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Tchika est un magazine papier pour les filles de 7 à 12 ans. Pour sa fondatrice, Elisabeth Roman, c’est avant tout un journal engagé. Sa mission : informer ces petites filles mais aussi les aider à développer leur estime de soi grâce à des portraits de modèles positifs de femmes d’hier et d’aujourd’hui, des articles sur la science, le sport, l’écologie, l’art… En bon français, on appelle ça faire de l’empouvoirement.Après avoir fait exploser les compteurs lors de sa campagne de financement participatif, Elisabeth Roman a déjà sorti trois numéros de ce trimestriel et fédéré 3000 abonnés. Pour l’instant, l’ancienne rédactrice en chef de Sciences et Vie Découvertes rédige à peu près tous les articles et envoie elle-même les exemplaires par la Poste. Pour aller plus loin - recruter une équipe de journalistes, lancer un Tchikita pour les moins de 7 ans -, l’entrepreneuse cherche maintenant une personne qui voudra investir dans son projet. Et donner ainsi de la sécurité à sa liberté.-----Pour aller plus loin : Vidéo sur les clichés sexistes vus par les enfants, réalisée par Brut, avec le Centre d’éducation aux médias et à l’information (juin 2019) dans le cadre du concours #ZéroCliché et relayée par l’excellent compte Twitter @PepiteSexiste Vidéo sur le modèle économique de la presse papier, réalisée par Dessine moi l’éco, et diffusable en Creative Commons -----L'essentiel de l'épisode : Un magazine d’empouvoirement pour les filles[Et je vais en kiosque, je découvre la presse magazine, dit pour petites filles, les bras m'en tombent et je me dis je ne peux pas faire que de la science. Je suis obligée de faire autre chose et je suis obligée de faire un magazine d'empouvoirement pour les filles, c'est-à-dire un magazine qui va les rendre plus fortes et les faire sortir de ces injonctions qu'on donne aux enfants dès la naissance.[[[[[La naissance d’un modèle original[[[[[[Ecrire et diffuser soi-même[[[[Une communauté de 3000 abonnés [[Et puis, je me suis mise en novembre 2018. Tous les jours, j'ai commencé à poster un petit truc. Finalement, comme quand soi même on s'ouvre sur Facebook. Et puis oui, ça a marché, ça a monté. Et c'est effectivement ces personnes qui me suivaient sur ces réseaux sociaux qui ont été, je pense, parmi ceux qui se sont abonnés.[Liberté éditoriale totale[Moi, j'étais bien dans mon lieu, j'avais envie de faire d'autres choses parce que j'avais fait le tour de mon magazine et j'ai compris en voyant ce qui se passait autour de moi, qu'effectivement, les femmes de mon âge, les rédac chef, c'est à dire des gros salaires, commençaient à prendre la porte de sortie avec plein de méthodes différentes. Voilà donc moi, j'ai senti que mon tour allait venir, que je devais être sur une blacklist. Donc, j'ai fait en sorte d'organiser ma sortie d'une façon correcte. [[[[Et c'est très difficile pour les journalistes de faire ça parce que pour eux, l'argent est un peu sale. Mais quand on arrive à le faire, c'est hyper satisfaisant, finalement, d'avoir la liberté d'écrire et de choisir les sujets qu'on veut.-----Crédits Réalisateur.rice.s : Elise Colette et Jean-Baptiste Diebold Réalisation et post-production : Raphaël Bellon Design graphique : Benjamin Laible Communication : Laurie Lejeune Générique et habillage sonore : Boris Laible Production : Ginkio



