
En vue de l'exposition "Heavy mechanics" à la CENTRALE | vitrine, l'artiste Irina Favero-Longo discute avec la curatrice Tania Nasielski.
Le projet vidéo Heavy mechanics d’Irina Favero-Longo à la CENTRALE | vitrine (24.11.2022 > 05.03.2023) part d’un dispositif urbain présent dans un paysage du quotidien : la machine de fitness de la plaine de jeux située Quai à la Houille à Bruxelles.
Dans cette exposition, l’artiste questionne cette machine dans son rapport aux corps qui la chevauchent et à la gravité du sol, ainsi qu’à son inscription dans l’espace où elle se trouve. La machine est envisagée comme un dispositif absorbant, déclencheur de projections mentales, de paroles et de réflexions.
Irina Favero-Longo part de sa pratique de l’image vidéo pour questionner les comportements des corps en relation au contexte. Elle crée des dispositifs mettant en lumière les rapports de porosité entre le corps et son environnement : l’absorption, la résistance, l’altération, la déformation de l’un au contact de l’autre. Les formes qu’elle propose naissent des structures et symboles qu’elle trouve dans les territoires urbains et de leurs influences sur nos corps et nos histoires individuelles.
Sa pratique se fonde sur les espaces que nous habitons. L’espace domestique du « chez-soi », du dedans, ainsi que l’espace public, du dehors, et le passage de l’un vers l’autre. Les espaces que nous traversons, ceux que nous occupons. Ce que nous y laissons de nous, ce que nous y prenons.
Elle questionne à la fois le rapport du corps au dispositif vidéo et celui du corps à l’environnement urbain. Son travail révèle l’étrange et l’absurde émanant de cette rencontre entre corps et dispositifs.
Nov 22, 2022
16 min

In preparation for the exhibition "Cardshark", artist Nelleke Cloosterman talks with curator Tania Nasielski.
Nelleke Cloosterman presents the project Cardshark at CENTRALE | lab (24.11.2022 > 19.03.2023).
For this exhibition, Cloosterman creates walls that are shaped like cards and look like they have randomly been spread into the space.
The title Cardshark refers to someone who makes money by cheating at card games, as well as to the very cards the artist uses in her paintings as vanitas symbols. This might suggest that the exhibited cards have been thrown away by the cardshark (a gambler), thus echoing the vanitas symbol of gambling with life.
The paintings hanging onto the card-walls become windows to Nelleke Cloosterman’s painterly universe. During her work-in-progress at CENTRALE | lab, this universe will expand, a multitude of these ‘windows’ being added, eventually forming a global installation bringing together multi-layered narratives.
Using classic art historical themes and motives – such as plants, animals and soap bubbles – Cloosterman creates a universe that looks familiar, yet often escapes logic or natural laws. Abstract dream landscapes, a flower garden that presents vegetation from every season, or birds flying high in the sky without wings, these are all subtle disruptions of a reality to be received by the viewer.
The gradients that we frequently see in her paintings suggest the compression of time, which contributes to the idea that the painting is not a snapshot but an ongoing landscape where the elements of the painting tell a story.
Nelleke Cloosterman (1996) received her BFA and MFA in Belgium at the Royal Academy of Fine Arts Gent en became a HISK alumni in 2021.
Nov 22, 2022
15 min

Discussion entre l'artiste Maud Gourdon et la curatrice Tania Nasielski.
Maud Gourdon présente l’exposition Cataplasme ! à la CENTRALE | box (24.11.2022 > 19.03.2023). L’artiste y questionne les notions de « réparation » et de « décoration », et explore à travers elles nos relations au féminin, à la santé et au mystique.
La pratique artistique de Maud Gourdon s’intéresse particulièrement aux disciplines identifiées comme féminines, passives et mineures, telles que la décoration et l’ornementation, les loisirs créatifs et l’artisanat, la médecine alternative et le mysticisme. Elle interroge la manière dont l’esthétique qu’elles produisent peut devenir un élément de subversion, une opposition aux constructions culturelles dominantes.
Le nouveau corpus d’œuvres présenté dans l’exposition est issu des expérimentations de Maud Gourdon autour du cataplasme, aussi appelé emplâtre : un remède pâteux à base d’argile, de plantes ou de farines, que l’artiste utilise comme matière sculpturale et ornementale.
Relégué aujourd’hui dans la catégorie des remèdes dit de « grand-mère », le cataplasme est, pour l’artiste, lié à la figure maternelle et aux connaissances qui se transmettent traditionnellement de mère en fille : travaux manuels, cuisine, couture, décoration d’intérieur, remède, …
Une série de sculptures produites à partir des matériaux du cataplasme sont placées tout autour de l’espace d’exposition. Pour les réaliser, l’artiste a développé un mélange composé d’argile médicinale et de fibres végétales, qui est ensuite placé et compressé dans des moules en bois gravés. Cette pâte argileuse devient alors la matière et le support d’une série de motifs colorés, entre abstraction et figuration, entre bouillie et ornement.
Deux sculptures posées au sol complètent cette installation. Elles se composent d’une combinaison de mots et de chiffres insérés dans un motif noir et blanc représentant des mailles de tricot. Placés à l’intérieur de cet ornement, comme encadrés, ces mots acquièrent force et intensité. L’artiste interroge ici avec humour l’aspect poétique, décoratif mais aussi curatif du langage.
Lauréate de la Ville de Bruxelles > Prix Médiatine 2021
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Oct 3, 2022
14 min

Discussion entre l'artiste Axel Korban, le curateur Maxime Gourdon et la directrice artistique de la CENTRALE for contemporary art Tania Nasielski.
Expecting my mind to be in a better shape (23.06 > 18.09.2022) présente le travail de l’artiste Axel Korban dans une installation imaginée pour la CENTRALE | vitrine. Une invitation à faire le pont entre deux mondes dans une réalité synthétique, multidimensionnelle.
Axel Korban travaille une esthétique hybride du digital trauma, s’attachant à décrire ce qu’il appelle des « images-conflit » qu’il digère sous forme d’objets.
L’artiste en extrait des formes organiques plastiques, alliage de différents matériaux tels que l’acier, la mousse industrielle et les textiles. Ces matériaux et formes de natures opposées partagent néanmoins l’interface technologique dont ils sont le produit : l’espace 3D de la simulation.
Expecting my mind to be in a better shape matérialise l’essence du travail d’Axel Korban, qui ces dernières années s’est consacré à la création d’expositions 3D modélisées sur ordinateur, mêlant lieux réels remplis d’objets virtuels, et lieux virtuels peuplés d’objets réels.
Jun 27, 2022
21 min

In preparation for the exhibition Deeply, Madly, artist Helen Anna Flanagan talks to curator Tania Nasielski.
Helen Anna Flanagan presents the project Deeply, Madly at CENTRALE | lab (28.04 > 18.09.2022). A work-in-progress including a film, an installation, watercolours and more.
Burdened by an irrational fear of being pushed onto the metro tracks, a woman muses on what it is to fall. To fall flat, but also to fall heavily in love, deep into sleep, or into a holiday pool that time on a faraway Greek Island at 2am. Water acts as an important element. Waves keep crashing, summoning Deeply, Madly as an obsession with moments of being mid-motion—bodies, emotions and time that all succumb to gravitational forces—from the lovesick, to the slapstick, to the macabre.
The film Deeply, Madly will be shot in two phases throughout 2022 and rely on the seasonal shifts in weather (winter vs summer). CENTRALE | lab will function as a site to present and expand the project, as a part-time studio and exhibition space featuring new video excerpts, sound, writing and watercolour prints, culminating in the presentation of a final single-channel film.
Laureate of the City of Brussels, Art Contest Prize 2021
Apr 11, 2022
14 min

En vue de l'exposition à la CENTRALE | vitrine, le duo d'artistes Reggy Timmermans & Beatrijs Albers discute avec la curatrice Tania Nasielski.
Reggy Timmermans & Beatrijs Albers présentent le projet DEEP SIX à la CENTRALE | vitrine (28.04 > 12.06.2022). Artistes multidisciplinaires, Timmermans & Albers travaillent l’installation, la sculpture, la vidéo, la photographie.
Pour le projet DEEP SIX, le duo d’artistes Beatrijs Albers & Reggy Timmermans s’intéresse à 6 objets en lien direct avec l’environnement de la vitrine dans laquelle ils exposent. Ces derniers sont traités de sorte que leur représentation première – celle que l’humain s’en fait – cède place à leur nature propre.
La matière dont ils sont composés se révèle, les interactions entre les objets sont insolites, le regard de l’observateur est perturbé. Les artistes créent ainsi un nouvel écosystème au sein de l’espace d’exposition et bousculent la vision habituelle des choses. L’être humain, habituellement placé au centre, change de place. La hiérarchie est bouleversée.
Reggy Timmermans & Beatrijs Albers questionnent ainsi l’influence de l’être humain en cette période de l’anthropocène dans laquelle les dualismes de la pensée moderne – sujet/objet, nature/culture, corps/esprit – sont source de toutes les discriminations et exploitations possibles.
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Apr 6, 2022
18 min

En vue de l'exposition à la CENTRALE | box, l'artiste Oussama Tabti discute avec la curatrice Tania Nasielski.
Oussama Tabti présente l’exposition Alien à la CENTRALE | box (28.04 > 18.09.2022). Son œuvre interroge une géopolitique hermétique, faite de frontières infranchissables et de cultes qui se replient sur eux-mêmes.
Ellis Island est une petite île située dans la baie de New York. Dans la première moitié du XXème siècle, elle abrita le poste d’inspection des immigrant.e.s le plus fréquenté des États-Unis. De 1892 à 1954, près de 12 millions d’entre eux.elles, arrivant au port de New York et du New Jersey, y ont été mis.es en quarantaine, inspecté.e.s, ausculté.e.s et interrogé.e.s.
Augustus Frederick Sherman était un fonctionnaire du bureau de l’immigration d’Ellis Island. L’une de ses missions consistait à photographier les immigrant.e.s à leur arrivée sur l’île. C’est ainsi que fut saisie la photographie d’un homme venu d’Algérie en 1905. Ce cliché a été tout simplement répertorié sous le nom d’Algerian Man.
En 2018, alors qu’il prévoyait une résidence d’artiste à Triangle Brooklyn soutenue par la fondation AFAC, Oussama Tabti se penche sur le parcours de ce personnage et sur son portrait intrigant. Cependant, l’artiste se voit lui-même confronté à une dure réalité administrative et, ironie du sort, il n’obtient jamais de réponse à sa demande de visa.
En liant sa propre expérience à celle de cet immigrant du début du XXème siècle, l’artiste questionne la difficulté de se mouvoir dans un monde partagé entre l’ouverture à la diversité et à la différence, et le repli sur soi.
Lauréat de la Ville de Bruxelles, Prix Art Contest 2020
Mar 29, 2022
21 min

L'artiste David Ayoun en discussion avec Tania Nasielski, curatrice (FR)
David Ayoun présente le projet fold (09.12.2021 > 13.03.2022) à la CENTRALE | box.
Enfant de la « créolisation », David Ayoun développe un travail interrogeant la transformation du corps et de ses perceptions dans son rapport à la technique et à la mémoire. Sa pratique se situe à la bascule de l’image et de la danse, du langage et de l’inconscient, du rite et du rêve. A travers un principe de déplacement sensible et burlesque, il déploie la fragilité de gestes simples ou virtuoses, informes ou archaïques.
Ses installations sont pensées pour habiter les architectures. Le spectateur y est sollicité dans son attention, ses perceptions, sa conscience corporelle et sa mobilité. Il accorde au cadre, à l’espace, à la temporalité et au son une attention particulière. Ses diverses collaborations avec artistes, chercheurs, chorégraphes, compositeurs ou programmeurs participent à la construction de son projet artistique métissé.
Lauréat 2021 Watch this space, Biennale coordonnée par 50° nord, réseau frontalier d’art contemporain.
Crédit photo : © David Ayoun – artiste associé de la malterie
Nov 25, 2021
21 min

Interview avec le collectif fictif Alfonse, Paul et les Autres, par Tania Nasielski.
Vivarium, un projet de l’artiste Alfonse, Paul et les autres à la CENTRALE | vitrine (09.12.2021 > 13.03.2022), est un espace confrontant mise en scène marchande et présentation spectaculaire de la nature. Le projet vise à interpeller les passant.e.s depuis la rue pour faire de la relation qu’instaure la vitrine avec le.s regardeur.se.s un élément signifiant du dispositif. Un univers policé de décoration bourgeoise sera bousculé par la présence de représentations démesurées de végétaux dessinés à l’échelle de l’espace, recréant une jungle artificielle. À mi-chemin entre déco girly et mise en scène prostitutionnelle, ces éléments contribueront à instaurer une tension sexuelle sous-jacente dans ce « vivarium » traversé par des énergies contradictoires.
Alfonse, Paul et les autres, Vivarium, installation, 2021, Photo © Regular studio
Nov 4, 2021
16 min

- A discussion between Tania Nasielski (curator) and Angyvir Padilla (artist)
- Angyvir Padilla presents the project Home contains us and is within us # Ste Catherine 13 (30.09 > 21.11.2021) at CENTRALE.vitrine.
Angyvir Padilla inaugurates the space of CENTRALE.vitrine at 13 rue Sainte-Catherine with her project Home contains us and is within us # Ste Catherine 13. CENTRALE.vitrine is dedicated to emerging artists living in Brussels on the basis of an open call for IN SITU projects, which take into account the urban environment, the street (pedestrian), the neighbourhood, the inhabitants, and the passers. The vitrine hyphenates indoors and outdoors, CENTRALE and the public space, art and life.
For Home contains us and is within us # Ste Catherine 13, Angyvir Padilla proposes an installation consisting of a new floor entirely covered with plastic sheets, which becomes the decor and the receptacle for clay objects referring to those found in a household. The notions of time, memory and home run through the exhibition space. The artist, at times, performs in the space where she develops her work in progress. Her movements – walking, watering the clay, modelling the objects, placing them, etc. – are captured by a camera and retransmitted onto a screen as part of the installation, visible from the street at all times.
One of the sculptures created by Angyvir Padilla in CENTRALE.vitrine will be recontextualized by the artist Juan Pablo Plazas in his own exhibition, simultaneously on display at CENTRALE.lab.
Oct 1, 2021
18 min
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