La psychopathie est un trouble très sérieux de la personnalité qui se manifeste par des comportements antisociaux, le mensonge pathologique, une impulsivité excessive, et des désordres émotionnels comme l’absence de remords, le manque d’empathie et l’insensibilité envers autrui. Ces traits de caractère et ces comportements permettent de repérer relativement facilement les psychopathes, car certain·es sont très doué·es pour dissimuler ces caractéristiques.
C’est alors qu’intervient une nouvelle étude parue dans la revue Personality and Individual Differences. Cette dernière permettrait de détecter les psychopathes en les observant, car leur langage corporel se différencierait des autres.
Cette étude a été réalisée sur les femmes, ce qui est rare, car habituellement, on étudie les hommes. On savait déjà que les humains avec des tendances psychopathes élevées utilisent davantage des gestes de la main que les autres, et ont tendance à cligner fréquemment des yeux pendant de courtes périodes.
On sait désormais que les mouvements de tête peuvent aussi aider à identifier plus précisément les personnes avec des niveaux élevés de psychopathie. Ces dernières bougeraient généralement moins leur tête que les autres.
Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont filmé des entretiens cliniques avec 213 femmes incarcérées. Durant ces entretiens, ils leur ont soumis un « questionnaire de psychopathie » pour évaluer à quel point ces femmes ont des tendances psychopathiques. Un algorithme de détection automatique a ensuite permis de surveiller le mouvement de la tête de chaque détenu. Est alors apparue une corrélation intéressante : les femmes qui ont obtenu un score plus élevé au test de psychopathie sont celles qui remuaient moins leur tête.
Ces signaux non verbaux peuvent donc être utilisés pour reconnaître les psychopathes, surtout lorsque ces derniers adoptent déjà des comportements trompeurs… Un conseil, surveillez les mouvements de tête de vos collègues et de vos proches, et peut-être aurez-vous des surprises.
Photo : Anthony Hopkins, 2001 à Hollywood, Lucy Nicholson / AFP



