
1 hr 10 min

Nous examinerons une hypothèse : l’entrée dans l’Anthropocène est directement liée à la phase intense d’urbanisation de la planète qui a débuté après la seconde guerre mondiale. Cette hypothèse reprend celle dite de la « grande accélération » (Steffen), mais en se focalisant sur une part explicative souvent minorée par les études anthropocènes : le rôle effectif de l’urbanisation généralisée et des bouleversements géographiques, économiques, sociaux, culturels et politiques qui l’accompagnent. Il s’agira donc de cerner ce rôle et de l’examiner à toutes les échelles de temps et d’espace.
Feb 2, 2020
1 hr 14 min

L’objectif de ce cours est de donner des éléments de compréhension des forces induites par le numérique sur l’organisation de la société à toutes les échelles, de l’individu à la planète. On ne peut véritablement comprendre la révolution numérique qu’en prenant en compte le contexte de sa formidable croissance, à savoir celui du réchauffement climatique et d’une évolution des écosystèmes naturels peu favorable à l’humanité, comme plus généralement à une partie de la biosphère. Le numérique est une force de contrôle qui répond à la complexité croissante de sociétés humaines contraintes de prendre en compte les échanges écosystémiques dans les équations socio-économiques.
Feb 1, 2020
58 min

Le changement climatique et l’urbanisation des sociétés font évoluer l’environnement que nous habitons. Cette évolution est particulièrement sensible l’été dans notre région, lors des périodes de vagues de chaleur, et en présence du phénomène d’îlot de chaleur urbain. Ce cours propose de mettre en évidence les phénomènes physiques et transferts de chaleur se développant en milieu urbain et au sein des bâtiments, et de discuter des moyens de les appréhender pour apporter des éléments de solution aux enjeux sociétaux contemporains relatifs à l’énergie et la santé.
Jan 31, 2020
48 min
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