Ça me travaille !
Ça me travaille !
Fabienne Broucaret
Deux fois par mois, Fabienne Broucaret, fondatrice de My Happy Job, reçoit des acteurs du monde du travail. Des personnes inspirantes qui veulent faire bouger les lignes aujourd'hui et imaginer les nouvelles manières de travailler de demain. L'occasion de partager leur expertise, mais aussi leurs propres expériences.
Julien Peron, réalisateur, entrepreneur et conférencier
Slasheur et digital nomade, entrepreneur, réalisateur, créateur d'un magazine, d'un jeu de cartes et d'un festival, champion de kung fu, auteur du TedX "L'éducation à la vie"... Julien Peron est un quadra heureux dont les multiples engagements impressionnent. Son parcours est aussi inspirant que sa simplicité et son authenticité. Interview par Fabienne Broucaret, rédactrice en chef de My Happy Job by Moodwork. "Je suis dyslexique et dysorthographique, explique Julien Peron d'entre de jeu. On m'a collé très tôt l'étiquette d'enfant différent, notamment à l'école. Ce n'était pas évident à gérer, j'avais l'impression d'être normal moi ! J'ai réussi à transformer cela positivement et à cultiver cette différence. Je n'ai aucun diplôme, mais j'ai eu plein déclics dans ma vie, notamment un premier voyage aux Etats-Unis très jeune. J'ai le sentiment d'avoir appris 100 fois plus lors de cette expérience que sur les bancs de l'école. Je suis issu d'une famille modeste. Adolescent, j'ai travaillé avec mes parents en les aidant dans leurs tâches de gardien d'immeuble pour mettre de l'argent de côté et faire mon premier voyage en solo en Egypte vers 15/16 ans. Depuis, tous les ans, j'essaie de partir un mois seul avec mon sac à dos, je réserve juste l'hôtel en arrivant. Pour moi, c'est le meilleur outil de développement personnel parce qu'on est connecté à soi, aux autres et à la nature." Qu'est-ce qui le rend heureux dans son travail ? "C'est d'apporter une pierre positive à notre planète. Je me considère comme un jardinier qui sème des graines. J'aime participer à des prises de conscience. Chacun à son échelle peut être le changement qu'il veut voir dans le monde et inspirer les gens à être la meilleure version d'eux-mêmes. Nous avons tous des talents et des dons, autant les mettre au service des autres et de la planète !" Etre moins dans le savoir-faire et plus dans le savoir-être "Beaucoup de personnes passent à côté d'elles-mêmes, estime le créateur du Festival de l'école de la vie. On devrait accompagner les enfants le plus tôt possible à apprendre à se connaître pour communiquer avec les autres, trouver un job qui a du sens et s'épanouir tout simplement. Etre davantage dans la connaissance de soi, c'est ce qui nous manque aujourd'hui dans notre société." Cultiver des temps d'introspection et prendre soin de soi Selon Julien Peron, nous devrions tous nous poser une question fondamentale : quels sont mes besoins ? "A chacun de déterminer ses besoins pour être heureux et de mettre des actions en place pour s'épanouir, précise-t-il. Il faut faire de soi une priorité : ce n'est pas être égoïste ! Concrètement, de quoi avez-vous besoin pour être heureux ? Ensuite, il faut mettre en place des routines et des actions simples : pratiquer un sport, avoir une alimentation saine, soigner son sommeil, se couper d'informations négatives, s'entourer de personnes positives, profiter de la nature et faire des exercices de relaxation. Personnellement, voyager est un besoin fondamental pour moi, je me sens vivant quand je suis en mouvement. J'ai pris l'habitude de voyager et de travailler en même temps. Du moment que j'ai une bonne connexion Internet et de quoi jardiner, tout va bien ! A Montpellier, ou ailleurs." Un film tourné aux quatre coins de la planète Depuis le premier confinement, son film "C'est quoi le bonheur pour vous ?" est en accès gratuit sur YouTube : il cumule désormais près d'un million de vues : "La crise a permis de catalyser les prises de conscience. Les gens ont eu plus de temps pour eux, cela a accéléré des prises de conscience autour de l'éducation, de l'environnement ou encore du sens donné au travail." Son dernier conseil ? Prenez le temps de mesurer le chemin que vous avez parcouru. "J'en ai pris conscience pour ma part lors de la préparation de mon TedX, confie-t-il. J'ai mesuré de là où je suis parti, et ressenti un sentiment de fierté. Je suis parti de rien, sans diplôme et sans argent, mais j'ai réussi à créer la vie de mes rêves et a impacté les gens de manière positive." 
Nov 17, 2021
29 min
Laetitia Vitaud, experte sur le futur du travail
Laetitia Vitaud est devenue experte du futur du travail après avoir été prof, un métier qu'elle rêvait d'exercer enfant. Aujourd'hui auteure et conférence, elle a co-fondé le média "Nouveau Départ" et vient de lancer "Vives média" avec Bayard presse. Ayant vécu en Angleterre et en France, habitant aujourd'hui en Allemagne, elle nous apporte dans ce podcast un éclairage international sur le monde du travail, et notamment sur les inégalités hommes-femmes. Comprendre le monde du travail au-delà de l'opérationnel Ce qui la passionne dans le sujet du travail ? "Je suis partie de ma vie personnelle, j'ai été malheureuse au travail dans ma première expérience au sein d'une société en services informatiques, je ne savais pas ce que je voulais exactement après HEC. Je suis partie de ce sujet intime pour aller vers un angle plus politique, économique et sociétal. Je suis aussi passionnée d'histoire et d'intercuturel, j'aime appréhender le sujet travail sous différents prismes, comprendre le monde du travail au-delà de l'opérationnel." Selon elle, les changements apportés par la crise sont profonds : "Beaucoup de transitions déjà à l'oeuvre se sont accélérées depuis 18 mois. Il y a aussi eu des prises de consciences, par exemple l'imbrication entre le privé et le professionnel. La crise a fortement touché les femmes. On parle désormais de "Shecession". Je sens émerger une vague de prise de conscience et de questionnements, les inégalités hommes-femmes sont un enjeu société et politique." "En Allemagne, avoir un enfant, c'est renoncer à son indépendance économique !" Laetitia Vitaud explique ainsi les différences de situations pour les femmes  en France, en Angleterre et en Allemagne. "Dans ces deux pays, les femmes travaillent moins, il y a plus de temps partiel, les écoles se reposent beaucoup sur les femmes. En France, les femmes sont des superwomen qui doivent être partout ! Elles ont une pression énorme." Connaissez-vous l'indicateur de pénalité maternelle ? Il montre comment la carrière des femmes reculent après la maternité en mesurant l'écart de revenus 10 ans après la naissance d'un enfant par rapport à avant. "Au Danemark, il est de 20%, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis de 40% et en Allemagne il s'élève à 62% ! En France, il est estimé entre 30 et 40%, mais on manque encore de données. "  Le présentéisme, un mal bien français !  Les différences cultutrelles dans les manières de travailler existe bien, notamment en matière de présentéisme. "En Angleterre et en Allemagne, c'est mal vu de rester tard au bureau. Mais je constate aujourd'hui en Allemagne un brouillage, beaucoup se plaignent des mails le soir, ce qui était moins le cas avant la crise." Pour elle, penser que retourner au bureau va automatiquement relancer l'engagement et de collectif est un leurre. "Il n'y aura pas comme par magie de la serendipité, des rencontres, des échanges... Le lieu ne fait pas tout ! Il faut travailler sur les rituels, la communication, les valeurs partagées, l'accès à l'info, etc. pour créer le sentiment d'appartenance. Il peut y avoir du lien social à distance, ce n'est pas simple, mais pas impossible non plus. Et inversement, ce n'est pas parce qu'on travaille dans le même lieu qu'il y aura forcéménent du collectif et de vrais liens." Egalement au menu de ce podcast : Qu'est-ce qu'une journée de travail réussie pour elle ? Son astuce pour bien télétravailler ? A quoi ressemble son bureau ? Sa plus grande fierté professionnelle ?
Oct 20, 2021
26 min
Alexandre Stourbe, Directeur Général du Lab RH
Pour ce 10ème épisode de "Ca me travaille !", Fabienne Broucaret, rédactrice en chef de My Happy Job by Moodwork, reçoit Alexandre Stourbe, Directeur Général du Lab RH, une association rassemblant plus de 250 startups engagées dans l'innovation RH et 80 grandes entreprises adhérentes. Un écosystème collaboratif pour créer des liens et favoriser les interactions. Après avoir travaillé dans le conseil et avoir été entrepreneur, Alexandre Stourbe a rejoint le Lab RH d'abord comme startupper, avant d'en devenir le Directeur Général. Selon lui, "il y aura un avant et un après crise sanitaire : le rapport au travail des salariés a changé, le sujet de la santé mentale a pris de l'ampleur, les salariés ont aussi de nouvelles attentes, on parle de plus en plus de quête de sens et d'évolution des pratiques managériales. On est encore en train de tâtonner et d'expérimenter mais cela bouge." Les enjeux clés pour les DRH : "l'utilisation même des bureaux, qu'est-ce qu'on en fait ?Il n'y a pas de recette miracle, à chaque entreprise de voir selon son ADN. La QVT est aussi un enjeu fort : comment je rends les salariés les plus épanouis possibles, donc comment je les manage et développe leurs compétences, dont les soft skills qui sont aujourd'hui un des critères de recrutement". Quelles sont justement les bonnes pratiques du Lab RH en matière de QVT ? Le télétravail libre tout d'abord. "Dans nos métiers, il est facile de tout gérer à distance, j'ai moi-même déménagé à Marseille l'an dernier. Tout est une question de confiance envers les salariés et freelances". L'association laisse aussi des moments de respiration dans la semaine à ses salariés : "Tous les vendredis après-midis sont libres, sans rendez-vous prévu en interne". Et pour entretenir le lien social ? "On essaie de garder le lien virtuellement par des réunions à distance, on revient au bureau avec un planning pour se voir et travailler de manière collaborative, on ne vient pas au bureau pour traiter ses mails ou passer des appels, on privilégier les temps d'échanges quand on est dans nos locaux." Quel métier rêvait-il d'exercer enfant ? Qu'est-ce qu'une journée de travail réussie pour lui ? Quelles sont ses astuces pour bien télétravailler ? Quid des clés d'une bonne QVT pour lui ? "Je suis très attaché à l'équilibre vie pro - vie perso, j'ai moi-même besoin de temps pour faire du sport, il est aussi important d'avoir une bonne ambiance, une vision claire et partagée, ainsi que de la confiance mutuelle."
Oct 6, 2021
15 min
Audrey Richard, DRH
S'il y a bien un métier dont on parle beaucoup depuis plusieurs mois, c'est celui de DRH. Au coeur de la gestion de la crise sanitaire et de la généralisation du télétravail dans les entreprises, ils sont aujourd'hui au premier plan dans le passage en mode hybride. Pour évoquer ce métier, et les changements dans le monde du travail engendrés par la crise, Fabienne Broucaret, rédactrice en chef de My Happy Job by Moodwork, reçoit Audrey Richard, DRH du Groupe Up et présidente de l'ANDRH. Comment (et pourquoi) est-elle devenue DRH ? Quels sont ses conseils pour les personnes souhaitant s'orienter dans les ressources humaines ? Quels sont les enjeux majeurs pour les DRH dans les mois à venir ? Quand on lui demande ce qui lui plaît dans son métier, Audrey Richard insiste sur les aspects individuels et collectifs : "C'est d'abord d'aider les salariés dans leur parcours de développement, mais aussi de travailler sur les métiers de demain pour aider l'entreprise à rester compétitive. Il est nécessaire d'anticiper les évolutions, de s'ouvrir sur l'extérieur, de sortir de son bureau et d'échanger avec des pairs." Selon elle, la crise a-t-elle changé le regard porté sur le métier de DRH ? "Oui ! La crise a donné une autre vision des DRH. Ils ont été en première ligne pour organiser les cellules de crise, expliquer et mettre en oeuvre les mesures, prendre soin des personnes. Les relations sociales ont aussi changé en entreprise, la crise a permis à toutes les parties prenantes d'être plus authentiques et de casser les jeux de rôle." Quel rôle pour les DRH dans une démarche de qualité de vie au travail ? "Un rôle majeur. C'est le DRH qui détecte les besoins, avec les managers, pour y répondre. Nous avons un rôle auprès des dirigeants pour leur apporter un éclairage sur ce monde qui évolue et leur faire des remontées terrain." Dans cet épisode, Audrey Richard revient aussi sur les bonnes pratiques du Groupe Up pour favoriser la QVT. Parmi elles : - Des locaux agréables avec une conciergerie, une salle de repos et de sieste, des navettes pour rejoindre les transports en commun... - Une assistante sociale ; - Des règles pour bien vivre le télétravail : des réunions à distance de 45 minutes au lieu d'une heure pour se garder 15 minutes de repos (ou de traitement de mails), pas de réunions à l'heure du déjeuner... - Des formations pour les managers sur les violences sexuelles et sexistes ; - Des actions pour favoriser le bien-être physique et mental : sport, nutrition, déconnexion... La nouveauté de la rentrée ? L'expérimentation de walking desks !
Sep 22, 2021
22 min
Marie Pezé, docteure en psychologie
Depuis plusieurs mois, toutes les études montrent une dégradation de la santé mentale des salariés : la crise du Covid-19 a en effet eu des impacts sur nos manières de travailler, sur nos conditions de travail et sur notre rapport au travail. Pour mieux comprendre les sources de mal-être au travail et remettre en perspective la situation actuelle, Fabienne Broucaret, fondatrice de My Happy Job , reçoit Marie Pezé, docteure en psychologie, psychanalyste et experte auprès de la Cour d’Appel de Versailles.  Véritable pionnière, Marie Pezé a créé la première consultation "Souffrance et travail " en 1997 au Centre d’Accueil et de Soins Hospitaliers de Nanterre. Il en existe désormais plus de 150 en France. Elle est par ailleurs responsable pédagogique du certificat de spécialisation en psychopathologie du travail qu’a lancé Christophe Dejours en 2008 au CNAM.  Quel est son parcours ? Comment en est-elle venue à s'intéresser à ce sujet ? Quel regard porte-t-elle sur la souffrance au travail et son évolution ces dernières années ? Autant de questions auxquelles elle apporte un éclairage détaillé et passionnant. Lors de notre échange, elle revient notamment sur les pathologies de surcharge (burn-out, TMS, violences) et sur les pathologies de la solitude (harcèlement moral, suicide).  "Le harcèlement moral est d'abord un drame de la solitude, quand vous avez été humilié lors d'une réunion par votre manager lui-même sous pression des objectifs à atteindre, bien sûr que c'est une souffrance, mais quand vous sortez de la réunion, et quand, dans le couloir, tout le monde s'écarte de vous, ça c'est du harcèlement transversal au sens juridique du terme", souligne-t-elle. Elle insiste également sur la souffrance née du sentiment de mal faire son job quand les conditions et l'organisation du travail nous en empêchent : changement permanent, culture du chiffre et de l'urgence, intensification du travail, conflits éthiques, présentéisme persistant... "Pendant la pandémie, 40% des salariés ont souffert de conflits éthiques et de mal travailler, c'est cela le terreau du burn-out, insiste-t-elle. Vous pouvez travailler beaucoup, mais quand vous avez conscience que ce que vous faites est utile au monde, vous pouvez supporter de beaucoup travailler." A quels symptômes faire particulièrement attention ? Elle en distingue trois : l'épuisement et la fatigue persistante même après des temps de repos, le fait d'aller travailler à reculons/sans envie, la prise d'antidépresseurs ou d'autres substances pour tenir le coup. "Quand vous en arrivez là, venez nous voir en consultations, prévient-elle. Les membres de notre réseau sont formés pour vous trouver des solutions, et il y en a !" Quel métier rêvait-elle d'exercer enfant ? Qu'est-ce qu'une journée de travail réussie ? Sa plus grande fierté professionnelle ? Notre podcast est aussi l'occasion d'en apprendre plus sur Marie Pezé, référence en matière de psychologie du travail : "Ce que j'ai trouvé extraordinaire, mais qui a été très vite avalé, c'est que la pandémie a remis sur le devant de la scène les métiers qui tiennent le monde : nos éboueurs, les caissières de supermarché et bien évidemment nos soignants. La crise a aussi remis en lumière la vulnérabilité de l'être humain." 
Sep 8, 2021
28 min
Patricia Wendling, DRH
Patricia Wendling, DRH, ex directrice juridique, fondatrice du cabinet Human Factor, accompagne les dirigeants et les managers qui veulent une gestion humaine des hommes et des femmes qui travaillent dans leur entreprise. Elle partage son expérience, son parcours et son expertise au micro de Fabienne Broucaret, fondatrice de My Happy Job. Sa conviction : "L'humain n'est pas qu'un capital, il est capital, la période que nous traversons nous le rappelle et il ne faudra pas l'oublier demain". Ce qui l'anime au travail ? Le sentiment d'être utile. Le cliché qui l'agace sur les DRH ? "Penser que les DRH sont contre les salariés et pour la direction. On ne doit pas faire des duels, mais des duos. Nous ne sommes pas des Business Partners, mais des Human Partners." Elue Top Voice Linkedin, elle invite à ne pas voir ce réseau social seulement comme un grand carnet d'adresses, mais aussi comme une énorme bibliothèque où les membres partagent leurs connaissances et des informations : "C'est un bon outil pour échanger avec ses pairs et pour s'ouvrir aux autres." Les leçons de la crise ? L'importance de se préserver et de prendre soin de l'humain au travail. Pour elle, "2020 nous a rappelé les fondamentaux : l'écoute, la confiance, l'autonomie... En ce qui concerne le télétravail, il faut tirer le bilan de ces premières expériences : qu'est-ce qui s'est bien passé ? Qu'est-ce qui reste à améliorer ? Télétravailler et manager à distance s'apprend, il faut former les équipes et co-construire le projet pour le pérenniser." Patricia Wendling nous parle aussi de ses modèles, partage ses astuces pour bien concilier vie pro - vie perso et son secret pour bien télétravailler, évoque le métier qu'elle rêvait de faire enfant, raconte son bureau ("un désordre organisé !), se confie sur sa bonne résolution 2021...
Jan 18, 2021
18 min
Adrien Chignard, psychologue du travail
Fabienne Broucaret vous invite à rencontrer Adrien Chignard, psychologue du travail, fondateur de Sens et Cohérence : "Mon job consiste à prévenir les risques psycho-sociaux dans les entreprises et à veiller à la santé mentale des salariés. J'ai coutume de dire que je soigne le travail." Ce qui le passionne ? Les liens entre les individus et le collectif, mais aussi la grande diversité des actions à mener et des secteurs dans lesquels il intervient. Ce qui l'anime au quotidien : apprendre, comprendre et transmettre. Rien d'étonnant donc à ce qu'il soit aussi enseignant, et très actif sur LinkedIn pour partager des notions psy qui peuvent tous nous aider à nous sentir bien au travail. Dans cet entretien, il revient également sur les leçons qu'il tire de l'année 2020 : "dans les situations de crise, grâce au sense making, il est possible de créer du sens a posteriori." Il en détaille les différentes étapes pour les managers : reconnaître la singularité des vécus, identifier les plus et les moins, expliquer leur propre expérience et leurs décisions qui peuvent avoir été incomprises, tester ensemble de nouvelles habitudes. En bref, "le sense making, c'est utiliser ce qu'on a appris de cette crise pour mieux vivre et travailler ensemble". Quels sont ses conseils pour mieux prévenir les risques psycho-sociaux individuellement et collectivement ? Se ménager, prendre du temps pour soi, des temps de pause pour tenir sur la durée, se soutenir entre pairs, remettre le travail à sa juste place, préserver des liens... Vous en apprendrez plus également sur le compas du bien-être, ainsi que sur les changements amenés par le télétravail, notamment l'autonomie qui doit être laissée aux salariés par les managers : "Le management par la confiance, ce n'est plus une option, c'est une obligation !" Dans la deuxième partie du podcast, Adrien Chignard vous raconte le meilleur conseil qu'on lui a donné au travail, le métier qu'il rêvait de faire enfant, le dernier livre qu'il a adoré, à quoi ressemble son bureau, les notions psy que tout le monde devrait connaître, ses conseils pour bien vivre le télétravail...  Pour lui, qu'est-ce qu'une journée de travail réussie ? "C'est une journée où je me sens utile, où j'ai l'impression de servir à quelque chose, d'aider les gens et de transmettre la passion de ce que je fais, mais c'est aussi une journée où je finis tôt pour aller chercher ma fille à la crèche."  Enfin, en matière de conciliation des temps de vie, "il ne s'agit jamais de travailler moins, mais toujours de vivre plus : j'adore mon boulot, mais je ne peux pas faire que ça. Pour avoir un meilleur équilibre, mettez plus de choses dans votre vie perso !"
Dec 14, 2020
23 min
Anne-Sophie Tuszynski
En France, 1000 personnes apprennent chaque jour qu’elles ont un cancer. Parmi elles, 400 travaillent. Comment concilier maladie et travail ? Le cancer est-il encore tabou dans les entreprises ? Quelles sont les bonnes pratiques à mettre en place dans les organisation ? Pour ce 5ème épisode de "Ca me travaille !", Fabienne Broucaret est partie à la rencontre d'Anne-Sophie Tuszynski, fondatrice de Cancer@Work, un club d'entreprises engagées, et Wecare@work, une start-up sociale et solidaire. 
Dec 1, 2019
26 min
Quentin Périnel
Pour ce 4ème épisode de "Ca me travaille !", Fabienne Broucaret est partie à la rencontre de Quentin Périnel, journaliste au Figaro. Auteur du livre "Les 100 expressions à éviter", réalisé à partir de sa chronique "Le bureaulogue" où il décryptait les tics de langage et autre jargon de l’entreprise, il anime également "Le Talk des décideurs" et "Le Club des décideurs RH". Passionné par l'humain dans le monde du travail, il fait enfin partie du jury des Awards du bien-être au travail organisés par Bloom at Work le 19 novembre prochain.  Il nous raconte dans ce podcast ce qui le rend heureux au travail, partage son point de vue sur les nouvelles manières de travailler et nous confie, évidemment, les mots qui l'agacent le plus au bureau !  
Nov 4, 2019
16 min
Fanny et Anne-Sophie Lesage
Auteures de Celle qui a dit fuck et de Balance ta cape, Anne-Sophie et Fanny Lesage nous parlent d'Alice, l'héroïne de leurs livres, une trentenaire qui veut arrêter de courir après sa vie ! En quête d'épanouissement, notamment au travail, et d'équilibre vie pro - vie perso, elle expérimente de nombreux outils pour gagner en sérénité, alléger sa charge mentale et déculpabiliser. Et si on en faisait autant ? Slasheuses épanouises, celles qui sont également les créatrices de la newsletter de développement personnel Holi-Me, nous racontent également leurs manières de travailler et ce qui les rend heureuses au boulot. 
Oct 21, 2019
18 min
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