Sun Tzu a dit : “La guerre est d’une importance vitale (...). C’est le domaine de la vie et de la mort : la conservation ou la perte (...) en dépendent ; il est impératif de le bien régler. Ne pas faire de sérieuses réflexions sur ce qui le concerne, c’est faire preuve d’une coupable indifférence pour la conservation ou pour la perte de ce qu’on a de plus cher, et c’est ce qu’on ne doit pas trouver parmi nous.”
Ces lignes sont exactement la manière dont s’ouvre l’Art de la guerre. Elles sont toujours d’une grande lucidité sur la nécessité d’opérer largement. J’ai volontairement supprimé les deux passages où sont fait état du possesseur du domaine, afin d’élargir quelque peu le sens du propos car ce qui m’intéresse ici c’est de rappeler un concept simple : l’écosystème, l’environnement, est loué par les “humains” dans son usage et non “détenu”. On ne possède pas la terre, on dispose d’un accès temporaire à ses ressources et d’une mission d’administration de ces ressources, mais tout ce qui a trait à la possession et à l’illusion de richesse est d’une stupidité qui n’a plus lieu d’être aujourd’hui.



