Show notes
Il y a deux ans, dans l’épisode 1 d’A Parte, Aude Favre nous racontait comment elle démontait les fake news sur Youtube avec sa chaîne WTFake. Toujours journaliste et youtubeuse pour raconter les coulisses de ses enquêtes de fact-checking, Aude a vécu beaucoup de changements en 2020. Le confinement l’a amenée à lancer des enquêtes collaboratives en mobilisant sa communauté de 86 000 abonnés. Peu avant, la collaboration avec France TV Slash s’était arrêtée, la conduisant à se tourner vers un modèle plus participatif pour financer sa chaîne.Place donc à la communauté : 1400 personnes sont actuellement réunies sur le serveur Discord et travaillent avec elle sur les enquêtes. Pour Aude, ce fonctionnement ouvert est aussi une excellente manière de combattre les incompréhensions sur le travail des journalistes et tenter de restaurer la confiance entre ceux-ci et le grand public. L’objectif pour Aude maintenant, avec son camarade Sylvain Louvet, est de sortir une grande enquête collaborative qui pourra avoir un fort impact.---Pour aller plus loin La chaîne Youtube WTFakeLe Tipee de WTFake la rédacL’épisode 1 d’A Parte avec Aude Favre---L’essentiel de l’épisode [[[[[[[[[[[[23: 10 ]Là où ça me pose question c’est les effets de foule, le trolling, la haine qui est assez forte. Au début, je regardais les notifications. Au début, 80% des commentaires les gens aimaient bien. Après quand j’ai commencé à avoir un peu d’impact, ça a fait moins rire un certain nombre de gens. Là j’ai commencé à avoir des trolls. Et ça a explosé avec une vague en particulier (Lama Fâché).[[Cela m’a pris du temps de relativiser ça. C’est important d’être droit avec soi-même. Je pense souvent aux jeunes qui se mettent sur ce truc-là. A 38 ans c’est bon, à 19 ans je n’aurais pas tenu… [[[Sur un live, on a eu un échange hyper intéressant sur Hold up avec une femme qui en était fan. Les faits vérifiés, elle s’en fichait . C’est perçu comme l’élite qui cherche à contrôler l’information. Alors que non ! C’est ce qui me fait penser qu’en créant une sorte de mouvement collectif, où chacun agrège ses compétences, qu’on va s’en sortir. En ouvrant la façon dont on travaille au plus grand nombre. Le problème de fond, c'est la confiance. On est dans une société où plus personne n’a confiance dans les journalistes alors qu’ils posent les questionnements de monsieur et madame tout le monde et se faire leur porte-voix. C'est dramatique à l’échelle d’une société. C’est l’essence de mon travail : réconcilier journalistes et grand public, dialoguer ensemble, pour exiger un débat public qui reposent sur des faits et non des fantasmes. ---Crédits Interview : Jean-Baptiste DieboldIdée originale : Elise Colette et Jean-Baptiste DieboldDesign graphique : Benjamin LaibleGénérique et habillage sonore : Boris LaibleIntégration web : Florent JonvilleProduction : Ginkio



