Tuteur illégal
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Être beau-père c'est aussi...
3 minutes Posted Aug 2, 2023 at 2:10 pm.
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Ma vie de beau-père c’est tout ce que je vous partage depuis, maintenant, des mois :
Des joies, des peines, des peurs, des responsabilités, des remises en question et beaucoup d’émotions différentes et nouvelles.
C’est aussi me découvrir, à travers la famille que nous avons créée.
C’est me rendre compte que j’ai, parfois, des attitudes difficiles à expliquer moi-même.
C’est ne pas comprendre pourquoi certaines situations me font exploser, me vexent, me sont douloureuses.
C’est sentir que j’ai des blocages, des sujets qui me sont difficiles à aborder.
Pourquoi certaines choses sont aussi naturelles et d’autres le sont beaucoup moins ?
Qu’est ce qui fait que je réagis comme ça, parfois même comme un enfant, sans que ce ne soit contrôlable ?
Alors, oui, j’ai présenté des excuses quand j’ai dépassé les bornes.
J’ai tenté d’expliquer aux enfants et à ma chérie que j’avais réagi de manière inappropriée face à une situation.
Mais moi… moi j’avais besoin de savoir pourquoi.
Pourquoi ces réactions réflexes qui allaient plus vite que mon propre cerveau, comme si elles venaient de mon corps tout entier ?
Pourquoi j’avais l’impression, parfois, qu’on m’agressait alors que ce n’était pas le cas ?
Pourquoi mes émotions prenaient le dessus, débordaient de partout, explosaient avant de se réguler ?
J’ai voulu trouver les réponses à ces questions pour être un meilleur beau-père, un meilleur chéri : une meilleure version de moi.
J’avais besoin d’être guidé, accompagné sur ce chemin.
J’ai décidé d’aller consulter celle dont le métier est parfois prononcé du bout des lèvres, tant on peut paraître faible de faire appel à elle.
« Je vais chez une psy ». Il n’était pas question, pour moi, de m’en cacher.
Je voyais ça comme une étape nécessaire dans mon rôle de beau-père.
Après tout, comment être lisible pour les enfants et ma chérie si je n’ai pas les clés, moi-même ?
Il a suffi d’une séance pour que je comprenne :
Si je voulais avancer, j’allais devoir être 100% honnête avec elle.
Sinon, quel intérêt ?
A cet instant, j’ai ressenti une boule au ventre.
Comme si mon corps me disait : « Non ! Tu ne peux pas tout dire… » alors que mon cerveau en ressentait le besoin.
Au fond de moi, je connaissais cette sensation.
Je l’avais toujours su, sans vraiment m’autoriser à y croire.
Ces images qui reviennent en tête, tous les jours d’une vie.
Ce corps contracté dès que je me sentais contraint, incompris…
Ces heures à me demander si mon cerveau fabriquait des images ou s’il s’agissait bien de souvenirs.
J’avais la réponse en moi :
J’avais un traumatisme et j’ai dû l’assumer.
J’en ai parlé… à ma chérie, puis à la psy, aux enfants, à ma famille, à mes proches…
Je l’ai même écrit, comme pour en prendre pleinement conscience.
J’avais peur.
Peur qu’on ne me croie pas, qu’on me demande pourquoi je venais perturber la tranquillité avec mes histoires.
Ce qui s’est passé ? Tout le contraire !
Chaque personne a été d’une bienveillance infinie. Merci à tous !
Cette confession, je ressens le besoin de vous la faire, à vous aussi.
Pas pour faire des likes, pas pour apitoyer mais juste pour me présenter tel que je suis, sans filtre.
C’est une partie de moi avec laquelle je suis en paix maintenant.
Je vous la livre dans le podcast "La boule au ventre".
Être beau-père, c’est aussi une si belle occasion de mieux me comprendre et accepter celui que je suis, avec mon histoire.