Show notes
CLogistics est une filiale de CDiscount chargée de la préparation et de l'envoi des colis. Elle emploie environ 600 personnes, majoritairement des ouvriers, à Cestas et Canéjan.
Ce mardi 25 février, plus de 200 de ces ouvriers étaient en grève pour contester l'attitude de la direction lors des négociations annuelles obligatoires (NAO), comme nous l'explique Rémi Diaz, délégué syndical CGT de cette entreprise.
"En fin d'année on nous félicite pour nos scores, on a explosé les objectifs, tout est merveilleux. Et au moment d'arriver aux négociations annuelles obligatoires, de parler d'argent et de conditions de travail, la direction refuse toutes les revendications, en bloc, nous propose seulement 1,1% d'augmentation de salaire, quand le SMIC est augmenté de 1,2%. [...] Et à côté de ça toutes les revendications sont refusées."
Aujourd'hui, les ouvriers de CLogistics sont payés environ au SMIC, mais travaillent 39h par semaine. Selon Rémi Diaz, les profits partiraient dans les "besoins d'investissements pour continuer à développer CDiscount" et l'actionnaire principal, le groupe Casino, qui rencontre actuellement des difficultés.
"Les salariés se sont agacés énormément et nous ont demandé de faire quelque chose. La mobilisation a été très très très suivie, historiquement on n'a jamais eu autant de grévistes. C'est plus de 200 personnes qui se sont mobilisées aujourd'hui. On ne comprend pas bien cette non reconnaissance. On nous demande plein de choses et en contrepartie pas de reconnaissance.
Si les discussions, qui doivent reprendre jeudi, n'avancent pas, la CGT ne s'interdit pas de poursuivre le mouvement.
"Les gens ont à cœur de bien faire leur boulot, c'est ça qui est vraiment dommage dans l’équation. On arrive à atteindre tous les objectifs, et on le fait sans réelle contrainte. Tout le monde a à cœur de faire croitre l'entreprise, c'est ça le discours dans les entrepôts. C'est perturbant que la direction ne veuille pas l'entendre et nous amène à un conflit, on ne comprend pas."

