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Jean-Michel Gendek fait partie du syndicat SUD PTT, et de l'Union syndicale Solidaires 33. Pour lui, le retrait du projet de loi reste l'objectif. Même avec une mobilisation un peu en baisse, beaucoup "veulent encore en découdre" explique-t-il à la Clé des Ondes. Entretien diffusé ce vendredi à 6h15 et 8h15.
La Clé des Ondes : Solidaires ne participe pas à la conférence de financement sur les retraites. A quoi rime cette conférence ?
Jean-Michel Gendek : On sait que ce n'est pas un problème de sous. La CGT n'y est pas allée. Même la CFDT commence à dire qu'il y a embrouille. Le problème est ailleurs, c'est un problème de société. C'est un choix politique au profit de toujours les mêmes. Les gens ont bien compris que leur retraite ira à la baisse, qu'on soit cadre, ouvrier ou employé. Tout le monde l'a bien compris.
Est-ce que cette mobilisation a permis de rencontrer d'autres personnes qui vont se syndiquer, de renouveler les moyens de la lutte ?
Oui car on a vu aussi l'évolution avec le combat des Gilets Jaunes. Ça a infléchi les lignes syndicales, et chez les gilets jaunes il y a eu aussi une évolution en comprenant qu'une bonne partie des confédérations syndicales sont sur la même ligne qu'eux. Mais il faudra encore un peu de temps pour analyser tout ça. La question de la grève générale n'a pas été clairement posée par rapport aux retraites. A Solidaires, on pense que c'est une erreur. Si on avait décidé dès le départ un mouvement fort comprenant tous les secteurs, nous aurions peut-être été plus efficaces. Ce mouvement n'est pas terminé et nous permettra de comprendre la suite.
Est-ce que ces mobilisations ont permis aussi un changement des logiques politiques en vue des municipales comme Bordeaux en luttes (qui regroupe des non-encartés, le NPA et la France Insoumise) l'indique ?
Je fais partie des syndicalistes qui pensent qu'on doit se réapproprier le champ politique. Les municipales sont un élément. On l'a vu avec des listes venant d'horizons différents, politiques, syndicaux, associatifs. Ce genre de manifs permet des rencontres, des discussions, et il en émergera des choses. On ne peut être qu'optimiste pour la suite !
Ces questionnements sont aussi au cœur d'un entretien de La Clé des Ondes sur la recomposition syndicale](https://lacledesondes.fr/emission/a-la-tribune) avec Magali Della Sudda et Baptiste Giraud. A retrouver dans les podcasts de l'émission [A La Tribune.

