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Le site d’investigation locale Médiacités attend beaucoup des élections municipales de mars. L’occasion est idéale pour ce média “multi-villes” de recruter de nouveaux abonnés et de se rapprocher ainsi de l’équilibre financier. Pour cela, il lui en faut 8000. Après quatre ans d’existence, le site arrive à mi-chemin aujourd’hui avec 3500 adhérents et le rythme s’accélère. Jacques Trentesaux, son cofondateur et directeur de la rédaction, ex-rédac chef au magazine L'Express, raconte comment Médiacités se fait sa place face aux géants de la presse quotidienne régionale.L’alpha et l’oméga, ce sont des enquêtes menées en dehors de Paris. A partir de là et avec son réseau d’une centaine de pigistes, Médiacités multiplie les nouveaux formats et les innovations éditoriales. La plateforme Véracités permet de répondre aux interrogations des abonnés. Les vidéos Youtube “Bloody mairie”, gratuites, donnent du fun à une rédaction à l’ADN très sérieux. Des ateliers permettent d’informer différemment en mettant les journalistes et des adhérents dans la même pièce…Pour asseoir son indépendance, Médiacités a choisi le modèle de l’abonnement tout en agrégeant une kyrielle d’actionnaires réunis dans un pacte qui laisse les mains totalement libres à la rédaction. Le “cousin” Médiapart y est allé de sa contribution. Pas question pour l’instant d’ouvrir de nouvelles villes, il faut consolider les bases à Lille, Lyon, Toulouse et Nantes.-----Pour aller plus loin : Le site de Médiacités La fabrique de Médiacités-----L’essentiel de l’épisode [[[[Les municipales[Véracités, c'est une plateforme de questions-réponses (dont le nom d'ailleurs a été choisi par un abonné) qui est pour l'instant dédiée aux municipales. La rédaction se met à la disposition des abonnés et des lecteurs pour répondre à leurs interrogations sur les municipales.[[Au final, il y a eu entre 15 et 20 articles. Les articles étaient étayés par les questions ou les témoignages des lecteurs. Et pour couronner le tout, on a créé des ateliers lecteurs. Entre 40 et 50 personnes sont venues pendant deux heures par petites tables. On invitait les gens intéressés par le sujet à venir discuter et approfondir le sujet en présence de gens qui en savait un peu plus : un urbaniste de la ville en question, un photographe, une architecte...C’est prolongement naturel de notre métier de journaliste. On peut informer par les articles, mais on peut aussi informer par de la discussion, par des ateliers pourvu qu'ils soient préparés. A chaque fois, nous avons fait un carton plein.[Le financement[[[Et après, on a construit avec notre avocat des outils juridiques et un pacte d'actionnaires. Il y a 45 pages lectures indigestes mais ça répartit les rôles et ça nous permet à nous, les fondateurs-journalistes, de garder l'intégralité du pouvoir sur la ligne éditoriale. Les actionnaires, on en a beaucoup. Selon l'adage diviser pour mieux régner, c'est pratique. Nous ne sommes pas défiants par rapport à nos actionnaires parce qu'ils nous aident, ils nous soutiennent et ils prennent un risque financier pour nous.Mais pour éviter que l'un d'entre eux veuille prendre le pouvoir, ils sont actuellement 40 actionnaires différents et aucun ne dépasse 5% du capital. Nous avons été voir aussi des groupes de presse indépendants et deux qui ont répondu à notre appel et on les en remercie. C’est Mediapart et Indigo Publications Indigo Publications, un groupe de presse professionnelle qui publie beaucoup de lettres confidentielles très haut de gamme.[[[Raconter le travail journalistique[[[L’investigation[Les prochaines villes[[[[Un conseil pour lancer un média aujourd’hui ?[Il faut vraiment avoir la casquette de l'entrepreneur. Et ça,ça n'est pas donné parce que souvent les journalistes et la gestion, c'est comme l'huile et l'eau, c'est vraiment aux antipodes. En revanche, sur un projet aussi puissant qu'un projet de presse, on peut agréger des compétences. C'est sans doute ce qu'il y a de plus beau dans cette aventure, c'est d'agréger des gens que je n'aurais jamais rencontrés indépendamment de Médiacités. -----Crédits : Réalisateur.rice.s : Elise Colette et Jean-Baptiste Diebold Réalisation et post-production : Raphaël Bellon Design graphique : Benjamin Laible Communication : Laurie Lejeune Générique et habillage sonore : Boris Laible Production : Ginkio



