Show notes
Orelsan - Mes grands-parents feat. Colette Magny.Titre inédit de l'album La Fête est finie d'Orelsan, interprété pendant l'émission radio Boomerang d'Augustin Trapenard, sur France Inter, le vendredi 20 octobre 2017.orelsan.lnk.to/LaFeteEstFinieParoles / Lyrics :Des fois ma grand-mère sort un rôti de son sac à mainElle fait toujours en sorte que tout le monde mange à 3x sa faimElle peut vivre six mois sans mettre le pied dans un magasinParce que c'est pas donnéUn Franc est un Franc même si tu changes la monnaieJ'ai cru que mes grands-parents étaient radins mais c'est pas vraiment vraiC'est juste qu'ils sont connue la vraie merde et qu'ils ont peur de manquerÀ l'âge où je goûtais mon premier McFlurry DaimMon grand-père braconnait des lapins dans le jardin du noble du coinÀ l'âge où j'ai eu mon premier scooterMes grands-parents plongeaient dans un ravin quand ils entendaient un réacteurMa grand-mère a le même téléphone que ton dealerAvec son numéro scotché dessus même si elle le connaît déjà par cœurMon grand-père il roule les R, il a l'accent de son patelinEt ça ressemble bizarrement aux clichés d'un accent africainMon grand-père a construit sa cave à la mainIl m'a déjà mis des grandes tartes en me disant "Fais pas le malin !"Et il a des doigts c'est des bitesA force d'y planter de clous, des hameçons, des agrafes et toutes sortes de câbles électriquesMon grand-père a plein de phrases philosophiques qu'il répète souventGenre "Rien n'est illégal si personne n'est au courant"Mes grands-parents ont souvent l'air un peu flippantC'est sûrement parce qu'ils connaissent plus de morts que de vivantsEt aussi parce qu'ils ont potentiellement tué des gensChez eux y a suffisamment de fusils pour alimenter tout un régimentMes grands-mères sont magnifiques sur les photos en noir et blancAutour des quelles y a plein d'objets inutiles fascinantsMon grand-père pense que les joueurs de basket sont trop grandsQu'en cas d'égalité au foot, ça devrait se jouer au nombre de corners gagnantsQuand mon grand-père a passé le permis les feux rouges n'existaient pasEt les clignotants c'étaient ses bras.J'ai suivi beaucoup de cheminsJ'ai ouvert de nombreux sentiers.



