Show notes
Il y a tout juste un an, le grand illustrateur Tomi Ungerer nous a quittés pour aller rejoindre son ami Jean de la Lune.En hommage au vieux brigand et pour (re)découvrir l'artiste aux 40 000 oeuvres, nous avons rencontré Thérèse Willer, directrice du musée Tomi Ungerer, Centre international de l'illustration et Robert Walter, son ancien agent et secrétaire général de l'association des amis de Tomi Ungerer.Tomi Ungerer (1931 - 2019)Petit dernier d'une famille protestante de grands horlogers, le jeune Tomi a passé son enfance dans une Alsace tour à tour allemande puis française, avant de partir à l'âge de 25 ans à New York, à la poursuite de son rêve américain.Doué pour le dessin, il réalise ses premiers livres pour enfants, travaille pour de grandes agences publicitaires et témoigne son humanisme à travers de nombreuses affiches satiriques, notamment contre la guerre du Vietnam. Mais Tomi Ungerer était aussi un homme qui s'intéressait à la sexualité et à toutes ses facettes. Un attrait que l'on retrouve dans de nombreux dessins érotiques, tel que le Kamasutra des grenouilles des collages ou ses planches sur les pratiques sadomasochistes, avec un regard parfois critique, à l'image de son live "Fornicon" sur la mécanisation du sexePar la suite, l'éternel trublion continuera sa route vers le Canada, puis en Irlande où il vivra jusqu'à la fin de ses jours, sans oublier de revenir régulièrement dans son Alsace natale.C'est ici d'ailleurs qu'en 2007, après de nombreux dons à la ville de Strasbourg, de ses oeuvres mais aussi d'une incroyable collection de jouets, qu'il verra naître le musée qui porte son nom...Un podcast de Guillaume Arlen & Matthieu Fischer.



