511 milliards, c’est le nombre de barils de pétrole qui attendraient dans les sous-sols de l’Antarctique. C’est une mission russe qui aurait récemment mis la main sur un gigantesque gisement d’hydrocarbure. Car il n’y aurait pas seulement du pétrole, mais aussi du gaz naturel.
511 milliards de barils, c’est l’équivalent de la moitié des réserves mondiales actuelles. Cela représente près de 10 fois la production de l’ensemble des plateformes pétrolières de la mer du Nord au cours des 50 dernières années. Selon le quotidien britannique Daily Telegraph, ce gisement pourrait contenir près de deux fois plus de pétrole que les réserves de l’Arabie Saoudite, qui est actuellement le géant mondial en la matière.
Qu’il y ait des hydrocarbures et autres ressources minières dans les sous-sols de l’Antarctique, cela n’est pas nouveau : la Chine avait déjà évoqué cette énorme réserve en 2005. Pour autant, les estimations n’ont jamais atteint un tel niveau.
Ces dernières décennies, de nombreux États ont imaginé pouvoir en profiter, mais ils se sont confrontés à une double difficulté. Un Traité International signé en 1959 protège d’abord le continent pour le bien commun de l’humanité. Ce dernier est non militarisé, dédié à la science et préservé de toute prétention territoriale.
Ensuite, un protocole signé à Madrid en 1998 est venu renforcer ce traité. Le texte interdit très clairement l’exploration et l’exploitation commerciales des ressources minières de l’Antarctique pendant 50 ans, en autorisant simplement l’exploration pour des motifs scientifiques. Reste à savoir si ce sera suffisant, car les velléités d’exploitations minières sont croissantes dans cette région du monde. La Chine et la Russie, ne citer qu’eux, qui aimeraient bien profiter des ressources de l’Antarctique, pourraient bien pousser à la levée des restrictions pour se partager le gâteau.
Photo : 27 janvier 2024, Antarctique, Juan Barreto, AFP



