Après le Guardian qui s'inquiétait des musiciens précaires, le NME (New Musical Express) révèle les résultats d’une étude sur la classe ouvrière sous-représentée dans l'industrie du divertissement.
Ce récent rapport montre que moins de 10 % des travailleurs du cinéma et de la télé au Royaume-Uni viennent de milieux modestes, le chiffre le plus bas depuis dix ans.
Que ça soit dans la musique ou les arts du spectacle, c'est la même chose. Seulement 16 % des professionnels viennent de la classe ouvrière, contre près de 65 % issus des classes moyennes ou supérieures.
La chaîne de télévision Channel 4 note aussi un manque de diversité : 90 % des travailleurs dans les arts sont blancs et près de 70 % des postes de direction sont tenus par des hommes, dont seulement 1 % de personnes de couleur. Cette nouvelle baisse de la représentation ouvrière dans le divertissement renforce ces inégalités déjà observées.
Pour pallier ce manque de représentation, le gouvernement britannique promet de développer un secteur créatif accessible à tous avec des formations et des programmes éducatifs. Le Parti travailliste, de son côté, veut réformer les écoles pour valoriser les matières artistiques autant que les sciences et les lettres. Leur leader Keir Starmer promet même de mettre la culture au cœur de son gouvernement s'il est élu, ce qui reste pourtant encore à prouver.
Au Royaume-Uni, les inégalités sociales dans les arts sont discutées depuis des années. Pour autant, cette récente prise de conscience est malheureusement loin de ne s’appliquer qu’à nos amis britanniques.
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