Show notes
Dans cet épisode spécial, Philippe Couve raconte ses aventures dans le monde de l’innovation éditoriale à l’occasion des Rencontres de la vidéo mobile qu’il organise le 6 février à Paris, avec son entreprise Samsa.fr. L' édition 2020 de l’événement élargit le spectre des innovations et propose une plongée dans les tendances du moment : podcast, stories, engagement...Pionnier de l’internet dans les années 2000 à RFI, le journaliste y crée l’Atelier Médias. Cette “web-émission” - qui poursuit sa route depuis 2007 au fil de ses animateurs - innove à l’époque notamment avec sa communauté de 800 mondoblogeurs africains. En 2010, Philippe Couve devient formateur et lance Samsa.fr. Un passage presque fortuit dans le monde de l’entrepreneuriat pour accompagner les médias dans leur transition numérique, en commençant par investir les terres vierges de la vidéo sur mobile. Chef d’entreprise, il innove dans la manière de travailler : l’usage d’outils collaboratifs permet à son équipe de jongler avec d’autres activités, à Paris ou ailleurs.Pour toutes ces raisons, A Parte a décidé d’accueillir à sa réalisation cette équipe inspirante et passionnée par les mêmes sujets d’innovations dans le monde de l’info. A suivre...-----Pour aller plus loinLe site des Rencontres de la vidéo mobile et de l’innovation éditoriale Le site de Samsa Le post de blog dans lequel Philippe Couve annonce son départ de RFI Les sons de cet épisodeL’extrait du podcast Vidéo mobile L’extrait de l’Atelier des médias en 2008 -----L'essentiel de l'épisodeL’innovation éditoriale en 2020[J'avais vu auparavant les blogs et les blogs avaient donné à tout un chacun la possibilité de prendre la parole en texte, et éventuellement en images mais principalement en texte. Et là, je voyais avec cet iPhone que Steve Jobs était en train de présenter, version après version, avec des capacités vidéo qui étaient en train d'augmenter, quelque chose qui était de même nature, donnant à tout un chacun le pouvoir de produire de la vidéo. Et donc, on a commencé comme ça.[[[Pourquoi des Rencontres ?[Et après, il ne faut pas cacher non plus, ça a servi pour la visibilité et pour la crédibilité de Samsa.fr. Le numérique dans les rédactions[[[Pourquoi? Parce que ce sont des gens, qui aujourd'hui ont entre 40 et 50 ans, qui ont fait l'essentiel de leur carrière dans le média traditionnel, et ce qu'on leur a demandé pendant des années et des années, c'était de faire tourner le média traditionnel dans des conditions qui, notamment pour la presse écrite, étaient de plus en plus difficiles économiquement. Donc, ils avaient la tête dans le guidon, ils pédalait et ils essayaient de faire ce qu'on leur demandait le mieux possible. Résultat des courses beaucoup d'entre eux ont assez peu vu, assez peu pratiqué tout ce qui se passait dans le numérique. Et aujourd'hui, on leur dit il faut prendre ça en charge et souvent, ils sont pas très bien équipés pour faire ça. Et c'est là aussi où nous, on vient nous chercher [En revanche, ce qui était possible, c'est que, après coup, après le retour, on pouvait faire des choses sur une temporalité différente. Je me souviens qu'on a fait des carnets de bord de reporters en Irak avec Lucas à l'époque, mais ça se faisait après coup, avec une écriture différente, avec beaucoup de photos qu'il avait prises sur le moment. Et donc on peut tout faire, mais pas forcément tout en même temps.L’aventure Atelier des médias sur RFI[[Devenir entrepreneur quand on est journaliste[[Donc on travaille à distance, on travaille sur des modes non continus. Cela nécessite une grande flexibilité et une grande agilité. Et on a réussi à le faire et je pense que tout le monde y trouve son compte. Nos clients ne s'en aperçoivent absolument pas et ça ne constitue absolument pas un problème. Je pense que c'est une réussite parce qu'on doit aussi aujourd'hui réinventer la manière dont on travaille.[[Mais ce qui s'est passé, c'est que les choses allant bien, avec 25% de croissance chaque année depuis depuis 4 ans, on a pu embaucher des gens, on a pu croître et professionnaliser nos nos méthodes. Les choses se sont faites naturellement et pas sous la pression d'une levée de fonds parce qu'on n'a pas fait de levée de fonds, ou d'un actionnaire quelconque parce que le seul actionnaire jusqu'à il y a peu de temps c'était moi et que je n'ai jamais sorti un euro de dividendes de l'entreprise, donc tout a été entièrement réinvesti dans la boîte. [Et pour nous, journalistes, c'est vraiment pas un problème. Donc il faut savoir qu'il y a des domaines dans lesquels on a des avantages comparatifs par rapport à d'autres, celui là et d'autres. En revanche, il y a des domaines sur lesquels on a au contraire des déficiences comparatives.Et donc soit il faut se former soi même, soit il faut s'associer avec des gens qui ont des compétences complémentaires pour le faire. -----Crédits Réalisateur.rice.s : Elise Colette et Jean-Baptiste Diebold Réalisation et post-production : Raphaël Bellon Design graphique : Benjamin Laible Communication : Laurie Lejeune Générique et habillage sonore : Boris Laible Production : Ginkio



