Tuteur illégal
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Mes (si) beaux enfants
2 minutes Posted Aug 16, 2023 at 7:45 am.
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Ceux que je n’attendais pas…

Ces 2 p’tites bouilles d’amour qui ont chamboulé mon quotidien.

Moi qui étais loin d’être sûr de vouloir des enfants.

Le destin a craqué :

« Bon, lui, il est incapable de prendre une décision !

Mettez cette belle petite meuf et ses 2 enfants sur son chemin. Qu’on avance ! »


Là, ça semblait simple :

Ils n’étaient pas mes enfants, pas ma responsabilité.

Leurs parents s’occupaient de gérer, moi j’étais là en bonus…

Grossière erreur !

Ça a, peut-être, été vrai au début mais ça a volé en éclats quand on a emménagé tous les 4. (5, en fait… Il faudrait vraiment que je vous parle du chien, un jour !)


Notre foyer, notre maison :

Le piège se refermait sur moi, jour après jour, sans que je ne m’en rende compte.

A force de partager leur quotidien, la moitié du temps, à force de jouer avec eux, de leur apprendre des choses, de participer activement à leur vie.

Sournoisement, le destin s’imposait : J’aimais avoir des enfants.

J’aimais avoir ces enfants…


Quand, parfois, je me projetais, je me voyais avoir une fille.

Cette présence féminine qui m’a toujours beaucoup rassuré.

Cette sensibilité et cette façon de communiquer sur ses émotions.

Je me sentais à l’aise avec ça : une fille, c’était évident !

Là encore, le destin s’est bien marré :

« Ah, tu veux une fille ? OK… »


J’ai la plus belle des belles-filles.

Elle m’a tout de suite fait craquer.

Mais sous ses airs de p’tit chou, elle avait une mission :

Me faire comprendre qu’une fille n’est pas forcément lisible, qu’elle peut avoir sa pudeur, ses blocages, ses peurs et ne pas arriver à tout exprimer aussi facilement que ce que je pensais.

Destin : 1 – 0 : Moi


Oui mais les garçons, c’est : foot, bagarre et luttes d’autorité…

Ou pas…

Il fallait que j’aie mon (trop) beau-fils pour réaliser mon erreur.

Il fallait que ce soit lui, ma p’tite boule d’émotions, pour que je m’autorise à découvrir tout ça :

On peut prendre son garçon dans ses bras, lui faire des câlins, des bisous et lui dire qu’on l’aime.

Destin : 2 – 0 : Moi


Je pensais avoir des choses à apprendre à ces enfants, à part imiter Donald, péter avec ses mains ou jouer avec un briquet…

Des choses sérieuses, qui pourraient les aider dans leur construction, dans leurs futures vies d’adultes.

Mais derrière leurs gueules d’anges, ils avaient pour but de me convaincre que, moi aussi, j’avais des leçons à tirer d’eux.


A leur contact, à celui de leur mère, j’ai tellement appris.

J’apprends encore.

Il fallait qu’ils entrent dans ma vie pour que je m’interroge, que je renverse certaines certitudes.

Est-ce que je serais allé aussi loin dans l’introspection sans eux ?

Est-ce que je me serais réconcilié avec l’enfant que j’étais ?

Quel paradoxe…


Le destin le savait déjà :

Être moi c’était avoir ces enfants-là.