Show notes
Dans la première partie de ce livre, on a exploré le quoi, c’est-à-dire qu’on a cherché à découvrir le réel travail que tu dois accomplir pour être à ton plein potentiel.Dans la deuxième partie, on s’est plutôt intéressé à comment accomplir ce travail.Le premier chapitre parlait des habitudes de vie, du mindset et de l’attitude à avoir, non seulement à propos de ton travail, mais également de toi-même. Mon objectif était, à travers une série d’exemples contre-intuitifs, de te faire voir à quel point l’être humain est mal fait. Par exemple:Notre cerveau pense à notre “futur-soi” de la même façon qu’il pense à un inconnu parfait, un James Bond à qui déléguer tous nos problèmes.La visualisation est un exercice très addictif (à cause de la dopamine), mais également très contre-productif — un mythe de notre société qui ne refusera probablement jamais de mourir.Notre égo fait tout pour nous convaincre que nos échecs sont dus à une cause externe (et nos succès à une cause interne). C’est possible (mais peu probable) de connaître un certain succès malgré cette attitude, mais il ne faut pas faire l’autruche: c’est une mentalité de victime. Il faut accepter la responsabilité de notre vie; le bon, comme le mauvais.On valorise le travail d’équipe au détriment de la productivité. Faire un sprint main dans la main n’est probablement pas la meilleure façon de s’y prendre…Du point de vue d’un patron, le feedback négatif aide alors que les compliments nuisent. La réalité est tout autre. Ceux qui préfèrent le bâton à la carotte ne réalisent pas que la performance d’un employé suit le principe de la régression à la norme. Toute performance exceptionnelle (bonne ou mauvaise) est suivie par une performance qui se rapproche de la moyenne de l’individu. Spoiler alert, la carotte l’emporte neuf fois sur dix.Dans un monde où nos téléphones sonnent à chaque cinq minutes pour nous avertir que quelqu’un, quelque part, a aimé la photo de notre repas, c’est excessivement difficile de se concentrer. On pense (à tort) qu’on est plus productifs en faisant plus d’une chose à la fois. C’est non seulement contre-productif, mais également nuisible pour notre santé mentale.On est à son plus productif lorsqu’on est en flow, mais nos environnements de travail nous permettent rarement d’être dans cet état. C’est pourquoi l’usage du Ritalin est de plus en plus populaire chez les travailleurs. L’alternative? Utiliser les 16 déclencheurs de flow.Dans le deuxième chapitre, on s’est attaqué à la bête noire de la productivité: la résistance.Chaque jour est un combat, un autre champ de bataille dans une guerre infinie — on est Tom Cruise dans Edge of Tomorrow. La résistance est sournoise, elle va tout faire pour attirer l’attention ailleurs que sur elle (c’est la faute de ton patron, ton collègue, ton/ta conjoint(e)). Elle veut t’empêcher à tout prix d’accomplir ton travail. Plus la tâche est importante, plus la résistance est grande.Pour la vaincre, on doit prendre des mesures drastiques et faire comme Herman Melville ou Victor Hugo et s’enchaîner à notre travail. On coupe toutes les distractions et on s’oblige à travailler. Pour créer un momentum et faciliter les choses, on morcelle nos projets en tâches toutes simples et faciles à accomplir. On en fait une, puis une autre, puis une autre. Brique par brique, on construit notre projet.Mais la résistance n’est pas si facile à vaincre. Très rapidement, elle va comprendre qu’on refuse de faire autre chose que de travailler. Elle s’adapte, change de tactique. Elle nous propose de passer plus de temps dans des activités non essentielles, nous pousse à faire du pseudo-travail.Il faut l’anticiper, le planifier. Mais il faut être rigide. Garde tes meilleures heures de travail pour le travail important.La résistance n’abandonne jamais. Même en travaillant dans notre aire d’impact, elle trouve le moyen de nous dérailler. La résistance nous fait nous accrocher dans les fleurs du tapis en nous persuadant que ces fleurs sont bien tangibles et importantes — la loi de Parkinson dans toute sa splendeur!Il faut lutter contre l’instinct de rendre tout trop important, trop laborieux, trop complexe. Einstein disait que le génie est de rendre les choses complexes simples, non pas de rendre les choses simples complexes.Et finalement, à court de munitions, la résistance va tenter de nous séduire, de nous convaincre qu’on peut bien prendre une toute petite pause et aller écouter un épisode de notre série favorite sur Netflix. Juste un! Ça va te faire du bien.C’est un mensonge, un piège! Aussitôt qu’on cède, ça n’en prend pas beaucoup pour se dire “Ah pis dla marde”. Il faut assumer qu’à chaque fois qu’on dit oui à une distraction, la résistance gagne. Ou plutôt, tu perds.Finalement, on s’est intéressé, le temps d’un chapitre, à l’aspect technique de ton travail. Comment est-ce que tu travailles? Et à quelle vitesse?Ça adonne qu’on a beaucoup à apprendre à cet égard des joueurs de jeux vidéos professionnels. Plus particulièrement ceux de Starcraft, le jeu où la productivité est l’un des facteurs les plus importants pour la victoire.En apprenant nos raccourcis clavier, on peut facilement doubler notre vitesse d’exécution. Mais ce n’est pas tout, il existe des logiciels qui nous permettent d’aller encore plus loin et d’automatiser une bonne partie de notre travail. Les réponses fréquentes peuvent être enregistrées dans des text expanders, les processus récurrents peuvent être faits sous forme de macros et les tâches complexes peuvent être simplifiées à l’aide d’applications.Ces trois derniers chapitres t’ont proposé des outils autant concrets qu’abstraits pour que tu puisses maîtriser non seulement l’objet de ton travail, mais également ta relation avec ton travail.Je parle de ton mindset et de tes habitudes de vie, de la guerre que tu mènes chaque jour jusqu’aux mouvements de tes doigts sur le clavier de ton ordinateur.Tu as maintenant tout ce qu’il faut pour accomplir de grandes choses, mais encore te reste-t-il à être en mesure de les vendre. Que ce soit une idée, un projet ou un produit, c’est impossible de produire de la valeur si personne n’est prêt à la recevoir. Dans la prochaine partie de ce livre, tu vas apprendre tout ce que tu dois savoir pour devenir un bon vendeur, négociateur et marketeur.Mais avant, il me reste une dernière chose à te dire à propos de ce qu’on vient de discuter…Tout est une question de point de vueConnais-tu Lewis Howes et John Lee Dumas?Lewis Howes était un joueur de football professionnel qui a dû voir sa carrière se terminer abruptement suite à une série de blessures.John Lee Dumas a été dans l’armée de 2002 à 2010 et a servi 13 mois en Irak.Ces deux personnes ont un point commun très impressionnant: ils ont tous deux réussi à passer de zéro à plus d’un million annuellement en moins de deux ans.— Holy cow! Deux ans! Comment ont-ils fait?Simple! En ayant une éthique de travail démesurée.Lewis Howes n’est parti de vraiment rien. Suite à sa blessure qui a brutalement fait imploser ses rêves, son identité et sa vision de l’avenir, il est allé squatter sur le divan de sa soeur, dépressif comme jamais. Après avoir lu “La semaine de travail de 4 heures”, il s’est (ironiquement) mis à travailler comme un déchaîné. Deux ans et 500 webinaires plus tard, il était millionnaire.L’histoire de John Lee Dumas est un peu moins extrême, mais tout de même intéressante. Après une carrière honorable dans l’armée, il ne savait plus vraiment quoi faire de sa vie. Il a investi un peu en immobilier et travaillé quelque temps en finance. C’est en étant pris dans le trafic plusieurs heures par jour qu’il a eu sa révélation — les podcasts.Il s’est rendu compte que personne ne créait de podcasts quotidiens (à cause de la quantité incroyable de travail que ça implique). Il s’est dit que LUI allait être capable. Tout le monde lui a dit qu’il était fou (coach, amis et mentors inclus), mais deux ans et 730 épisodes de podcast plus tard, John Lee Dumas avait généré 2 786 697 $US.La règle de 10XLa règle de 10 X est simple: tu dois viser 10 fois plus haut que ce que tu veux atteindre et réaliser 10 fois plus d’actions que ce dont tu crois avoir besoin pour t’y rendre.Les deux erreurs les plus courantes lorsqu’on tente d’appliquer la loi du 10X sont:Viser trop bas;Sous-estimer les efforts nécessaires pour s’y rendre.On a tous l’impression qu’on travaille fort et qu’on est débordés; une conséquence de l’égo, la résistance et la loi de Parkinson.Mais lorsqu’on regarde John Lee Dumas ou Lewis Howes, on réalise que, finalement, peut-être qu’on ne travaille pas si fort que ça.La quantité et la nature du travail qu’on accomplit s’adaptent à nos objectifs. Le processus pour augmenter son salaire de 20 000 $ en deux ans n’a absolument RIEN à voir avec celui d’augmenter son salaire de 200 000 $ sur la même période.L’utilité de s’intéresser à des gens comme John et Lewis est que ça nous donne un point de comparaison, un nouvel angle à travers lequel observer notre réalité.C’est pourquoi c’est si utile de discuter avec des gens qui vivent dans un autre monde que nous. Ça remet nos croyances et ambitions en perspectives.Une des citations les plus connues de Peter Thiel, l’homme d’affaires derrière PayPal (il était CEO et cofondateur avant de vendre en 2002) et maintenant l’une des figures les plus influentes de Silicon Valley, est la suivante: “Si tu as un plan sur 10 ans pour te rendre quelque part, tu devrais te demander: comment pourrais-tu t’y rendre en 6 mois?”Peut-on réalistement accomplir dix ans de travail en six mois? Bien sûr que non. Le pouvoir de cette question se trouve dans l’exercice. Lorsqu’on s’impose une barrière artificielle comme celle-là, ça nous force à devenir créatifs et sortir du paradigme dans lequel on se trouve. Les normes sociales et le cadre à travers lequel on observe la vie ne fonctionnent plus lorsqu’on se pose une question comme celle-ci.Ton paradigme est ta voitureDeux jeunes poissons nagent allègrement ensemble alors qu’un autre poisson, beaucoup plus âgé, croise leur chemin. “L’eau est bonne?” Dit-il au passage. Les deux jeunes l’ignorent et continuent leur chemin. 10 secondes plus tard, l’un d’eux se retourne. “L’eau?”On a tous une histoire de vie, une réalité, des contraintes et croyances différentes. On baigne tous dans un paradigme, qu’on l’ignore ou pas.Lorsqu’on regarde Lewis Howes ou John Lee Dumas, on peut se sentir inspiré ou menacé, tout dépend de ta façon de voir les choses.Les interactions (directes ou indirectes) qu’on a avec les autres nous proposent une fenêtre sur le monde au travers de leur paradigme. Lorsqu’il est trop différent du nôtre, ça revient à essayer de porter les lunettes de vue d’un d’autre: c’est flou, désagréable et ça donne mal à la tête.De façon générale, on parle avec des gens qui nous ressemblent, on regarde des films avec des personnages auxquels on peut s’identifier et on lit des livres qui renforcent nos croyances préexistantes. C’est le biais de confirmation.Ton paradigme est un véhicule, il te permet de te rendre d’un point à l’autre. On peut faire Montréal-Québec en voiture, mais, pour faire Québec-France, il faut changer de véhicule.Si ton véhicule te permet de te rendre du point A au point B, tu te trouves fort probablement déjà au point B. Alors si ton véhicule, ton paradigme, ne te permet pas de te rendre où tu veux aller, s’il n’est pas utile: change-le.On est attaché à notre paradigme, c’est normal puisqu’on bâtit notre identité autour de notre réalité. Changer de véhicule signifie changer qui on est.Mais on s’éloigne du sujet…John Lee Dumas et Lewis Howes connaissent le succès qu’ils ont présentement pour la simple et bonne raison que leur définition de “travailler fort” est différente de celle du reste d’entre nous.Autant les ligues sportives professionnelles que l’armée imposent des cadres incroyablement difficiles à leurs recrues, ce qui change leurs points de référence. C’est impossible d’avoir du succès dans ces environnements sans développer discipline, persévérance et détermination.Après avoir vécu tout ça, le succès paraît simple. Après tout, qu’est-ce que faire quelques épisodes de podcast ou webinaires lorsqu’on est habitué de se lever chaque jour à 4 h pour courir, faire des push-ups et se faire crier après toute la journée?Remets en question tes quotas de travail.Tu as fait un webinaire, un podcast, un article de blogue, une vidéo? C’est cute. Qu’est-ce que ça prendrait pour en faire 4 dans le même laps de temps?Retour sur la partie 2 was first posted on février 24, 2021 at 5:49 pm.©2017 "Double Ta Valeur". Use of this feed is for personal non-commercial use only. If you are not reading this article in your feed reader, then the site is guilty of copyright infringement. Please contact me at [email protected]

